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Rassemblement mercredi 13 février 2008 à 9h30 devant la Préfecture

ENSEMBLE AU SERVICE DES NOS ENFANTS

Par Maé

Hier soir à 18h à la maison des syndicats, s’est réuni le {{« front commun de l’éducation »}} créé par des membres de l’UPEM, FCPE, PEEP, SMPE-CGTM, SE-UNSA, SNETAA-EIL, SNAEN-UNSA, SPDEN, SGPEN, CGTM, UNSA, et des militants de la FSU.

L’objectif est de créer une unité pour faire aboutir les objectifs communs à savoir la reconduction des contrats aidés et la pérennisation de ces emplois.

Les effets catastrophiques de la disparition de ces emplois appelés contrats aidés dans les établissements concernent :

- la perturbation de la vie scolaire

- la réduction de la durée d’ouverture ou risque de fermeture des CDI

- fermeture des restaurants scolaires ou diminution du nombre d’élèves accueilli

- Manque de personnel à la reprographie

- Manque de personnel d’entretien

- Aggravation du chômage

Hier soir en premier point un état des lieux a été fait. Depuis le 11 février, 25 établissements du second degré ( collèges et lycées) sont bloqués et certains font chaque jour des AG avec l’ensemble du personnel.

Il est vivement réclamé la mobilisation de tous , car il y a intérêt de frapper fort et vite. En effet le Rectorat aurait deja demandé aux chefs d’établissement de retirer eux mêmes les chaînes posées pour bloquer ou d’appeler la police.

En commune, Carbet et Vert Pré, ce sont les gendarmes qui sont intervenus déjà !!!!!

La rectrice demande aussi d’accueillir tous les enfants dans les cantines même avec leur « paniers repas ».

Cette situation est inacceptable et méprisable.

A été acté dans un premier temps par les participants assez nombreux :

- de continuer la mobilisation en informant de façon large les parents, les élèves par des AG ou autres……

- {{Un rassemblement est prévu le mercredi 13 février 2008 à 9h30 devant la préfecture. Un rendez vous est donné pour 9h à la maison des syndicats aux participants afin d’aller en manifestation sur les lieux.}}

Ce jour en effet est prévue une réunion à 9h30 de la rectrice, du préfet, du directeur du travail et du conseil général. Le front n’a pas sollicité d’audience mais espère vivement se faire entendre par le rapport de force.

{{Pour info, en Martinique 50% de contrats aidés sont embauchés à des postes clefs au service de l’éducation de nos enfants : des emplois précaires maintenus en Martinique contre 17% en France.}}

Maé

Commentaires

man_po | 15/02/2008 - 02:27 :
Militante pour les personnes en situation de handicap et parent aussi d'un élève de 3ème je penses qu'une réflexion menant à une transformation du système de l'éducation nationale est fondamentale à bien des niveaux et en profondeur. Nous pouvons témoigner effectivement du mépris du gouvernement envers nos départements qui tend à se manifester de plus en plus. Oui pour une mobilisation forte et un blocage de ce système que l'on refuse visiblement. Mais toutes les forces ont-elles été sollicitées ? Avez-vous pensé aux enfants en situations de handicap qui avec ces mesures de récessions permanentes les pénalises encore plus. Avez-vous pensé que dans le cadre des obligations légales en matière de handicap, l'intégration de l'enfant est obligatoire ? Que cette intégration nécessite une modification non négligeable et à explorer ? Avez-vous pensez que nous avons deux lois 2002 et 2005 qui nous permettent aujourd'hui de saisir la justice pour les faire appliquer ? Avez-vous pensé qu'il est temps de lutter autrement avec les dispositifs légaux qui sont à notre porté ? Avez-vous pensez à porter plainte ? Car voyez-vous pour ma part on se complique un peu trop la vie ici dans, et nous mobilisons bien trop de nos énergies dans des bras de fers qui pourraient se régler devant les tribunaux. Une Martinique procédurière envers l'état sera la seule voie possible dans les temps à venir. Et vite, très vite, car effectivement en dehors du fait que nous soyons pris en otage, ce qui n'est plus tolérable, dans cette prise en otage nous sommes acculés au nivèlement par le bas.Il faut lutter pour des acquis dont on ne peut se passer tels les emplois aidés mais il faut élever le niveau de la lutte. Il ne faut pas lutter contre ce système, il faut lutter pour ce que nous souhaitons vraiment selon ce que nous sommes. Il faut lutter pour nos acquis et en même temps pour inverser ce processus d'acculturation, d'assimilation mis en place avec cette départementalisation. Il faut lutter pour aller vers cet inconnu qui ne peut souffrir des pensées archaïques qui voudraient croire encore, qu'elles peuvent penser à notre place et décider à notre place. L'ordre du "connu" est chaotique et pourtant nous n'arrivons pas à sortir du "connu" pour faire différemment. Dans les combats que nous menons tous, il est nécessaire de commencer à s'interroger sur cette dite "réflexion à mener". De quoi parle t'ont exactement ? Que voulons-nous vraiment ? Quelle système d'éducation voulons-nous exactement pour nos enfants ? La question semble puérile n'est-ce pas et pourtant pouvons-nous répondre avec précision et détermination à cette question ? Il est temps que l'Etre Martiniquais se manifeste. Notre jeunesse mérite qu'on la protège avec force, sans concessions, sans compromis, car elle est en danger même avec les contrats emplois aidés. Si toute fois l'arme que l'on nomme la peur ne nous atteint pas, alors tout est possible...

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