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ALBIOMA 1 pollue plus que la SAEM du Galion… ALBIOMA 2 polluera encore plus !

Agence Martiniquaise de l'Energie (François José MORIN)
ALBIOMA 1 pollue plus que la SAEM du Galion… ALBIOMA 2 polluera encore plus !

   Les fumées qui s’échappent de la cheminée de la sucrerie du Galion sont noires et celles qui sortent de la cheminée de la turbine à combustion (TAC) d’ALBIOMA 1 sont blanches, voire translucides. C’est ce tour de passe-passe que permettent certaines technologies, la chimie et les modes de calcul administratifs actuels.

   En effet, bien que les technologies de filtration aient évoluées (filtres à manches, électro-filtres, filtres cycloniques, précipitateurs électrostatiques…), elles ne permettent d’arrêter en moyenne que 70% des polluants tels que les dioxydes de soufre (SO2), les oxydes d’azote, les métaux lourds tels que le Plomb, le Mercure, l’Arsenic, le Cadmium, le Nickel, le Manganèse...,les particules en suspension supérieures à 2,5 Pm, les composés organiques volatiles (COV) tels que Aldéhydes, Cétones, les Hydrocarbures Aromatiques Monocycliques (HAM) tels que benzène, toluène, Xylènes (BTX), les Hydrocarbures Aromatiques polycycliques (HAP) et 0% du Monoxyde de carbone qui est totalement propulsé dans l’atmosphère.

   Ces fumées blanches ne sont donc que de l’enfumage…
   De remarquables procédés chimiques par injection de réactifs tels que le bicarbonate et la chaux permettent d’absorber en partie certains polluants qui sont cependant évacués après traitement chimique dans les rivières, puis dans la mer. Devenue invisible, cette pollution pourtant mortelle n’est plus un sujet de préoccupation pour la population.
 
   La mesure utilisée par l’administration est basée principalement sur des seuils réglementaires de tolérance aux différents polluants à ne pas dépasser à l’instant T, sans nécessairement tenir compte des cumuls annuels absorbés par les organismes vivants. C’est le dépassement de ces seuils mesurés sur l’instant qui déclenchent les alertes administratives sur le plan sanitaire et les avertissements au plan industriel. Il est dommage que MADININAIR après 19 ans d’existence ne possède toujours pas de détecteur de particules ultrafines (inférieures à 2,5Pm) et de nanoparticules (inférieures à 1,5 Pm) qui sont les plus dangereuses pour la santé.
   ALBIOMA 1 brûle 10 tonnes de fuel par heure pendant 8 000 heures sur une année, soit un total de 80 000 Tonnes de fuel (FOD) par an.
   La sucrerie du Galion, sur la base de ses récoltes actuelles, broie en moyenne 50 000 Tonnes de cannes par an qui produisent 15 000 Tonnes de bagasse dont 80% sont utilisées pour la combustion, soit 12000 Tonnes de bagasse brûlée pour l’année en comparaison des 80 000 Tonnes de fuel brûlés par ALBIOMA1. A cette situation déjà catastrophique, certains prédateurs veulent ajouter une source de ollution encore plus importante et mortifère dénommée ALBIOMA 2, sujet du débat actuel, qui prévoit de brûler 390 000 Tonnes de bois importés par an.
  Qui veut nous faire croire que 390 000 Tonnes de bois brûlés émettront moins de particules ultrafines, de nano particules, de métaux lourds et d’oxyde d’azote dans l’atmosphère que 12 000 Tonnes de bagasse de cannes. Quel mépris envers la Martinique ! Va t’on se laisser faire ? Pourquoi la DEAL s’acharne sur notre petite sucrerie historique et ne dit mot sur la pollution générée par ALBIOMA 1 et ses manquements ?
 
François José MORIN
Président
AGENCE MARTINIQUAISE DE L’ÉNERGIE
BP 7086 - 97233 Schoelcher 
   

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