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Bois-Caïman : L’UNESCO et le Bénin célèbrent la révolte générale des esclaves d’Haïti

By Rezo Nodwes
Bois-Caïman : L’UNESCO et le Bénin célèbrent la révolte générale des esclaves d’Haïti

Si les autorités haïtiennes ont passé sous silence la célébration de la révolte générale des esclaves durant la période coloniale, à Saint-Domingue (devenu Haïti après la victoire des va-nu-pieds noirs sur la grande armée de la France napoléonienne), il n’en est pas ainsi des responsables de L’UNESCO et des dirigeants du Bénin.

En effet, l’UNESCO commémore le 23 août la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, pour rendre hommage à l’insurrection commencée la nuit du 22 au 23 août 1791 et ayant joué un rôle déterminant dans l’abolition de la traite négrière transatlantique.

« Cette Journée internationale vise à inscrire la tragédie de la Traite dans la mémoire de tous les peuples. Elle doit être l’occasion d’une réflexion commune sur les causes historiques, les modalités et les conséquences de cette tragédie, ainsi que d’une analyse des interactions qu’elle a générées entre l’Afrique, l’Europe, les Amériques et les Caraïbes », a indiqué l’UNESCO.

En 2019, la Journée marque également le 25e anniversaire du projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage » de l’UNESCO qui, depuis un quart de siècle, œuvre pour aider les gouvernements, les universités, les médias et les organisations de la société civile à ouvrir ces pages tragiques de notre histoire, combattre l’oubli ou le déni d’un passé pourtant bien documenté par tant d’archives écrites et orales, et faire connaître cet immense héritage au cœur de la formidable diversité culturelle célébrée aujourd’hui.

Cette année, le Bénin célèbre le 25e anniversaire de « La Route de l’esclave » avec une série d’événements majeurs dans les villes de Cotonou et de Ouidah.

Lancé en 1994 à Ouidah, le projet de « La Route de l’esclave », qui débute sur la place des enchères, où les hommes et les femmes étaient rassemblés pour être vendus ou échangés – jusqu’à la porte dite « du Non-Retour », est l’un des lieux de mémoires qui a œuvré de façon déterminante à une meilleure connaissance de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences.