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Analphabète, chanteur de "compas", footballeur, animatrice-télé : nos présidents (es) du XXIè siècle

Analphabète,  chanteur de "compas", footballeur, animatrice-télé : nos présidents (es) du XXIè siècle

   Nul ne sait si l'espèce humaine sera encore là en 3018, mais si par miracle, elle l'était encore, nul doute que les historiens de cette époque jetteront un regard pour le moins perplexe sur ce début du XXIè siècle et surtout sur les chefs d'état, présidents et autres premiers ministres qui nous gouvernent en cette année 2018.

   Quelques exemples ? 

   En parlant du viol et du meurtre d'une missionnaire australienne lors d'une émeute dans une prison de Davao en 1989, l'actuel président des Philippines, qui était maire de cette ville à l'époque, a déclaré :

   « J'étais en colère qu'ils l'aient violée, mais elle était si belle. Je me suis dit : le maire aurait pu passer en premier. »

   Un récent président d'Haïti est décrit comme suit par la presse :

   "Certains ont mis en question son aptitude à devenir président en montrant du doigt ses bouffonneries vulgaires en tant que musicien «konpa» au cours des deux dernières décennies, lorsqu'il faisait des remarques avilissantes à l'endroit des femmes et périodiquement, baissait ses pantalons pour exhiber ses fesses."

   Ou ce champion de foot africain, adulé des supporters du ballon rond, qui battu une première fois aux élections présidentielles, puis battu pour le poste de vice-président, s'allie cette année à l'épouse du dictateur qui a provoqué une guerre civile féroce dans son pays, provoquant le massacre de milliers de gens, et gagne ainsi l'élection !

Et que dire de cette animatrice-télé noire américaine, qui fait des émissions connaissant un grand succès auprès des ménagères de plus de 50 ans et que certains commentateurs politiques voient déjà comme futur candidate à l'élection présidentielle de la première puissance mondiale ? Il est vrai que ladite puissance vient d'élire un type qui a horreur de lire et qui dit qu'il "faut attraper les femmes par la chatte quand elles résistent à des avances" !!! Sinon, la dame en question, c'est l'anti-Angela DAVIS : multimillionnaire, elle n'a jamais critiqué ni le système capitaliste ni l'impérialisme américain, on s'en doute bien, mais tous les "noiristes" du monde la voient déjà à la Maison blanche...

   Du coup, quand on mesure pareil désastre, on se dit qu'heureusement qu'il existe des systèmes politiques où l'arrivée de bouffons et bouffonnes est quasiment impossible. C'est le cas de deux systèmes pourtant diamétralement opposés : le système communiste chinois et le système républicano-capitaliste français. En Chine, n'importe qui ne peut pas décider de se présenter à n'importe quelle élection. Dès le niveau le plus bas, celui de la cellule de quartier, on sélectionne les meilleurs et cette sélection continue au niveau de la ville, puis de la région, puis du pays. Ce qui fait qu'un premier ministre chinois ne sera jamais un ancien joueur de foot ou un animateur-télé. Sauf si parallèlement, il ou elle a suivi des études sanctionnées par des diplômes. L'éthique du candidat à n'importe quel poste politique est aussi évaluée et les corrompus risquent la peine de mort, ce qui ne signifie pas que certains d'entre eux n'arrivent pas à passer à travers les mails du filet. Aucun système n'est parfait ! 

   Le système républicano-capitaliste français, lui, est fondé sur la domination d'une classe bourgeoise éduquée qui apparemment  ferme la porte à toute intrusion plébéienne. Mais en y regardant de plus près, on se rend compte que ce n'est pas tout à fait vrai. Si d'authentiques hommes du peuple ou ouvriers (comme Pierre BEREGOVOY) n'arrivent quasiment jamais aux plus hautes fonctions politiques, grâce à l'école dite "républicaine", il y a nombre de fils du peuple ou de filles d'ouvriers qui, grâce aux études, parviennent à s'y frayer un chemin. C'est ce que l'on peut appeler l'élitisme républicain. Mais pas que les fils et filles des Gaulois : les parents de Nicolas SARKOZY, Rachida DATI ou Najat VALLAUD-BELKACEM étaient des immigrés peu fortunés. Cependant, contrairement au système chinois, l'éthique des candidats éventuels n'est jamais évaluée, chose qui ouvre la porte à des dérives régulièrement dénoncées par la presse et sanctionnées par les tribunaux. Mais là encore, le système républicano-capitaliste est très loin d'être parfait.

   Elitisme communiste comme en Chine ou élitisme républicain comme en France, élitismes éminemment critiquables certes, mais qui constituent une forme de garantie contre ces désastreux chefs d'états, incultes, violents, démagogues, incompétents et souvent vulgaires qui, hélas, gouvernent notre monde en ce début du XXIè siècle...

   (Notre Martinique n'est malheureusement pas épargnée par la montée en puissance des médiocres en politique. Le pire est même devant nous !)...

Commentaires

Cyril Charpentier | 11/01/2018 - 22:51 :
Faire du parti communiste chinois ,le modèle de lutte contre la corruption ,c'est vraiment ne rien connaitre au communisme.Car ,si un système permet la corruption ,c'est bien celui de parti unique en général qu'il soit communiste ou pas.La Corée du Nord pays communiste ,s'il en est et l'un des rares amis de ...la Chine est justement l'un des 5 pays les plus corrompus au monde.Et puis quel mépris pour beaucoup de systèmes qui ne sont ni chinois ,ni français et qui ne sont absolument pas corrompus ( Norvège ,Finlande ,Singapour, etc...)
Véyative | 12/01/2018 - 05:16 :
C'est incontestable qu'on n'a plus de grands hommes politiques. Le peuple préfère le clinquant, un peu comme tous ces vêtements et chaussures à strass actuels que l'on porte à toutes les occasions.