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ENTRE SECTES ET GOUVERNANTS AFRICAINS QUI DETIENT LE POUVOIR VERITABLE ?

Par Hubert Marlin Elingui Jr. www.flashmag.tv/

Le 27 Avril 1961 le président américain John Fitzgerald Kennedy dans une allocution inédite faite devant les journalistes, levait le voile sur l’influence des sectes dans la politique en admettant que : - « de par le monde entier il existe une conspiration monolithique et impitoyable qui repose principalement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d'influence. Utilisant l’infiltration au lieu de l'invasion, la subversion au lieu des élections, l’intimidation au lieu du libre choix, la guérilla dans la nuit au lieu des armées en plein jour. Il est un système qui a enrôlé de vastes ressources humaines et matérielles dans la construction d'un noyau dur, une cabale très unie, une machine très efficace qui combine les opérations militaires, politiques, diplomatiques, économique, et scientifiques. »

Le leadeur du monde dit libre de l’époque montrait ainsi aux yeux du monde que le pouvoir politique apparent était loin du pouvoir politique réel, et exhortait les journalistes à dire au monde les vérités qui aideraient au peuple de comprendre ce qui se tramait dans les arcanes du pouvoir.

La situation que décriait Kennedy il y a plus de 50 ans n’a pas changé au contraire elle s’est sophistiquée et répandue de manière encore plus pernicieuse sur l’étendue du globe.

 En Afrique cette logique est aussi d’actualité même si l’on veut toujours faire croire au monde que l’Afrique va mal à cause des africains eux-mêmes qui sont incapables de se gouverner.  Pendant que certains affirment que l’Afrique n’est pas pauvre mais plutôt mal gouvernée, il est intéressant de jeter un regard sur l’exercice du pouvoir en Afrique. D’où viennent les dirigeants africains ? comment sont -ils élus et quelle doctrine ils suivent en général pendant l’exercice de leurs mandats ?

il est important de se poser les bonnes questions pour avoir les bonnes réponses.  Pourquoi presque partout dans le continent les populations font face aux mêmes fléaux ?  y a-t-il une force concerté  qui a décidé  de mettre le continent dans cette situation ? et les dirigeants  africains servent -ils cette force ou leur peuple ?

La majorité des présidents africains sont des pures produits de l’école coloniale, ils ont fait leur études pour la plus part dans les institutions académiques occidentales, et ont souvent été parmi les  étudiants les plus intelligents alors forcément quand ils retournent gouverner leur pays ils appliquent les méthodes qui leurs  ont été apprises par les institutions académiques occidentales, et s’ils sont incapables de gouverner convenablement alors c’est l’occident à travers eux qui est incapable,  à moins que justement leurs méthodes et les résultats qui surviennent  soient  justement expressément recherchés dès le départ.

Pour ce qui est du mode d’accession au pouvoir   il n’est un secret pour personne qu’un nombre innommable de présidents Africains et de dignitaires influents des régimes en place, sont des membres des loges secrètes toutes basées en occident. L’appartenance à ces loges secrètes ou clubs privés influence forcement la manière dont sont gérées les choses en Afrique lorsque l’on sait que le clientélisme et le népotisme se sont greffés, à un environnement qui était déjà très hétéroclite en raison de la grande diversité ethnique du continent.

Les fléaux tels que le tribalisme se sont aggravés et systématiser avec la politique des élus qui avaient fait leurs armes dans les loges des sociétés sécrètes occidentales, ou  les lois de la cooptation du frater sont de rigueur.  Par conséquent forcement de manière consciente ils ont reproduit le même concept dans la gestion des affaires de la cité en Afrique.  Dans la même logique il n’est un secret pour personne que les réseaux sectaires ont souvent cooptés des membres de leurs sociétés secrètes à des postes de responsabilités.  Les sectes ne serviraient à rien si elles n’avaient pas une influence certaine dans la vie de ceux qui décident d’y rentrer, à cause de leurs ramifications dans les arcanes du pouvoir politique.

Dans le paradigme sectaire, il   est facile de comprendre qui détient le pouvoir.  Les élus, qui arrivent aux affaires par cooptation des sociétés secrètes qui facilitent leur émergence par ce qu’elles savent qu’ils serviront leurs intérêts, ou les sociétés secrètes, qui sont capables de faire et défaire les rois par leurs réseaux hermétiques ?

De tout temps l’origine du pouvoir a toujours  déterminé l’autorité de la personne qui exerce le pouvoir, si dans le régime démocratique on a toujours insisté sur le fait que l’on est élu par le peuple pour exercer sa fonction publique, en défendant les intérêts du peuple, et que c’est au  peuple et à lui seul que l’on obéit et rend compte, toute chose étant égale par ailleurs il est facile de comprendre que ceux qui arrivent aux affaires par les réseaux sectaires ne peuvent qu’être loyaux envers  les sociétés sécrètes qui les ont hissé  à la tête des Etats, et non envers le peuple qui une fois de plus est flouté  par ces simulacres d’élections.

 Les choses seraient différentes si l’influence des sociétés secrètes occidentales était positives, car de tout temps l’égrégore d’un système politique réside en la philosophie qui la sous-tend, et la philosophie se concrétise en passant des idées aux actes.  

Si   par exemple les idéaux apparents, de fraternité de liberté et d’égalité étaient des axiomes qui se concrétisaient dans la réalité de la vie de tout homme quel que soit son origine on aurait volontiers compris que les groupes sectaires qui déclarent ces idéaux comme leur philosophie directrice  agirait pour le bien de l’humanité, toute entière,  en étant gardien de la conscience du peuple comme ce fut jadis le cas dans l’Egypte pharaonique avec le clergé qui définissait l’idéologie qui permettait à l’appareil étatique de se pérenniser sans heurts.

Malheureusement   derrière les paravents philanthropiques, la réalité est plus effroyable, si ces groupes font croire que c’est le monde qui est corrompu et que c’est eux qui essayent de se battre pour amener un peu plus d’humanité dans un monde violent et matérialiste, il est indéniable qu’en fait la doctrine du mal est plutôt vulgarisée par ces sectes certains diraient le mal pour le plus grand bien, mais à qui cela profite vraiment ?

 Lorsque dans certains pays africains en tant que citoyen pour avoir accès au moindre service, pour accéder à la moindre fonction, il faut appartenir à un cercle ésotérique qui a pignon sur rue, ce qui sous-entend en général être membre d’une société sécrète occidentale qui influencerait par son réseau votre bonne ou mauvaise fortune, on est en droit de se demander si le fameux droit des peuples à disposer d’eux même clamé haut et fort n’est qu’un leurre. En tout cas il est clair que les réseaux sectaires occidentaux, ont renvoyé l’Afrique à une dépendance coloniale des plus pernicieuse. L’obéissance aveugle au vénérable maitre blanc frise l’esclavage dans bien des cas.

Il est ici important d’évoquer le parcours initiatique des gouvernants africains dans ces ordres, car il ya ce que l’on appelle la transfiguration configurative qui permet à ces derniers devenir des créatures des maitres de ces ordres qui ne sont pas réputés pour avoir œuvrés pour le bien de la race noire.  Beaucoup ayant été des raciste patentés comme Albert Pike 33e  degré de la franc maçonnerie et fondateur du Ku Klux Klan ou encore le Binai Brit Juif qui a travaillé  main dans la main avec le Ku Klux klan et qui est très proche des gardes prétoriennes  africaines ; on comprend mieux pourquoi les peuples africains souffrent; ceux qui les gouvernent sont l’émanation directe des Albert Pike et autres sionistes fascistes. Ces dirigeants font d’ailleurs allégeance à ces figures du mal, acceptant de les incarner et de prendre tous leurs péchés   et leurs vertus en même temps pendant le sermon maçonnique. Pendant qu’ils prêtent serment en public pour défendre leurs pays ils ont en générale déjà prêté serment ailleurs contre leur peuple. Imaginez Albert Pike fondateur du Ku klux Klan  président d’un pays Africain que ferait -il de ses administrés noirs ?

 

 D’un autre côté il faut comprendre que le mondialisme est une réalité qui a été définie dans ces sectes occidentales qui a tort utilisent le symbolisme africain de l’ancienne Egypte.  Ce qui arrive à l’Afrique aujourd’hui fait partie d’un grand plan minutieusement conçu, depuis le moyen âge européen et l’expansion colonisatrice de l’Europe pendant le siècle des lumières.

 Les penseurs comme l’allemand Georg Hegel (1770 – 1831) sont à la base ce que l’on appelle aujourd’hui les manœuvres dilatoires du nouvel ordre mondial, qui en fait n’a rien de nouveau car il est basé sur la prise en otage des biens du monde par une caste de privilégiés qui pendant l’ancien régime était le clergé l’aristocratie et la bourgeoisie et qui aujourd’hui s’est muée en   oligarchie.

Dans le grand tableau d’échec ou la dialectique hégélienne est appliquée avec une efficience létale, on crée d’abord un problème, et   ensuite on contrôle la réaction face au problème et en enfin on apporte la solution au problème.

 Dans le cas de l’Afrique la situation catastrophique dans laquelle le continent noir se trouve a été sciemment créée par les agents sectaires, qui en premiers ont envahi et pillé le continent réduit le peuple à l’esclavage et à la colonisation, ensuite ils ont donné à ces peuples des indépendances tronqués, ont mis en place un système de dépendance et de sous-développement, pour ensuite contrôler la réaction des masses africaines face à leur forfait que leurs agents africains  ont aidé à créer.  Aussi ils ont amené la démocratie, le droit d’ingérence humanitaire, et le devoir d’ingérence militaire qui est plus récent avec le terrorisme un cheval de Troie qui concoure aux   mesures de contrôles des réactions en prenant le soin de blâmer leurs forfaits sur la politique de gestion de   leurs régents en place, qui sont en faits des outils dispensables. Dans les faits certains de ces régents l’ont souvent su dès le départ et ont souvent accepté de jouer le jeu par ambition personnelle et cupidité, la majorité a souvent découvert cette forfaiture de la pire des manières plus tard, cependant des problèmes peuvent arriver lorsque certains continuent à forcer leur maitre à avoir besoins d’eux.

 En fait la période actuelle avec les courants démocratiques imposés par la dictature occidentale est la phase de contrôle de réaction une phase qui doit toujours blanchir les véritables commanditaires du marasme social économiques et politique, cette phase met en droite ligne le sacrifice des gouverneurs Dracon comme dans le fameux ouvrage le prince de Machiavel, de Nicolo Machiaveli. Certains habiles politiciens sur le continent ont malgré tout réussi à survivre le plus longtemps possible, faisant des concessions, et usant des menaces nuancées à tour de bras.

 La 3e phase quant à elle est l’apport des solutions qui passent forcément par un gouvernement mondial qui viendra remplacer les régents dont la mission était avant tout d’être incompétents, et dans leur incompétence ces régents en général sont grassement payés car avant de faire tomber leur tête il leur est permis de rouler dans les carrosses en or, c’est cela leur part de contrat qu’ils s’emploient en général à remplir. L’abus des biens sociaux et la corruption sont dans cette optique obligatoire dans la réussite du schéma.  Il faut bien qu’ils donnent une raison à leurs maitres de les faire tomber le moment venu.

Au-delà des appellations Franc maçonnerie, Rose croix, Bilderberg, Trilatérale commission, Council of foreign relations et autres, l’entité qui détient la véritable autorité ne lésine pas sur les moyens pour atteindre ses objectifs de synarchie qui est la mise sous le même parapluie   des différentes régions du monde dont les deux plus grands organismes par région sont les unions inter étatique et les banques centrales. Qui elles devraient être régies par les organismes suprêmes de la gouvernance mondiale et de la finance mondiale, rôle que jouerait à la fin de la construction oligarchique les nations unies et la banque mondiale. Qui sont toutes les créations des oligarques occidentaux.

Il est ici important de noter que le terme synarchie a été en premier évoqué par l’ésotériste français Joseph Alexandre Saint-Yves d’Alveydre (1842-1909) qui l’a défini comme une forme de gouvernement qui distingue l'autorité du pouvoir. Aussi ceux qui ont le pouvoir n’ont pas le l’autorité qui elle est détenu par une entité invisible qui dicte à ceux qui sont au pouvoir la tenue à conduire. Dans le cas de l’Afrique cela est bien plus visible avec l’histoire coloniale et néocoloniale qui jusque-là n’a facilité que l’émergence des dirigeants qui était en parfaite symbiose avec les desseins des puissances occidentales qui ont à la tête de leurs états des pantins qui font eux aussi la politique de ces forces occultes.  Aussi de plus en plus en occident les citoyens dont la conscience a souvent été entretenue et divertie par les différents organes de manipulation de l’oligarchie, commencent déjà à se poser des questions récurrentes sur la gestion des affaires de leur pays respectifs. 

En Afrique comme en Occident est-il possible vraiment de se défaire de l’emprise des sectes sur la vie politique ?

Question facile à comprendre et tout aussi facile à répondre. Les pessimistes pensent que rien qu’un séisme social économiques et politique, voir un cataclysme écologique changerait la donne. Cependant autant la machine semble parfaite en même temps elle a en elle-même les éléments de sa déchéance qui tôt ou tard finiront à la faire imploser, le simple fait que les voix s’élèvent de plus en plus le prouve, la montée en puissance du sentiment anti oligarchie partout dans le monde est une réalité visible à travers internet.

 

 De la même manière qu’il y eut une révolution pour séparer l’église de l’Etat il faudrait qu’il y ait une révolution pour séparer le pouvoir politique de l’emprise des société secrètes qui ont un avantage conséquent car leur secret les protège de l’œil du profane qui ne peut pas combattre que ce qu’il ne voit pas, même s’il peut le ressentir. En tout cas il faudra qu’une autre idéologie se forme pour remplacer celle qui prévaut actuellement, la nature ayant horreur du vide, on peut espérer que cette idéologie ne se teinterait pas des tares de la donne actuelle.  Tout pouvoir absolu corrompt absolument. Pendant que les sociétés sécrètes dont l’on déplore les méfaits aujourd’hui   furent à la base de la révolution française et américaine. Il est claire de plus en plus qu’elles ont repris simplement à leur avantage toutes les tares que l’on reprochait à l’ancien régime aristocrate, leur idéaux nobles affichés  ne les ont aidés qu’à récupérer le fauteuil du roi et depuis ils ont fait pire que le roi sous la cape du secret. 

 

 Par Hubert Marlin Elingui Jr.

Journaliste Ecrivain.

 

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