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Gabriel Gallion : un grande et belle plume qui s'envole

Gabriel Gallion : un grande et belle plume qui s'envole

   Le regard toujours vif derrière ses sourcils en broussaille, Gabriel GALLION avait des airs de gros nounours qui dégageait une sympathie immédiate une fois qu'on avait compris que son sourire narquois, voire sarcastique, était une sorte de pied de nez permanent à l'existence et à ce qu'elle a de plus volatile à savoir la vie politique. Ayant exercé longuement à Paris, puis revenu en Martinique, il a été toutes ces dernières années l'une des plumes qui a redonné du lustre au quotidien "FRANCE-ANTILLES", longtemps qualifié de "FRANCE-MENTI" par le bon peuple.

   G. GALLION savait instaurer de la distanciation entre son sujet (la vie politique) et lui, ce qui fait qu'il a été l'un des rares de sa profession à avoir toujours entretenu de bonnes relations avec nos élus de quelque bord que soient ces derniers. Il était d'une rigueur millimétrée dans ses articles au style souvent enlevé, non dénué parfois de cette ironie légère qu'il semblait toujours porter en bandoulière. Surtout il était un homme cultivé, un homme qui se cultivait sans cesse et qui rejetait la superficialité et le sensationnalisme à la petite semaine dont se satisfont beaucoup de ses confrères locaux. Il n'a jamais été, par exemple dans la recherche du scoop à tout prix.

   Enfin, G. GALLION avait un sens aigu de l'éthique journalistique et, tout en n'ignorant pas que l'objectivité absolue est un idéal inatteignable, il savait respecter les faits et les hommes ainsi que les idées de ces derniers. Il n'était donc pas du genre à se faire écrire ses papiers par d'autres comme c'est le cas de certains qui paradent matutinalement sur certaines radios.

   Nul doute que sa terre natale qu'il chérissait lui sera légère...

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