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Dilemme de la cravate chez les députés ultra-marrants

Dilemme de la cravate chez les députés ultra-marrants

   Déjà qu'ils ont été très-très mal élus, surtout à Madinina où 77 électeurs inscrits sur 100 se sont abstenus, nos chers députés ultra-marrants n'avaient vraiment pas besoin de l'ultime provocation du Robespierre 2.0, alias Jean-Luc MELENCHON. En effet, ce sans-culotte a décidé subitement de devenir aussi un sans-cravate alors que la tenue correcte exigée pour pouvoir siéger dans les travées de velours rouge du Palais Bourbon est et a toujours été, depuis le vénérable Mathieu Salem, le costume-cravate.

   Landjet sa pito ! s'écrièrent les mal élus madininiens, expression tout-à-faitement intraduisible en langage civilisé quoique le premier terme, landjet, vienne tout bêtement du français languette qui signifie petite langue comme chambrette signifie petite chambre ou maisonnette petite maison. Vous donnez votre langue au chat ? C'est votre pwoblem.

   Nos députés ultra-marrants ont justement un big pwoblem parce que l'uniforme de l'Homme Blanc Occidental Judéo-Chrétien, surtout ce substitut du pénis qu'est la cravate (selon divers psychanalystes d'obédience jungienne, il est vrai), est le symbole de l'accession desdits députés ultra-marrants à la dignité d'élu de la République Une et Indivisible, Mère des Arts et des Lettres et Fille aînée de l'Eglise. Vous imaginez un de ces députés arborant une chemise-kaki à manches longues comme un vulgaire commandeur d'habitation ? Et pourquoi pas un chapeau-bakwa sur la tête pendant qu'on y est ! L'Assemblée nationale n'est tout de même pas un pit-a-kok, encore heu...des fois, oui...quand ça chauffe, l'endroit devient vite un gallodrome.

   Donc cravate ou pas cravate pour nos ultra-marrants ? That is the question ! comme dirait le grand dramaturge britannique Scheik Al-Zoubir. Pas question de ressembler à TI SONSON en débarquant le cou dénudé, mais pas question non plus de se montrer moins insoumis que MELENCHON ! Car ils sont presque tous "de gôche" nos chers (mal) élus et ça la foutrait mal, pour employer une expression chère à Marcel, le pilier du bistrot du coin, si d'aventure ils ramenaient leur fraise vêtus en bourgeois de droite. D'autant que pour se livrer aux joies du caleçonnage, pour reprendre un néologisme audacieux d'un tout jeune candidat malheureux à la députation à Madinina, la cravate, c''est pas ce qu'il y a de plus pratique.

   Bref, MELUCHE, arrête de foutre la merde cinq minutes, tu veux ? Fait chié !...

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