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Europe : vague d’immigration sans précédent des Français vers le Québec

Florian Guénet
Europe : vague d’immigration sans précédent des Français vers le Québec

Face au manque criard de main d'oeuvre, la province de Québec a décidé de se tourner vers la France afin d'entamer des sessions de recrutement. Une idée qui séduit des deux côtés

Québec attire de plus en plus de Français. En effet, deux fois par an, la Belle Province organise une session de recrutement en vue de proposer des postes aux Français étant intéressés par l’expatriation. Samedi dernier, le succès a, une nouvelle fois, été assez largement au rendez-vous. Entre sécurité sociale et économique, il est vrai que Québec a de quoi attiser les curiosités.

La province de Québec se tourne vers la France

Certains souhaitent partir en vue d’un long processus de développement personnel et professionnel. En effet, l’expatriation permet de s’ouvrir à de nouveaux horizons et développer certaines compétences. D’autres en revanche, souhaitent simplement partir pour vivre une nouvelle expérience, sans pour autant estimer que la France est un réel frein à leur vie privée et/ou professionnelle. Certains s’identifient clairement à la grogne sociale qui règne actuellement en France et souhaite partir afin d’avoir une vie plus agréable. Enfin, certaines personnes ne se sentent plus en sécurité en France, la faute notamment à la percée des extrêmes qui prennent de plus en plus de place dans le paysage politique.

Ces missions de recrutement sont, pour Québec, une véritable aubaine. En effet, la région souffre clairement du manque de main-d’œuvre et est obligée de se tourner vers la France afin de la combler. Régis Labeaume, maire de Québec espère d’ailleurs que ce genre d’événement va rapidement se répéter à une fréquence plus importante que deux fois dans l’année. Un constat partagé par le PDG de Montréal International, Hubert Bolduc, qui confirme que les résultats des nombreux entretiens passés sont plus que positifs. En tout et pour tout, 24,000 personnes ont déposé leurs CV, 12,900 ont été sélectionnées, pour un taux de chômage local avoisinant les 4 %, soit un manque de 10,000 à 13,000 travailleurs.

Post-scriptum: 
Hubert Bolduc