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Honneur et respect à celles et ceux qui ont mené le combat contre la corruption à l'Université des Antilles (1è partie)...

Honneur et respect à celles et ceux qui ont mené le combat contre la corruption à l'Université des Antilles (1è partie)...

   Leurs visages ne sont pour la plupart pas connus du grand public ni même leurs noms. Beaucoup ne travaillent même pas à l'Université des Antilles, mais ils savent que la fine fleur de la jeunesse de nos deux îles y étudie et que la première des valeurs à enseigner à celle-ci est l'intégrité.

 

   Un universitaire se doit d'être pédagogiquement compétent et intellectuellement reconnu, mais il doit tout autant se montrer irréprochable. Surtout en matière d'argent ! En effet, contrairement à leurs collègues du primaire et du secondaire qui n'ont à manier que des sommes très modestes (pour des sorties pédagogique, par exemple), les universitaires sont des "enseignants-chercheurs". Ils ont pour mission d'une part, d'enseigner aux jeunes adultes et d'autre part, de faire des recherches dans leurs domaines de compétences.

   Or, la recherche coûte parfois cher.

   Au travers donc de leurs groupes de recherches, les universitaires sont donc amenés à monter des projets afin d'obtenir des fonds pour conduire lesdites recherches. Dans ce cas, les sommes peuvent atteindre des montants considérables : 10.000, 20.000, 50.000, parfois même 100.000 euros. Parfois même davantage ! L'ex-CEREGMIA, dont Fred CELIMENE était le directeur, exerçait ses talents sur les trois campus de l'ex-UAG (ceux de Martinique, Guadeloupe et Guyane) était spécialisé dans le "siphonnage de fonds européens" pour reprendre l'expression de MEDIAPART. Chacun de ces groupes avait un directeur. Le directeur de l'ex-CEREGMIA-Guadeloupe vient d'ailleurs d'être nommé vice-président du Pôle Guadeloupe suite au décès de celui qui occupait ce poste. Très bel exemple pour la jeunesse, n'est-ce pas ?

 

 

   Toutes ces informations sur le fonctionnement des groupes de recherches sont bien évidemment connues des universitaires, mais très peu du grand public. Cet article s'adresse au grand public car l'Université n'est pas l'affaire des seuls universitaires, mais celle de toute la société puisque ce sont les impôts des citoyens qui la font vivre. Les universitaires qui aspirent à vivre en vase clos trahissent l'étymologie même du terme qui les désigne : "univers". Certains sont d'ailleurs les premiers coupables des dérives financières de l'ex-CEREGMIA et de son directeur, Fred CELIMENE, qui vient d'être radié définitivement de la fonction public par le Conseil d'Etat. Pourquoi ? Parce qu'une douzaine d'années avant l'élection de Corinne MENCE-CASTER à la présidence de l'établissement, suite à des rapports alarmants de la Cour des Comptes sur les dérives financières de l'ex-CEREGMIA, F. CELIMENE était déjà passé devant le Conseil de discipline de l'UAG. Et avait-il été réprimandé ? Sanctionné ? Oui : ce conseil lui avait interdit de changer d'échelon pendant...1 an.Interdit de rire !

   Si ses collègues n'avaient pas cherché à laver le linge sale en famille et ne lui avaient pas infligé une sanction dérisoire, il est certain que CELIMENE n'aurait pas pu continuer à sévir durant tout ce temps. A ce propos, il convient de souligner le courage de la première femme à être élue présidente de l'ex-UAG, Jacqueline ABAUL. Elle aussi fut confrontée aux dérives financières du CEREGMIA et rédigea un rapport qu'elle adressa au Ministère de l'Enseignement supérieur. A peine quinze jours plus tard, on lui proposait un poste de...rectrice dans l'Hexagone !!! A l'époque, ni elle ni personne n'avait vu de relation entre son rapport et sa promotion. Cela ne devint évident que quelques années plus tard et démontre que les gens du CEREGMIA ont bénéficié et continuent de bénéficier de protections au plus haut niveau, notamment maçonniques.

   La preuve : si les 3 chefs du CEREGMIA ont été révoqués administrativement, ils ne sont toujours pas passés en justice alors qu'il faudra bien qu'ils remboursent les millions d'euros disparus. Ni eux ni leurs 43 complices listés dans les rapports de l'IGAENER (Inspection Générale de l'Education Nationale) et surtout de l'OLAF (ou "FBI européen"). Pire : l'affaire CEREGMIA a connu 3 juges d'instruction en...3 ans et demi. Qui joue la montre ? Qui cherche à enterrer l'affaire ? Certains cherchent-ils à nous pousser à publier l'accablant rapport de l'OLAF ? Si tel est le cas, qu'ils continuent à faire du dilatoire et rira bien qui rira le dernier.

   Car il est clair que le CEREGMIA a bénéficié de complicités au sein de l'université même en plus des 43 nommés dans le rapport de l'OLAF. Tous ceux qui ont, pendant des années, détourné les yeux. Qui n'ont rien dit lorsque le CEREGMIA imitait leur signature sur des demandes de subventions ou inscrivait leur nom sur des billets d'avion pour des missions qu'ils n'ont jamais eu à effectuer et cela vers des pays où parfois ils ne sont jamais allés de leur vie. Tous ces tièdes, ces pleutres, ces arrivistes inconséquents dont certains ont cherché à entraver le travail de nettoyage des écuries d'Augias entrepris par C. MENCE-CASTER. Ces planqués s'imaginent sans doute qu'ils récupéreront la donne le moment venu.

   C'est ce que l'on verra...

                                                           (à suivre)

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