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HIER, ON NIAIT SON EXISTENCE, AUJOURD'HUI ON LE DENONCE !

HIER, ON NIAIT SON EXISTENCE, AUJOURD'HUI ON LE DENONCE !

 Le "bwaba" du carnaval 2020 à Foyal, artistiquement médiocre, représente donc un homme couché, malade ou décédé, à cause du chlordécone. 

 Le Roi Vaval est fabriqué, comme chacun sait, par le SERMAC, service culturel de la municipalité foyalaise, lequel donne libre cours à son imagination, mais très souvent à des consignes politiques venues d'en haut. L'an dernier, ce fut un écologiste à en avoir fait les frais : Louis BOUTRIN, co-auteur, il y a 13 ans, d'un ouvrage dénonçant l'empoisonnement de notre pays par le chlordécone.
  Cette année, c'est le...chlordécone qui est dénoncé par le "babwa" du SERMAC !!!
 Cela n'est pas sans rappeler qu'il y a 13 ans, Serge LETCHIMY, maire de Foyal, avait nié la dangerosité du chlordécone et hâtivement rassemblé les revendeuses des différents marchés de la ville dans une association nommé Machann Foyal qui défila dans les rues en vouant aux gémonies L. BOUTRIN et R. CONFIANT. Motif avancé : ces deux écologistes voulaient "ôter le pain de la bouche" auxdites revendeuses en déclarant que leurs légumes étaient contaminées par le chlordécone. Or, ceux-ci n'avaient fait qu'exiger de l'Etat français la mise en place d'un système de traçabilité de ces légumes !
  Donc si l'on comprend bien, pour en revenir au carnaval, l'an passé, on "dékale" BOUTRIN et cette année, on met en scène le pesticide qu'il a dénoncé pour dénoncer désormais ce même...pesticide. Cherchez l'erreur ! La réponse n'est pas difficile à trouver : le leader du PPM s'est auto-proclamé, il y a quelques mois, Christophe COLOMB du chlordécone par le biais d'une commission d'enquête parlementaire aux pouvoirs tronqués dont plus personne n'entend parler depuis que son rapport a été officiellement remis à l'Etat et qui dort dans les archives de l'Assemblée nationale (et y dormira sans doute jusqu'ad vitam aeternam).
  Cela a un nom : l'indécence. Et un synonyme : politicaillerie. Pour "dékaler" un adversaire politique, on préfère fermer les yeux durant 13 ans sur un produit hyper-toxique pour la population et aujourd'hui, on a le culot de se présenter en grand pourfendeur du chlordécone. A ce propos__mais nous y reviendrons dans un prochain article__, il convient de noter le double jeu du PPM qui, par la voix d'un communiqué de Didier LAGUERRE, maire de FDF, dénonce fermement les violences perpétrées lors du procès des sept militants anti-chlordécone, mais qui, en sous-main, par le truchement d'un obscur chanteur de dance-hall, qui est employé municipal, attise le feu. L'octroi gratuit du Grand Carbet, dernièrement, à des panafricanistes obsédés (depuis peu) par le chlordécone, en est l'un des exemples. Avec 61 millions d'euros de déficit, comment peut-on dispenser certains des revenus de location de cette grande salle de spectacle ? 
  Nous y reviendrons car ce petit jeu, ce double jeu du PPM,  doit être connu de tous : d'un côté, on va planter "le Courbaril de la Réconciliation" sur l'Habitation du plus riche béké de la Martinique et d'un autre côté, on "soutire" ceux qui dénoncent bruyamment aujourd'hui  les empoisonneurs békés (alors qu'il y a 13 ans, on n'a JAMAIS entendu ces protestataires !).
   Ti jé-tala ké bout !... 
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