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DU HARCELEMENT A L’ENCONTRE DE CORINNE MENCE-CASTER

Leandre Litampha

En fait, je suis régulièrement tenu informé par les média et Montray Kréyol de ce qui se passe à l’UA (ex-UAG), depuis les révélations sur les mésaventures au CEREGMIA : des universitaires sont impliqués dans une affaire de détournements de fonds européens à d’autres fins que d’alimenter sérieusement les programmes à appliquer. Il y a longtemps que cela dure. On commet des erreurs, en plus en bande organisée, et à aucun moment on ne se dit pas qu’il faut arrêter !

Je ne suis qu’un simple individu, un ancien PEGC à la retraite de l’Education Nationale. Je me contente de vivre avec ce que je gagne, sans chercher à dépasser mes limites. C’est pour dire que ce qui se passe à l’U.A. ne me touche pas directement.  

« De quoi, je me mêle ? », devrais-je dire.

Mais, attention !

Je me souviens de la fable de La Fontaine : « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ». C’est très élémentaire, cependant utile jusque chez un universitaire. N’est-ce pas !

On sait que : « Qui vole un œuf ira jusqu’à voler un bœuf ».

Nous avons beaucoup de proverbes qu’il faudrait faire ressortir.

Ce qui s’est produit dans le contexte de l’UAG se passe en Martinique. Je pense alors aux comportements exemplaires et aux étudiants à la recherche de bons repères, citoyens  du siècle, un siècle difficile qui a besoin d’hommes et de femmes à la hauteur pour conduire à bon port le navire et nos futurs responsables. Je suis alors étonné de toute cette histoire d’intellectuels haut gradés qui commettent des fautes graves à répétition et étalées sur un long terme. Il y a de quoi  s’interroger déjà sur le fonctionnement de leur conscience. Il faut enregistrer que c’est de la pure escroquerie.

Je ne dis pas leurs noms, ni de ceux qui sont contents ou mécontents de part et d’autre. C’est déjà public.

Il s’agit maintenant de soutenir Corinne MENCE-CASTER.

Beaucoup d’universitaires et d’étudiants sont indignés. Ce sont ces derniers qui ont rejoint  et qui soutiennent Mme Corinne MENCE-CASTER pour déclarer que ces délinquants sont des malhonnêtes et qu’il faut les poursuivre devant les  tribunaux,  les « déchouquer ».

Ils n’ont pas honte ! Ils ont plutôt du toupet. Ils s’énervent, prêts à faire n’importe quoi pour abattre ceux qui les ont dénoncés.

S’agissant de leurs comportements d’une manière générale vis-à-vis de la population et de leur acharnement contre ceux qui ne sont pas leurs complices, on peut dire que ce sont des bandits, sinon qu’ils sont en train de le devenir. Ceux qui les soutiennent aussi sont des bandits, pour ne pas dire des escrocs.

Il faut sévir pour que ce genre de méfaits ne se reproduise plus.  C’est au tribunal de faire son boulot.

Sur Montray Kréyol, je me rends compte que beaucoup d’universitaires et certains citoyens de l’ordinaire sont intervenus pour publier leur mécontentement à l’exercice et leur soutien à Mme MENCE-CASTER.

De toute façon, la présidente actuelle devra remplir sa mission, aller jusqu’au bout dans sa fonction. C’est ce qu’il faut souhaiter. Elle est soutenue par des gens honnêtes, malgré vents et marées, malgré, disons : la tempête. A un moment donné il y aura des candidatures et des votes pour élire quelqu’un d’autre à la tête de l’Université. Alors là, il faudrait voter pour un universitaire de caractère (pas un dictateur), ayant fait ses preuves, quelqu’un (homme ou femme de préférence de la région, géographiquement parlant) de la trempe de Mme MENCE-CASTER.

Nous sommes encore en janvier 2016, une bonne occasion pour souhaiter bon courage et réussite à MENCE-CASTER et ses supporters, aux étudiants.

Martinique, le 28 janvier 2016

Léandre LITAMPHA

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