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Le billet du jour

13 RAISONS DE VOTER ALFRED MARIE-JEANNE ET LE "GRAN SANBLE"

   L'élection du 6 décembre prochain sera décisive dans l'histoire de la Martinique. En effet, contrairement à ce que la plupart des gens s'imaginent, il ne s'agira pas seulement de la simple fusion de nos deux collectivités locales à savoir le Conseil régional et le Conseil général. Pas seulement ! Il y aura création d'une Collectivité territoriale dotée d'une sorte de mini-gouvernement local dans lequel tout naturellement l'opposition ne figurera pas car dans aucun pays, des membres de l'opposition ne sont membres du gouvernement en place. La future "Commission exécutive" de la CTM ne sera donc pas la pure et simple continuation sous un autre nom de l'actuelle "Commission permanente" du Conseil régional. Une fois qu'on aura compris ce point capital, on mesurera le danger qu'il y aura à confier les rènes de la nouvelle collectivité à des personnes incompétentes ou corrompues. En effet, la CTM sera dotée d'un budget de 1,100 millions d'euros, somme collossale à l'échelle de notre petit territoire qui peut faire tourner la tête à bien des élus et déjà es faire s'imaginer qu'ils sont tout-puissants. On se souvient de cette élue qui, en 2010, voyant son parti contrôler désormais la Région et le Conseil général, s'était écriée devant un parterre de présidents d'associations : "Atjelman, sé nou ki ni sé dé bwet-manjé a an lanmen-nou !" (Nous avons désormais les deux gamelles entre nos mains !). Pour que ce type de personne n'en vienne pas à diriger la CTM comme sa gamelle personnelle, il convient de voter dès le 1er tour pour "Chaben" et la liste du "GRAN SANBLE", cela pour les douze raisons ci-après.

 

   1. Compétence. La CTM aura besoin à sa tête de dirigeants compétents. Alfred MARIE-JEANNE a fait deux mandats de président de Région et Claude LISE est resté 19 ans président du Conseil général. Cela signifie que tous deux sont immédiatement opérationnels. Il n'y aura donc pas de période de latence ou d'adaptation, ce qui aurait été le cas s'il s'était agi des quinquagénaires qui ont prétendu les mettre de côté. Le besoin de renouvellement de la classe politique martiniquaise est parfaitement compréhensible et il est normal que de nouvelles générations souhaitent arriver aux affaires, mais "two présé pa ka fè jou ouvè" comme on dit en créole et nos quinquagénaires, en cas de victoire de la liste "GRAN SANBLE", n'auront pas très longtemps à attendre. Qu'ils profitent des deux ou trois ans où AMJ et LISE dirigeront la CTM pour, en toute humilité, apprendre à leurs côtés !

 

   2. Gestion. Lorsque MARIE-JEANNE était Président de Région, la Martinique était classée 12è sur les 26 régions que compte la France. Classement tout à fait honorable compte tenu des handicaps de notre économie basée sur la monoculture d'un côté et entretenue artificiellement de l'autre par d'importants transferts financiers franco-européens qui servent de pompe à fric pour les grandes surfaces lesquelles prolifèrent. Un anthropologue, Francis Affergan, a parlé de "mode d'improduction" nous concernant et l'expression, pour infamante qu'elle soit, reflète bien la triste réalité. Dans pareille situation, dépenser à tout-va comme dans une société développée aurait été suicidaire et "Chaben" a su raison garder, ce qui lui a valu les moqueries des grands économistes du PPM qui qualifiaient sa gestion de "boutiquière". Sauf que quand eux, ils sont arrivés au pouvoir, la Martinique a brutalement dégringolé de la 12è à la 25è place des régions françaises soit à l'avant-dernière !  Dernièrement, on a d'ailleurs assisté aux pitoyables tentatives de S. Letchimy pour tenter de camoufler les 240 millions d'euros de dettes de la Région.

 

   3. Formation professionnelle. Sous les mandatures d'AMJ, c'était là un domaine privilégié si tant est que notre jeunesse, durement frappée par le chômage, a besoin d'être formée et l'AFPA était donc fortement soutenue. Des centres de formation agricole, notamment, avaient ouvert un peu partout et donnaient entière satisfaction. Aujourd'hui, ils sont tous fermés pour des raisons qui n'ont jamais été explicitées ! Et la Région projète de transformer l'AFPA en EPIC c'est-à-dire en Etablissement Public Industriel et Commercial. Faute d'avoir pu honorer sa promesse mirobolante de création de 5.000 emplois, le PPM veut à présent semi-privatiser la Formation professionnelle.

 

   4. Règlement des entreprises. "Chaben" et sa majorité, lorsqu'ils étaient aux affaires, se sont toujours fait un point d'honneur de régler en temps et en heure les entreprises, petites, moyennes ou grosses, qui travaillaient avec ou pour la Région. Aucun entrepreneur ne s'est jamais plein du moindre retard de paiement qui l'aurait mis en difficulté avec sa banque ou qui l'aurait contraint à mettre la clef sous la porte. Aujourd'hui, on ne compte plus le nombre d'entreprises de toutes tailles qui ont coulé à cause de l'impéritie et du laxisme de la Région dirigée par le PPM. AMJ aussi, chaque fois que cela était possible et surtout légal, sectionnait les marchés afin de permettre aux petites et moyennes entreprises martiniquaises de soumissionner, faute de quoi lesdits marchés auraient été systématiquement captés par les multinationales comme c'est le cas de celui du TCSP, livré à VINCI, depuis que le PPM est arrivé au pouvoir.

 

   5. TCSP. Beaucoup oublient que le projet du TCSP a été élaboré par MARIE-JEANNE et son équipe. On oublie aussi que le projet de départ consistait à mettre un tramway et non des bus comme ce sera le cas. En effet, une fois arrivé au pouvoir, le PPM a modifié le projet, y compris certaines parties du tracé initial, livrant au passage le marché à la multinationale VINCI qui est en train de faire son beurre sur ce projet. Sauf que ces modifications ont entraîné un surcoût faramineux ! Qu'on en juge, de 245,8 millions d'euros au départ, le TCSP nous reviendra finalement à 401.Un endettement inadmissible sur le dos des générations futures ! Alors, là aussi, on a vu les tentatives pitoyables du PPM pour racler les fonds de tiroirs pour tenter de sauver les meubles : 15 millions d'euros quasiment-rackettés auprès du Conseil général et 15 millions également pris dans les poches de la CACEM. A noter cette proposition importante dans le programme du "GRAN SANBLE" : prolonger le TCSP jusqu'à Schoelcher et en particulier jusqu'à l'Université qui est fréquentée par plus de 4.500 étudiants.

 

   6. Un emprunt martiniquais. Alors que S. Letchimy, à travers son PADM, envisage de supprimer (c'est le mot utilisé !) les 40% de prime de vie chère des fonctionnaires, AMJ, lui, veut lancer un vaste emprunt martiniquais à hauteur de 450 millions d'euros pour sortir du marasme dans lequel l'a plongé depuis 2010 la gestion PPM. Il s'agit de créer "un choc de demande et d'investissement" à travers la mise en place de chantiers pluriannuels de grands travaux. Emprunt martiniquais obligataire sur six ans (obligataire, pas obligatoire ! cela sur la base du volontariat) parce qu'environ 4 milliards d'épargne non utilisés dorment dans les banques à la Martinique et que la mobilisation d'une toute petite partie de celle-ci permettrait d'entreprendre de vastes chantiers à la fois dans le bâtiment, l'agriculture, l'artisanat et la pêche. Cet emprunt martiniquais est l'une des propositions-phare du programme du "GRAN SANBLE" et s'inscrit dans ce que ce dernier appelle "la transition économique". Car il s'agit de changer un système économique à bout de souffle et qui est très loin d'avoir prouvé son efficacité et non de se contenter d'aligner un catalogue de la Redoute de mesures qui risqueraient d'être un simple replâtrage. La création d'une Banque Publique de Développement est l'une des grandes mesures du programme du "Gran sanblé" car elle permettra de donner une traduction concrète à la transition économique.

 

   7. Reconstruction du lycée Schoelcher. Pour patrimonial qu'il soit et symbole de l'accession des gens de couleur à l'école publique, le lycée Schoelcher est trop vétuste pour être réparé et il menace de s'effondrer sur les élèves et les enseignants qui le fréquentnt tous les jours. Quand AMJ était président de Région, il a donc fait concevoir les plans d'un nouvel établissement et a demandé à la mairie de Fort-de-France un permis de démolition de l'actuel établissement, permis que celle-ci a refusé. Certes, le projet nouveau n'avait pas fait l'unanimité dans le grand public lorsqu'il avait été présenté, d'aucuns le trouvant trop peu en accord avec nos habitudes architecturales, trop lycée de banlieue française, mais le problème c'est qu'il y avait (et qu'il y a toujours urgence). Le tremblement de terre en Haïti en 2010 et les multiples séismes de petite et moyenne intensité que subit régulièrement la Martinique constituent des avertissements. Que son architecture soit peu attrayante ou pas, le nouveau lycée Schoelcher aurait dû avoir été construit au plus vite. Or, arrivé au pouvoir, le PPM a préféré retaper l'ancienne Maternité de Redoute pour en faire un lycée de transit lequel devait ouvrir en...2013. Nous sommes fin 2015 et les travaux sont encore en cours ! Pire : comme pour le TCSP, nous devrons payer un surcôut de 24 millions d'euros puisque de 11 millions d'euros au départ, cet établissement reviendra à 35.Si le projet d'AMJ avait pu être mis en oeuvre, on n'en serait pas là aujourd'hui.

 

   8. Verticalité. Alfred Marie-Jeanne correspond tout à fait au titre de l'ouvrage que L. Boutrin et R. Confiant lui ont consacré : "Une traversée verticale du siècle". En effet, dans un pays comme la Martinique qui est sans doute l'un des champions du monde en matière de "zonnzolaj" politique, il n'a jamais varié de ses positions ni n'a changé de parti. On a ainsi vu feu Emile Maurice passer du PPM au RPR ; Alexandre Mouriesse du RPR au PPM, puis du PPM au RDM ; Edouard Jean-Elie du PCM au GRS, puis du GRS au PPM etc...Alors, d'aucuns reprocheront à "Chaben" une certaine psycho-rigidité, ce qui n'est pas entièrement infondé, mais dans un pays désorienté comme la Martinique, déboussolé même, sans repères, ne faut-il pas des gens, des élus surtout, qui gardent leur cap sans faiblir ni dévier de leur route ? AMJ n'a jamais mis son drapeau indépendantiste dans sa poche et ceux qui lui reprochent sa trop grande psycho-rigidité doivent se souvenir qu'il a su travailler à un moment avec Pierre Petit d'"Osons oser". Qu'il a su négocier avec Lucette Micheaux-Chevry du RPR et Antoine Karam du Parti socialiste guyanais. Qu'aujourd'hui même, il a su réunir autour de son parti, le MIM, 5 autres partis afin de former le "GRAN SANBLE" : le PCM, le PALIMA, le CNCP, MARTINIQUE-ECOLOGIE et le RDM. 

 

   9. Corruption. AMJ a toujours été, tout au long de ses quelques quarante années de vie politique, un homme intègre. Même ses adversaires politiques le reconnaissent. Il n'a jamais mené un train de vie dispendieux comme certains de nos élus de moindre rang. Il est donc sandaleux que le PPM ait monté de toutes pièces contre lui une soi-disant "Affaire Green Parrot" au sujet d'une école que "Chaben" a fait construire à la Dominique suite au passage d'un cyclone. Des milliers des mails diffamatoires ont ainsi été déversés à travers la Martinique pendant toute une année, accusant AMJ de favoritisme car l'un des architectes de l'école est son beau-fils. Or, d'une part, si la Région Martinique a dû intervenir dans la construction de cette école à un niveau supérieur à celui qui était le sien au départ, c'est tout simplement parce que l'un des donateurs, à savoir la Lybie, avait fait défection. Ce pays, en effet, a été l'objet de graves troubles qui ont conduit, comme chacun sait, à l'exécution de son président, Mouamar Kadhafi. Deuxièmement, c'est l'Etat dominiquais qui a choisi le cabinet d'architectes qui a conçu l'école et non la Région Martinique et donc pas AMJ (parler donc de favoritisme de sa part est une pure absurdité).  Troisièmement, en dépit de toutes les enquêtes, rien n'a montré qu'AMJ et ses proches se soient enrichis suite à la construction de ladite école. En réalité, cette affaire a été montée pour détruire et AMJ et le camp patriotique martiniquais dont il est le leader incontesté. Montée de toutes pièces par le PPM et le PS français car comment expliquer qu'alors que l'affaire, arrivée devant les tribunaux, a abouti a un non-lieu, on a vu le Parquet (et donc le Ministère de la Justice) interjeter appel ? Chose rarissime dans ce genre d'affaire...

 

   10. Environnement. Le grand défi de la Martinique est celui de la protection de son environnement fragile et de plus en plus fragilisé par le changement climatique. La monoculture de la banane, si elle a permis le maintien de milliers d'emplois dans l'agriculture, lorsque l'industrie sucrière s'est effondrée dans les années 60 du siècle dernier, a causé d'énorme dégâts. L'utilisation massive de toutes sortes de pesticides, en particulier le chlordécone, a pollué pour des décennies nos terres, nos nappes phréatiques, nos rivières et nos rivages. Cette pollution est la cause du développement de pathologies graves comme le cancer de la prostate, les maladies d'Alzheimer et de Parkinson et les malformations congénitales. AMJ a été l'un des rares parlementaires à dénoncer, avec régularité et ténacité, ce qui n'est autre qu'un empoisonnement généralisé à la tribune de l'Assemblée nationale. D'autres élus antillais, dans le même temps, plaidaient pour que l'autorisation de mise sur le marché de ces produits soit régulièrement renouvelée.

 

   11. Un emprunt martiniquais. Alors que S. Letchimy, à travers son PADM, envisage de supprimer (c'est le mot utilisé !) les 40% de prime de vie chère des fonctionnaires, AMJ, lui, veut lancer un vaste emprunt martiniquais à hauteur de 450 millions d'euros pour sortir du marasme dans lequel l'a plongé depuis 2010 la gestion PPM. Il s'agit de créer "un choc de demande et d'investissement" à travers la mise en place de chantiers pluriannuels de grands travaux. Emprunt martiniquais parce qu'environ 4 milliards d'épargne non utilisés dorment dans les banques à la Martinique et que la mobilisation d'une toute petite partie de celle-ci permettrait d'entreprendre de vastes chantiers à la fois dans le bâtiment, l'agriculture, l'artisanat et la pêche. Cet emprunt martiniquais est l'une des propositions-phare du programme du "GRAN SANBLE" et s'inscrit dans ce que ce dernier appelle "la transition économique".

 

   12. Création d'un Office de la lange créole. Il n'y a pas de nation sans langue et un peuple qui laisse sa langue dépérir est condamné à la dégénérescence culturelle. Tous les peuples du monde défendent leur langue à commencer par les Français. Or, à la Martinique, cette question, tout comme celle de l'environnement, n'a guère intéressé la classe politique, sans doute parce qu'elle n'est pas électoralement porteuse. Pourtant, la langue créole recule d'année en année, elle se délite et est en danger de disparition. AMJ est l'un des grands maîtres du créole oral comme chacun peut le constater en écoutant le "MOT DU MIM" sur RLDM ou, en période électorale, ses discours. Avec l'Office de la langue créole, il veut aller plus loin : permettre au créole écrit de gagner ses lettres de noblesse de façon à parvenir à terme à un véritable bilinguisme avec la langue française. Là aussi, c'est une des mesures inédites du "GRAN SANBLE".

 

   13. La coopération avec la Caraïbe. AMJ, lorsqu'il était président de Région, a beaucoup travaillé avec la Caraïbe, à la fois insulaire et continentale, et a fréquenté nombre de ses chefs d'état comme Ralph Gonsalves, premier ministre de Grenade, ou feu Hugo Chavez, l'ancien président du Venezuela. Il a aussi fait construire ou participé à la construction d'écoles à Grenade, en Dominique etc...et il envisage de renforcer cette coopération au-delà du sportif et du culturel auquel nous sommes maintenant habitués. Les domaines de l'Education, de la Santé et de l'Energie seront désormais prioritaires car si nous avons beaucoup à apporter à nos voisins, ils ont, eux aussi, beaucoup à nous apporter dans ces trois domaines.

 

   Il y aurait dix autres, vingt autres raisons de faire le choix d'AMJ et du "GRAN SANBLE" le 6 décembre prochain. Pour les connaître, il suffit de se plonger dans le programme qui a été massivement distribué depuis un mois tant sur le Net que dans les boites aux lettres.

   Annou pa fè menm lérè ki an janvié 2010 ! Kou-tala, fok sé dé moun ki sérié ki mennen péyi-a.

 

Commentaires

GIRIER-DUFOURNI... | 03/12/2015 - 13:04 :
Et, n'oublions pas la création du gran jé matnik, dédié aux sportifs, le jeu des Mapipis (jeu télévisé) et stopper par la région actuelle. Comment, avec ces exemples vouloir donner une chance au vivre ensemble? Comment prouver que l'on aime le peuple quand dans le même temps, tout est fait pour éliminer l'adversaire?.....
KREYOLIA | 03/12/2015 - 20:13 :
C'est notre l'abbé Pierre Martiniquais.En un mot c'est un grand humaniste.Il aime profondément son peuple là où d'autres utilisent le peuple pour obtenir le pouvoir pour mieux le piétiner. Chaben est vraiment l' homme de la situation.Ton peuple t'aime chaben!

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