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ÉLÈGIE DE PORT-AU-PRINCE

Court-métrage de Aïda Maigre-Touchet

Le court-métrage de la cinéaste Aïda Maigre-Touchet, Élégie de Port-au-Prince, qui met en scène le poète Dominique Batraville cheminant et scandant dans le Port-au-Prince d’après séisme, vient d’être sélectionné aux festivals «Cinéma du Réel» (France) et «Visions du Réel» (Suisse).

Le 27 mars à Paris aura lieu la première mondiale du film Élégie de Port-au-Prince d’Aïda Maigre-Touchet, dans la compétition Contrechamps français du festival international Cinéma du Réel.

Dans Élégie de Port-au-Prince (10 min. 42 sec.), le poète Dominique Batraville traverse les ruines de la capitale haïtienne. Évoquant des moments de bonheur comme des périodes plus sombres, le poète-marcheur nous fait partager un Port-au-Prince encore bien vivant malgré les séquelles du tremblement de terre et nous donne quelques clefs d’interprétation de la ville.

Dominique Batraville est poète, journaliste et comédien. Haïtien, il vit à Port-au-Prince. Son œuvre est variée : de recueils de poésie aux contes pour enfants en passant par des nouvelles. Il achève présentement un second roman. La franco-montréalaise Aïda Maigre-Touchet signe ici son troisième film. Elle a réalisé auparavant Kiyoukta, film documentaire sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et Forêts, un court essai.

Texte de Charlotte Garson (catalogue Cinéma du Réel 2011):

«Cette ville assez propre, avec ses fontaines, ses sculptures, aurait pu être comparée à Genève…». Comme un dernier tracé cursif et coloré d’une ville qui ne subsistera que dans l’imaginaire de ses habitants, les chansons, les peintures et les films, cette traversée commentée par l’acteur et poète Dominique Batravaille saisit la charge de l’événement sans tomber dans l’ornière du reportage.

Haïti, année zéro: encore meurtri par le tout récent séisme, le «Port-au-Prince rêveur» manque désormais du confort minimal, et sa splendeur ancienne sera bientôt irrémédiablement rasée. Sur un amas de décombres, l’arpenteur chante une élégie lazaréenne à «cette ville de damnation» à «l’âme perfide». Aïda Maigre-Touchet a trouvé le guide idéal qui, par la force poétique des mots qu’il choisit et des éléments du paysage qu’il désigne, frôle l’événement tout en en transmettant l’ampleur. «Je n’ai pas mangé de noix de coco/Comment se fait-il que ma maison ait tremblé…?». Scandé sur les gravats, son poème aussi allégorique que concret (il parle de «tremblements de joie devant les tentes») mérite bien une soupe.» (C. G).

Les séances auront lieu le dimanche 27 mars 2011 à 18h30 et le lundi 28 mars à 12h00 au Centre Georges Pompidou ainsi que le samedi 2 avril 2011 à 14h00 au Centre Wallonie-Bruxelles.

Sur le site Cinéma du Réel.

Le film est également sélectionné dans la section Premiers Pas du festival Visions du Réel en Suisse. Il y sera projeté le dimanche 10 avril 2011.

Bio-filmographie d’Aïda Maigre-Touchet:

Née à Paris en 1977, Aïda Maigre-Touchet a étudié le cinéma aux universités Paris 8 et Concordia (Montréal).

Son premier film, le moyen métrage documentaire Kiyoukta (2008), tourné dans l’Arctique, a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et a reçu une mention pour le meilleur espoir documentaire.

Elle a ensuite réalisé en France Forêts (2009) puis Élégie de Port-au-Prince en Haïti (2011).

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