Accueil

CORONAVIRUS : NE PAS PARTICIPER A L'HYSTERIE AMBIANTE

CORONAVIRUS : NE PAS PARTICIPER A L'HYSTERIE AMBIANTE

 Beaucoup d'entre nos lectrices et lecteurs nous demandent pourquoi il y a si peu d'articles sur le coronavirus sur notre site.

  Ils se trompent : il y a juste le nombre d'articles qu'il faut. Nous nous sommes toujours refusés à faire le buzz quelle que soit la question ou l'événement du moment pour privilégier ce qu'on pourrait appeler l'information au long cours. Il suffit simplement de consulter notre rubrique "KLOWDEKON" (Chlordécone) pour se rendre compte que MONTRAY KREYOL a publié à ce jours 538 articles sur ce terrible pesticide et cela dès la création de notre site il y a 13 ans, en février 2007. Ce même mois de février 2007 au cours duquel notre directeur de publication, Raphaël CONFIANT, et Louis BOUTRIN, président de l'Association POUR UNE ECOLOGIE URBAINE, organisaient une conférence de presse en pleine Assemblée nationale française pour dénoncer l'empoisonnement de nos pays (Martinique et Guadeloupe) par l'usage inconsidéré du chlordécone.
  De même, pour le scandale de l'ex-CEREGMIA, qui a secoué notre université (et qui continue à y faire des remous puisque si ses trois dirigeants ont été révoqués à vie de la fonction publique, leurs affidés continuent à y enseigner), MONTRAY KREYOL a tenu le public informé à travers une centaine d'articles publiés durant les 4 ans qu'a duré l'affaire. Pareil pour la langue créole : nous avons régulièrement des articles en créole depuis février 2007 et une rubrique qui lui est dédiée, "LANG-NOU". Se contenter d'en parler seulement le 28 octobre, qui est celui de la Journée Internationale du Créole, c'est se moquer de cet idiome que nos anciens dénommaient si justement "zépon natirel nou".
  C'est donc tout cela que nous appelons l'information au long cours. L'inverse du buzz !
 Que certains découvrent subitement le chlordécone aujourd'hui et s'excitent ou profitent du corona varius (aux dires de l'un de leurs cheffaillons) pour continuer à s'exciter, c'est leur problème. D'ici quatre mois, quand l'épidémie aura atteint don pic comme c'est toujours le cas pour toute épidémie et sera oubliée, gageons qu'ils trouveront un nouveau hochet pour se donner en spectacle dans la rue et s'exhiber sur le YouTube du Blanc, le Facebook du Blanc, l'Instagram du Blanc ou le Twitter du Blanc.
 S'imaginer que la Martinique puisse échapper au coronavirus est complètement infantile et croire que seuls des touristes européens (suisses en l'occurrence s'agissant des deux cas déjà détectés) peuvent nous l'apporter est encore plus ridicule : nos compatriotes martiniquais voyagent partout à travers le monde et reviennent régulièrement au pays. Ils utilisent l'avion ou le bateau de croisière comme tous les autres peuples et il n'est pas imaginable de les empêcher de regagner leurs foyers.
  Bref, oui, nous considérons comme tout un chacun que le coronavirus est extrêmement grave et que les responsables à la fois de notre puissance de tutelle (l'Etat français) ainsi que nos élus politiques de tous bord se doivent de tout mettre en oeuvre pour protéger au maximum la population, mais nous nous refusons à participer à une quelconque hystérie médiatique qui n'a comme seul résultat que d'affoler nos populations. L'un ou l'autre des collaborateurs de notre site peut très bien avoir été infecté sans le savoir pour l'instant. C'est la vie !
Image: 

Pages