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Chlordécone : l'indemnisation-chlordécone de Letchimy/Lurel est une foutaise

Chlordécone : l'indemnisation-chlordécone de Letchimy/Lurel est une foutaise

   Dans un précédent article, nous avons relevé la démagogie qui a animé S. LETCHIMY et V. LUREL lorsqu'au mois de mai dernier ils ont déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale visant à indemniser les victimes du chlordécone. 10 ans après que le scandale ait été porté sur la place publique par les écologistes martiniquais et guadeloupéens, voici que nos deux zozos se réveillent tout soudain, eux qui avaient à l'époque soit ignoré le problème (LUREL) soit traité les écologistes de "fossoyeurs de l'agriculture" (LETCHIMY). Mais il y a pire que de la démagogie dans leur démarche car lorsqu'on examine de près ladite proposition de loi, on s'aperçoit que le fonds d'indemnisation qu'ils veulent mettre en place sera financé en très grande partie par des...fonds publics. C'est-à-dire par nous, les contribuables !!!

   Non, mais LETCHIMY et LUREL, vous vous foutez de qui, là ?

   Nos terres agricoles ont été polluées durant 30 longues années (1972-1992) par des gros planteurs békés qui se procuraient ce pesticide chez des grossistes békés, chez leurs cousins donc, et ces gens-là vont s'en tirer sans la moindre égratignure ? Déjà qu'ils échappent à des sanctions pénales, la plainte pour empoisonnement déposée par l'ASSAUPAMAR, ECOLOGIE URBAINE et diverses associations écologiques et paysannes guadeloupéennes en 2007 ayant été délocalisée à...Paris, voici donc, que grâce à vous, députés nègres, ils vont échapper aux sanctions financières ! Si l'on comprend bien, comme pour l'affaire du CREDIT MARTINIQUAIS, ce scandale s'éteindra faute de coupables à poursuivre puisqu'il y a quelques semaines l'un des principaux importateurs du chlordécone, DE LAGUARRIGUE, est décédé.

   Dans cette affaire, tout le monde sait très bien qui a fait quoi et qui est responsable de quoi. En délocalisant l'affaire à Paris depuis 10 ans, l'Etat français se protège et du même coup place sous son aile planteurs et importateurs békés. C'est donc aux élus antillais, aux représentants de nos populations, de monter au créneau pour exiger la réouverture immédiate du dossier. Or, c'est exactement l'inverse que font LETCHIMY et LUREL ! Ces deux zouaves cherchent à nous faire payer, nous les contribuables, les saloperies commises par la caste békée en imaginant un fonds d'indemnisation financé par nous.

   Au moins LUREL ne se représente-t-il pas, espérons que les électeurs donneront à son compère LETCHIMY le "biyé-pa-lapenn qu'il mérite au soir du 17 juin !...

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