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Éditeurs en colère : « Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon »

Éditeurs en colère : « Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon »

Tribune libre d’éditeurs français en colère contre Amazon. Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon…

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Son monde est à l’opposé de celui que nous défendons. Nous ne voulons pas voir les villes se vider pour devenir des cités-dortoirs hyperconnectées. Amazon est le fer de lance du saccage des rapports humains et de l’artificialisation de la vie. Nous devons, sans attendre, boycotter et saboter son monopole.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Les conditions de travail dans ses entrepôts et en dehors (bas salaires, précarité, cadences exténuantes, pauses réduites, management électronique, chasse aux syndicalistes), son impact écologique (destruction des invendus, bétonisation, utilisation massive d’énergie pour les frets aériens et routiers), l’enrichissement démesuré de son patron et de ses actionnaires sont autant de marques du cynisme du modèle économique et social défendu par cette multinationale.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Les librairies sont des lieux de rencontre, d’échange critique, de débat, de proximité. Un livre doit pouvoir être défendu auprès de ses lecteurs·rices par un·e libraire, un·e éditeur·rice, un·e auteur·rice et ne pas être invisibilisé par les « meilleures ventes du moment ». Nous ne voulons pas remplacer les conseils d’un·e libraire par ceux d’un algorithme, ni collaborer à un système qui met en danger la chaîne du livre par une concurrence féroce et déloyale.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Diffuser de la pensée critique ne peut se faire par ce type de plateforme. Si nous lisons, publions et défendons des textes, c’est pour affûter nos imaginaires et donner corps à nos refus comme à nos convictions. Nous ne sacrifierons pas notre idée du livre pour un compromis financier. Nous ne nous laisserons pas imposer un futur uniforme et impersonnel.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Avatar d’un système global, Amazon représente un monde dont nous ne voulons pas et avec lequel il est grand temps de rompre.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon et appelons l’ensemble des maisons d’édition et acteurs·rices de la chaîne du livre à nous rejoindre dans cet engagement.

Signataires : Hobo Diffusion, Éditions Divergences, Éditions la Tempête, Nada éditions, Éditions du Commun, L’œil d’or, Les Éditions sociales, La Dispute, Éditions Grevis, Éditions Ixe, Jef Klak, Panthère première, Tendance Négative, Audimat, La Lenteur, Le Monde à l’envers, Éditions des Mondes à faire, Éditions du Bout de la ville, Huber éditions, Archives de la zone mondiale, Smolny, Otium, Ici-bas, Éditions Pontcerq, Premiers Matins de novembre, Faces cachées éditions, Serendip livres, Paon Diffusion, Les Éditions libertaires, Gruppen, Black star (s)éditions, Le Chien rouge, Rue des Cascades, Éditions Dépaysage, Éditions Goater, HumuS, Homo Habilis, Tahin Party, L’atinoir, Éditions Adespote, Éditions Blast, Asinamali, Éditions Daronnes, Les Éditions de la Roue, Éditions Noir et Rouge, Les Nuits rouges.

 

Document: 

Le monde selon Amazon - Documentaire (02/05/2020)

Commentaires

Michel P. | 12/11/2020 - 11:19 :
1) Périodiquement, des hôteliers disent vouloir s'affranchir de Booking, plateforme qui commercialise les chambres d'hôtel contre une marge moyenne de 16%. Bien peu y parviennent. C'est pareil pour le commerce des livres. 2) La vente en ligne est devenue une réalité. Si elle prospère, c'est parce que le consommateur y recourt. Quel Martiniquais familier d'internet n'a jamais commandé en ligne ? Parce que le produit désiré ne se vendait pas en Martinique, par exemple. C'est particulièrement vrai pour les livres. 3) La disparition des commerces dans les centres urbains n'est pas due à Amazon. Elle a commencé avec les grandes surfaces et s'est aggravée par l'inadaptation des villes à la voiture. Marc Alie a longtemps préconisé la construction de parkings silos à FdF, sans qu'on l'écoute. Elle est due aussi, tout simplement, au dépeuplement du centre des villes. 4) Quant aux conditions de travail qui seraient mauvaises chez Amazon, c'est une question de droit du travail. Ça ne remet pas en cause la vente en ligne, pratiquée par de nombreuses entreprises. 5) Enfin, un mot sur le "conseil" des libraires. En quoi ça consiste ? Un libraire qui sait que tel ou tel sujet vous intéresse peut vous conseiller des livres en rapport. Mais Amazon le fait aussi, ajoutant l'avis des clients. Personnellement, pour me faire une idée sur un hôtel, je préfère TripAdvisor aux conseils de l'employé d'une agence de voyages.

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