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Gary Victor : nos hommes politiques sont pour la plupart des kokorat!

By Rezo Nodwes
Gary Victor : nos hommes politiques sont pour la plupart des kokorat!

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer l’origine du kokoratisme haïtien qui est pour moi l’une des raisons principales de notre état. Je prends l’exemple d’un sénateur dominicain. Il est aussi corrompu qu’un sénateur haïtien. Origine sociale modeste comme un sénateur haïtien. Ce qu’il gagne dans les circuits de la corruption dépasse de loin ce qu’un parlementaire haïtien pourrait imaginer.

Sauf que ce sénateur dominicain n’est pas un kokorat. Il veut un pays propre, moderne avec de belles routes, des hôpitaux, des écoles, de l’électricité. Ce sénateur serait bien choqué de voir ce qu’on appelle chez nous un Théâtre national.

Albert Buron pince sans rire disait qu’il y avait des démons dont le bureau était au dernier étage d’un gratte ciel. Il y en a d »autres, les diables kokorat, dans des grottes ténébreuses et nauséabondes.

Nos parlementaires, nos hommes politiques sont pour la plupart des kokorat. C’est pour cela qu’ils ne peuvent que penser en crasseux et en petit.

Ce kokoratisme explique le délabrement du pays. Le kokoratisme est si ancré dans notre culture que même des années d’études à l’étranger, les diplômes les plus avancés, n’arrivent pas à avoir raison de cette manière d’être et de penser petit, de penser crasseux.

La corruption n’explique pas tout.

Mon frère aux USA me donnait l’exemple d’un ami à lui dont le rêve était, s’il gagnait un loto de plusieurs millions de dollars, de revenir en Haiti pou l al manje yon chat wouj.

On me dira que chacun peut avoir ses rêves et sa culture.

Mais l’histoire a démontré, oublions tout moralisme, ce qui advient des rêves et des cultures incapables de prendre place sur l’échiquier des compétitions inévitables.

La scène haïtienne n’est que la preuve, á quelques exceptions, d’un kokoratisme installé et triomphant à tous les niveaux.

Mais qui peut m’expliquer kote afè kokorat sa a sòti ? Je voudrais une réponse.

Gary Victor

Texte tiré de la page Facebook de l’écrivain Gary Victor

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