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Donald Trump n'est pas tout puissant, Biya Mohamed Modi Ping Castro l'est !

Donald Trump n'est pas tout puissant, Biya Mohamed Modi Ping Castro l'est !

   C'est un livre tout simplement dévastateur que ce "FIRE AND FURY. INSIDE THE TRUMP WHITE HOUSE"  de Mickael WOLFF, journaliste étasunien, vient de publier sur le président de son pays, Donald TRUMP, lequel, furieux, avait demandé à l'éditeur de ne pas le sortir. Ni WOLFF ni son éditeur n'en ont eu cure et l'ouvrage est désormais partout en vente de New-York à Los Angeles et de Chicago à Miami. 

   Il est même devenu en quelques heures le best-seller n° 1 de ce mois de janvier de l'année nouvelle.

   Son contenu n'est pas l'objet de cet article. Que TRUMP soit fou, c'est le problème des Etasuniens qui l'ont élu ! Qu'il soit obsédé sexuel et baise les épouses de ses amis en faisant du chantage, comme ce les raconté en long et en large dans l'ouvrage, on s'en fout ! Ca regarde les citoyens étasuniens. Qu'il ait fricoté avec les Russes qui l'ont aidé pendant sa campagne électorale, sé pa zafè-nou !

   Ce qui nous intéresse dans cette affaire, c'est que le chef du pays le plus puissant du monde n'est pas...tout puissant.

   Car imaginez le même livre écrit contre le président Paul BIYA (Cameroun), le roi MOHAMMED VI (Maroc), le premier ministre Narenda MODI (Inde), le président Xi YIN PING (Chine) ou Raoul CASTRO (Cuba) ! Pour ne citer que ceux-à car la même chose est valable pour 99% des dirigeants de l'ex-Tiers-monde, aujourd'hui appelé pudiquement "Pays du sud". Que se serait-il passé ? 

   Eh bien, l'auteur de l'ouvrage iconoclaste aurait été arrêté, enlevé, kidnappé, jeté en prison, torturé, tué et dans le meilleur des cas, expulsé du pays s'il a la chance de posséder une double nationalité. Ce qui est arrivé il y a deux semaines à l'écrivain camerounais Patrice MNANANG mis de force dans un avion vers les Etats-Unis après avoir été incarcéré à cause d'un article critiquant le président (à vie) BIYA. Et à une échelle mille fois plus modeste et si la Martinique avait été indépendante, imaginons les conséquences de la colère noire de Serge LETCHIMY devant une vitrine de la bibliothèque Schoelcher où deux ouvrages avaient été mis côte à côte : l'un critiquant l'action politique d'Aimé CESAIRE ; l'autre célébrant celle d'Alfred MARIE-JEANNE. La Martinique vivant sous tutelle française, notre cher député a dû se contenter de vitupérer et véhémenter, mais il en aurait été le chef d'état, ki sa ki té ké fet ?...

   Tout cela pour dire que s'il est bien de critiquer à tout bout de champ l'impérialisme, le colonialisme, le sionisme etc...et nous avons de bonnes raisons de nous livrer à cet exercice, il faut avoir l'honnêteté de reconnaître qu'un chef d'état du nord a beaucoup moins de pouvoir qu'un chef d'état du sud. Ou plus exactement que les contre-pouvoirs dans le nord font efficacement leur travail.

   NON, TRUMP N'A PAS PU EMPECHER LA PUBLICATION D'UN LIVRE QUI LE "DESTROY" !...

  

 

Commentaires

Cyril Charpentier | 07/01/2018 - 23:03 :
Cet articles est un acte manqué !!L'auteur aurait dù écrire Alfred MARIE-JEANNE- au lieu de Letchimy , AMJ possédant beaucoup plus d'attributs du dictateur macoute que Sergio (colères déplacées ,autoritarisme ,menaces etc...)

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