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IL N'Y A PAS EU QUE LE CHLORDECONE, MAIS AUSSI LA DIELDRINE, PRODUIT NON-HOMOLOGUE !!!

   IL N'Y A PAS EU QUE LE CHLORDECONE, MAIS AUSSI LA DIELDRINE, PRODUIT NON-HOMOLOGUE !!!
   Depuis que la commission d'enqête parlementaire (aux pouvoirs limités) sur le chlordécone, présidée par S. LETCHIMY, est venue faire son show, tout le monde s'excite sur ce seul polluant.
  Sauf que le chlordécone a bien été autorisé par l'Etat, en l'occurrence le Ministère de l'Agriculture, cela à la demande pressante de gros planteurs de banane et de certains politiques "nègres". Il a reçu une AMM c'est-à-dire une Autorisation de Mise sur le Marché ! Donc aussi dangereux, toxique et polluant soit-il, au moins a-t-il été légal, même si aujourd'hui, les responsables de cet empoisonnement massif affirment qu'ils n'étaient pas au courant de la dangerosité de ce pesticide organochloré, interdit aux Etats-Unis, pays où la molécule a été synthétisée, dès...1979. Jusqu'en 2002, le chlordécone a été, en effet, massivement utilisé dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe.
   Avec toutes les conséquences désastreuses que nous constatons depuis quelques années.
   Mais quid de la DIELDRINE ? Pourquoi a-t-elle, elle aussi été autorisée chez nous, alors qu'elle n'a jamais reçu d'AMM, autrement dit qu'elle n'a jamais été homologuée par les autorités françaises ? Comment se fait-il qu'elle ait pu passer tranquillement les frontières de la douane ? Qui a fait entrer ce produit, tout aussi dangereux que le chlordécone, dans nos deux îles et a fait les ouvriers agricoles l'utiliser ? Oui, QUI ?
   L'introduction de la Dieldrine relève d'un acte de banditisme pur et simple !
   Car répétons-le : au moins le Chlordécone était-il autorisé, pas la Dieldrine. Cette introduction illégale avait pourtant été dénoncée noir sur blanc aux pages 56 et 57 de l'ouvrage de Louis BOUTRIN et Raphaël CONFIANT, "Chronique d'un empoisonnement annoncé" publié en...2007. C'est-à-dire il y a 12 ans !!! Lisons :
   "Ce qu'il y a de plus révoltant dans cette affaire de contamination aux pesticides, c'est que l'on constate un laxisme généralisé des services compétents, ce qui symbolise bien ce laisser-faire de l'administration française aux Antilles. Car même si le Chlordécone est au centre de nos préoccupations actuelles, il n'est qu'en exemple parmi cent. D'autres pesticides ont été introduits et utilisés sur les sols agricoles sans que l'on sache trop comment."
   Aujourd'hui, la commission LETCHIMY, le Christophe COLOMB du chlordécone, découvre, sans rire, le laxisme des services de l'Etat aux Antilles !!!
   Continuons notre lecture, en page 57 du livre cette fois :
   "Le cas de la Dieldrine, pesticide organochloré non homologué en France, est également très révélateur. Interdit à la vente en 1987 et retiré du marché mondial depuis 1989 à cause de son écotoxicité, on le retrouve néanmoins présent  dans les analyses effectuées par les services de la D.D.A.S.S. Par quelle opération du Saint-Esprit, les eaux de nos rivières se retrouvent-elles contaminées à la Dieldrine ? Les services des douanes ont-ils laissé entrer sur le sol des Antilles un produit non homologué en France ? Qui en était l'importateur ? Qui en était le destinataire ? Pourquoi la D.D.A.S.S. n'a-t-elle pas alerté le préfet pour qu'un plan d'urgence soit mis en place ?"
   Ces interrogations se trouvent dans l'ouvrage de 2007 écrit par BOUTRIN et CONFIANT !!!
   Devrons-nous attendre dans deux ans, trois ans, cinq ans, une commission d'enquête parlementaire sur la...Dieldrine ?... 
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