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ELEMENTS PREALABLES A UNE CHARTE DE LA DECOLONISATION DES PREMIERES ET DERNIERES COLONIES DE L’EMPIRE FRANÇAIS (SUITE) : L’IDEE DE NATION.

Il n’y a pas de grandes et de petites nations et la superficie, pas plus que la démographie ne sont pour rien dans la définition de l’objet en question. La nation est ou n’est pas. Un ensemble d’hommes, de femmes et d’enfants, en raison d’un certain nombre de paramètres, constitue ou non une nation. Pour bien comprendre toutes les implications de ce terme, faisons un détour étymologique. L’étymologie, discipline qui traite de l’origine des mots, ne suffit certes pas à rendre compte de leur évolution tant pour la forme que pour le sens, mais elle peut y contribuer. Dans la structure étymologique d’un mot, il est en effet possible de mettre en évidence les mécanismes cognitifs à l’œuvre. S’agissant en l’occurrence du terme « nation », il faut se référer au mot latin en relation avec la naissance et qui se présente sous plusieurs formes, dont « nasci » (infinitif, signifiant « naître ») et « natura » (nom commun). La nature est donc étymologiquement « l’endroit où on est né » ou encore « la modalité qui se rattache à la naissance ». Etre naturel s’oppose ainsi à être artificiel. La nature, c’est aussi ce dont on a hérité à la naissance, tandis que la culture est ce que l’on a acquis par la suite. Le mot « nation » désigne donc une entité en rapport avec la naissance, c’est-à-dire, d’une part, la filiation dans laquelle s’inscrit la naissance et, d’autre part, l’endroit où se produit cette naissance. Ces deux paramètres définissent respectivement ce qu’il est convenu d’appeler « droit du sang » et « droit du sol ». Le premier définit la nation par rapport à l’un des parents ou aux deux, tandis que le second correspond à un périmètre géographique. La nation, et par conséquent la nationalité, se définit donc soit par le sang, soit par le sol, soit par les deux.

Toutes les nations ne sont pas liées à un territoire spécifique : c’est ainsi qu’avant la création d’Israël en 1948, la nation juive existait de par l’appartenance à une filiation passant fondamentalement par la mère, mais dans bien des cas, loyauté communautaire oblige, à défaut de mère juive, par le père juif. D’où la distinction entre judaïcité et judéité. Cette nation juive, éparpillée dans le vaste monde et soumise à une persécution bimillénaire, a pu garder le sentiment de sa nationalité, notamment en raison du maintien de son culte autour de l’emblématique Torah. Il en est de même des Gitans, non pourvus de la Torah, mais porteurs de rites et de valeurs culturelles assez spécifiques pour que cela assure leur cohésion nationale. Par contre les esclaves africains, déportés en Amérique et dans l’Océan Indien, n’ont pas eu la chance de bénéficier de l’équivalent de la Torah ou de traditions culturelles cohérentes, solides et transmissibles en raison des conditions de leur déportation.

Les territoires ne forment pas une nation sur le seul fondement de leur périmètre géographique, même si toute communauté humaine installée sur un territoire, quelle qu’en soit la superficie, constitue virtuellement une nation. Les conditions pour que cette virtualité s’actualise sont diverses. Parmi elles, je retiendrai la plus déterminante : la conscience de constituer une nation. Cette conscience peut être alimentée par divers facteurs, comme l’existence d’un instrument aussi puissant que la Torah. La nation martiniquaise n’existe que pour autant que la communauté martiniquaise se pense comme nation. Pour les martiniquais, l’un des obstacles majeurs à cette prise de conscience réside dans le fait que si nation martiniquaise il y a, elle ne peut être que consubstantielle à l’acte même de colonisation. Il n’en va pas de même pour l’Algérie qui avait un statut bien établi de nation avant la conquête française en 1830. Cela dit, même si la nation ne se définit pas seulement à partir de critères géographiques ou historiques, il n’en reste pas moins que le caractère insulaire de la Martinique est de nature à favoriser son actualisation comme nation. Cette actualisation n’est autre que le mécanisme à travers lequel les Martiniquais assument leur existence comme nation. Autrement dit, s’il n’y a jamais aucune lutte pour affirmer la nation martiniquaise, celle-ci restera une éternelle virtualité. Nous sommes là dans un paradoxe particulièrement intéressant selon lequel la nation est ou n’est pas, mais qu’elle ne peut être si on ne la fait pas être. Comment la faire être ? Pour la plupart des gens, c’est l’accession au statut d’Etat qui fera advenir la nation martiniquaise, nantie de son drapeau. Ce symbole est nécessaire mais pas suffisant pour faire une nation autrement qu’en paroles et en gesticulations).

Il existe des nations sans Etat, c’est, par exemple, le cas des Basques en Espagne. Il arrive aussi qu’une nation se dilue dans une autre nation, par action de l’Etat interposé. Ainsi il est difficile d’imaginer que la nation bretonne, diluée comme elle l’est dans la nation française, puisse revendiquer de manière réaliste un Etat, au sens habituel du terme. On ne voit d’ailleurs pas quelle majorité pourrait porter une telle revendication, qui était encore très vive au début du XXième siècle. De même, il existe des Etats sans nation. Quoique le cas de la Belgique soit controversé, il vaut la peine de le mentionner. Certains pensent en effet que la Belgique est un Etat artificiel créé de toutes pièces en 1830 pour servir de tampon entre la France et ce qui allait devenir l’Allemagne, et que ce pays ne correspondait pas à une nation avant cette date. D’autres pensent que la nation belge, notamment à travers l’ethnie des Iguanodons est bien antérieure à 1830. Sans prendre parti pour l’une ou l’autre thèse, je ne retiens de ce débat que la possibilité qu’existe un Etat sans nation. Aujourd’hui, tout se passe comme si la Belgique abritait deux nations, souvent antagonistes et non pas une seule.
On aura compris qu’il ne faut pas confondre Etat et nation. Il existe, en effet, des Etats qui renferment plusieurs nations (l’Inde, par exemple) et des nations qui sont réparties sur plusieurs Etats, comme en témoigne le cas de la nation kurde, installée territorialement sur le Pakistan, l’Iran et la Turquie. La conception de l’Etat-nation est relativement récente, création de la Révolution Française exportée par Napoléon dans toute l’Europe, puis dans le reste du monde. Ce modèle a formaté une certaine conception unitariste et sectaire de la nation. L’Afrique, découpée lors de la conférence de Berlin de 1884-1885 concrètement validée par les pseudo-décolonisations de la deuxième moitié du XXième siècle, présente un cas où la notion d’Etat-nation fait des ravages et alimente de nombreuses guerres, en raison de la non-superposition du périmètre de l’Etat et de celui de la nation. Il arrive en effet que deux Etats limitrophes se trouvent exister au prix d’une division opérée sur une même nation séparée en deux, alors que chacun des morceaux relèvent respectivement des deux Etats en question. Tout le mouvement panafricaniste animé par Kwame Nkrumah visait à remettre en question cette application bête et méchante, mais certainement pas innocente, de l’Etat-nation à l’Afrique. D’ailleurs, à entendre résonner un slogan comme celui, par exemple, d’ « ivoirité », Nkrumah doit se retourner dans sa tombe. Cela dit, faut-il éviter d’assumer la nation parce qu’elle est pervertie par une idéologie dominante renvoyant à l’histoire occidentale ?

La nation qui aujourd’hui assume de la façon la plus complète, parce que cumulative, les différents paramètres de la nation n’est autre que la nation juive. Il s’agit d’une des plus vieilles nations de l’Histoire. Elle a commencé sur une base territoriale avant que les persécutions consécutives à la destruction du Temple ne conduisent ses ressortissants sur toutes les routes du monde. Son territoire originel est la Palestine, même si toute la Palestine n’était pas juive. Quand bien même elle l’aurait été totalement, le rouleau compresseur de l’histoire est passé dans cette région comme en bien d’autres du monde, générant de nouvelles compositions territoriales et nationales. De ce fait, le droit au retour en Palestine n’était pas inscrit dans le bronze d’une loi éternelle. C’est notamment la lutte de Ben Gourion et de ses adeptes qui, avec la complicité objective des Britanniques, a accouché de ce nouvel Israël, reterritorialisé. On ne peut pas davantage remettre en cause cette réimplantation qu’on ne peut remettre en cause la légitimité des Américains d’origine non amérindienne en Amérique. Cela, Arafat, avait fini par le comprendre au nom du « réalisme historique », lequel se mesure à l’aune du « sens historico-politique ». Mais le réalisme historique et le sens historico-politique n’excusent pas tout. Surtout pas la situation faite encore aujourd’hui aux Palestiniens et qui aurait pu avoir été résolue depuis longtemps si, par exemple, il n’y avait pas tant de pétrole dans la région.

Ce qui fait actuellement une des spécificités de la nation juive c’est précisément qu’elle est la seule à combiner une dimension territoriale (depuis 1948) et une dimension multi-territoriale (héritage d’un passé d’errance dans le monde entier). D’où la puissance de cet état, sans commune mesure avec son caractère récent ou sa faible superficie. Où qu’ils soient dans le monde (c'est-à-dire partout), les fils et filles de Sion, sauf exceptions qui confirment la règle, se reconnaissent comme tels, même s’ils ne sont pas croyants. Cela s’explique par l’histoire si particulière du peuple juif. Il n’en est pas de même des chrétiens, dont la religion ne définit pas une appartenance nationale. On notera, par exemple, que dans le christianisme, notamment dans sa version catholique (c'est-à-dire universelle), l’excommunication existe, alors qu’elle est impossible dans le judaïsme, pour qui c’est la filiation qui est décisive (on est juif par sa mère). Cela signifie non pas qu’une personne dont la mère n’est pas juive se considèrera forcément extérieure à la nation juive, ni que l’on ne se puisse pas se convertir au judaïsme, mais qu’on ne peut pas en être exclu par un décret. Le christianisme est en rupture d’avec le judaïsme, précisément parce qu’il a renoncé à la loi du sang pour prôner celle de l’amour. La charité chrétienne est l’instrument d’une universalité qui s’oppose au particularisme, une des caractéristiques de la nation juive, même si son message religieux vise à l’universalité.

Ces données anthropo-historiques ont conduit à divers malentendus savamment entretenus par ceux qui pensent avoir intérêt à le faire. La nation juive est une réalité incontestable. Il y a lieu de réaffirmer qu’un peuple victime de persécutions bimillénaires méritait de trouver un endroit où se territorialiser. C’est ce qui définit la légitimité historique du sionisme, dont il convient de rappeler qu’il n’est qu’une branche de la pensée juive, dans laquelle d’autres idéologies visent, au contraire, l’installation des Juifs dans leur terre d’accueil, donc sans nécessairement de territorialisation. Quoi qu’il en soit, il me semble que c’est aux seuls ressortissants de la nation juive qu’il revient de trancher en la matière. Mais dans le respect des droits humains ! Depuis Napoléon, la politique de l’Etat français, Vichy excepté, a alimenté la deuxième position non-sioniste, sur laquelle je n’ai à porter aucun jugement de valeur positif ou négatif.

La vraie question tourne autour de deux points : d’une part, celui touchant à la région du monde devant servir à cette « reterritorialisation » et, d’autre part, celui relatif aux conditions de cohabitation avec les voisins dans cet espace de « reterritorialisation ». À tous ceux qui critiquent le choix de la Palestine, on a envie de poser la question suivante : auriez-vous préféré que cela se passe quelque part en France, en Afrique, en Amérique, dans le Pacifique, où aucune compatibilité historique et culturelle avec le patrimoine spirituel juif n’existait ? Cela pour dire que ce qui est éminemment condamnable, ce n’est pas le choix de la Palestine, mais bien les modalités de cette implantation qui s’est faite sous les auspices d’un esprit colonial et sans respect pour le principe de coexistence de deux Etats voisins, pourtant promulgué par l’ONU de l’époque, malgré sa lâcheté et son imprévoyance. Nul doute que cette coopération entre des gens venus d’Occident et des Moyen-Orientaux aurait pu déboucher sur un développement sans précédent de cette région avec une fertilisation du désert qui aurait agrandi l’espace exploitable et rendu caduque le goût de l’expansion territoriale. Nous avons donc un sionisme « soft » (celui des colombes) et un sionisme « hard » (celui des faucons).
Il convient de condamner de façon nette et claire tout comportement antisémite au même titre que toute tentative d’amalgamer insidieusement antisémitisme et antisionisme (c’est malheureusement trop souvent le cas dans les Etats occidentaux, qui ont beaucoup à se reprocher quant aux traitements infligés au Juifs et qui se rendent complices de l’élimination progressive du peuple palestinien et de sa nation, alors qu’ils pourraient, s’ils le voulaient mettre un terme à ce scandale). Dans le respect des autres nations, tous les peuples ont un droit inaliénable à se réaliser comme nation, ce qui ne veut pas dire que cette réalisation est inexorable. De ce fait, seuls les Juifs sont habilités à dire quel type de nation ils veulent, pour autant qu’ils sachent où s’arrêtent les droits de leur nation. Cela dit, ils ne se sont pas contentés de le dire, ils l’ont fait ! Au grand dam certes des Palestiniens, mais il y a remède à la souffrance palestinienne, pour peu que la communauté internationale décide de lui rendre justice en imposant la création d’un état viable appelé à coopérer avec l’ennemi de la veille ! Toute proportion gardée et, mutatis mutandis, cette vision des choses, elle vaut aussi pour les Martiniquais comme pour toute autre communauté, que cette dernière se vive ou pas comme nation.

Je me propose de démonter en trois points les mécanismes de l’amalgame mis en œuvre par l’idéologie sioniste « hard ». En effet elle pervertit les comportements des faucons israéliens et de leurs affidés, mais surtout obère les analyses de bien des gens de bonne volonté du monde entier, refusant à juste titre toute forme de racisme, mais victimes d’un discours captieux. Voici ces trois points :

1) il y a différentes manifestations de l’antisémitisme. Dire que toute personne opposée à l’accomplissement d’une nation juive (territorialisée ou pas) peut être considérée comme antisémite, ne serait-ce que parce ce qu’elle entend se substituer aux intéressés ou qu’elle veut les empêcher de se réaliser comme ressortissants de la nation juive, cela, je peux l’admettre. En effet, je jugerais anti X, toute personne qui entendrait se substituer aux X ou les empêcher de se réaliser comme nation X.

2) prétendre que s’opposer aux faucons israéliens, qui piétinent la nation palestinienne et l’oppriment constitue une manifestation d’antisémitisme, au motif que les faucons ont le droit, eux aussi, d’entretenir une certaine idée de la nation juive et de l’exprimer comme ils le font, là, je ne marche pas. En effet, cette opposition prend pour cible le sionisme « hard », celui des faucons, dominateurs, conquérants, hyper-nationalistes. Ce sionisme-là ne respecte pas la nation palestinienne, il ne se satisfait pas de frontières « raisonnables » et il compte sur ce que j’appelle « une guerre de cent ans » pour éradiquer le peuple palestinien, dont ses adeptes espèrent que la conscience mondiale finira par perdre la mémoire, comme de tant de peuples anéantis, dont on ne se souvient même plus qu’ils ont existé, à part les Indiens que nous rappellent les westerns. Si les opposants au sionisme « hard » sont antisémites, dans ce cas, l’extrême gauche israélienne, qui honore ce pays ainsi que l’humanité, en raison de ses positions anti-faucons et pro-palestinienne (je veux dire pour une nation palestinienne dans un Etat viable) sont aussi des antisémites ! Pas très logique ! À moins d’invoquer le vieil argument éculé de la « haine de soi » qui taraude certains Juifs, réputés masochistes ! Mais qui ne voit qu’il s’agirait là de l’expression d’une épouvantable mauvaise foi ?

3) En d’autres termes, si tous les antisémites sont logiquement des antisionistes (ennemis du sionisme raisonnable et/ou du sionisme déraisonnable), l’INVERSE N’EST PAS VRAI : tous les antisionistes ne sont pas forcément des antisémites, si leur opposition s’exerce contre le sionisme « hard ». Par contre si c’est la nation d’Israël qui est considérée comme devant être détruite, on retombe dans une logique antisémite. Il donc est temps de garder une esprit sans parti-pris et de mettre un terme aux confusions qui favorisent l’instrumentalisation de la tragédie qu’a constitué la Shoah !

Je n’ai guère suivi le parcours de l’humoriste Dieudonné et je ne suis pas très au fait de ses déclarations. Si elles ont été antisémites, elles sont inacceptables. Mais si la tentative récente de l’empêcher de participer à des élections a pour motif sa critique de la situation faite par les dirigeants faucons israéliens à la nation palestinienne, cela constitue un scandale, où il m’est pénible de lire les signes avant-coureurs d’une fascisation de la société française. Si le motif invoqué contre son éligibilité était l’antisémitisme, ce serait aussi un scandale, mais à un autre niveau, vu que des dérapages antisémites, jugés inadmissibles, de dirigeants politiques connus n’ont jamais fait l’objet d’une telle tentative d’interdiction. Oui, mais Dieudonné est affilié au Front National, me rétorquera-t-on ! Et alors ? Tiens, je croyais qu’on faisait les yeux doux aux électeurs du Front national, que l’on évitait de les diaboliser, pour des raisons politiciennes ! Si on est cohérent, qu’on interdise aussi au Front National de participer aux élections, sur le fondement de l’antisémitisme qui lui est imputé. Tiens ! Je n’entends plus personne ! Les grands humanistes, les grands moralistes auraient-ils subitement perdu l’usage de la parole. Ah ! Partialité et discrimination, quand vous nous tenez ! Naïf que je suis, je me demande quelle peut bien être la cause de ces « deux poids, deux mesures » ! Au fait, Dieudonné, est un nom bien français ! Est-ce le vrai nom de l’humoriste ou un pseudonyme ?

Toute cette confusion mentale, beaucoup de gens pensent y avoir intérêt, par rapacité, lâcheté, cynisme, ethnocentrisme, perversité, etc. Pour ma part, j’ai longtemps trouvé étrange, voire discriminatoire, et par conséquent inadmissible que le terme « antisémitisme » soit détaché de celui de racisme, comme si les juifs relevaient d’une essence différente. Mais j’ai fini par reconnaître que le parcours historique tragique et particulier de la nation juive justifie pleinement que l’on ne considère pas l’antisémitisme de la même manière que le racisme envers les Africains ou les Asiatiques. Je n’ai pu accéder à cette vision des choses que pour avoir renoncé à une conception idéaliste de l’essence, au profit d’une approche existentialiste, celle qui veut, comme le dit Sartre que l’existence précède l’essence et la détermine. Sans déroger à l’universalité, la nation juive a une configuration anthropologique dont la spécificité est déterminante. En revanche, je le redis, il importe de toute urgence d’assainir les mentalités et d’éviter tous les amalgames et malentendus sciemment alimentés autour du mot « antisémitisme », qui hélas, n’est pas qu’un mot !

On le voit, le concept de nation peut nous conduire vers des considérations qui nous rapprochent de l’actualité et nous éloignent apparemment de notre objectif précédemment annoncé : une réflexion sur la décolonisation effective de nos pays. Je n’avais pas prévu cette direction prise par ma plume, je veux dire mon clavier. Je me sens donc obligé de faire suivre cet article (que j’avais donné pour le dernier de la série) par un prochain intitulé : {Eléments préalables à une charte de la décolonisation des premières et dernières colonies de l’Empire français( fin) : dépendance et indépendance.}

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