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Ils n'ont pas fait l'ENA ni Polytechnique, ne sont ni agrégés ni docteurs, mais touchent plus de 7.000 euros par mois

Ils n'ont pas fait l'ENA ni Polytechnique, ne sont ni agrégés ni docteurs, mais touchent plus de 7.000 euros par mois

   Il serait grand temps que la Cour des comptes ou quelque autre organisme de contrôle mettent le nez dans les salaires d'un certain nombre de cadres, chefs de service et autres directeurs de la fonction publique territoriale à la Martinique. En effet, les inspecteurs en ressortiraient totalement éberlués devant le caractère carrément mirobolant, stratosphérique même de certains dont les heureux bénéficiaires ne sont ni énarques ni polytechniciens ni agrégés ni docteurs : 7.000 euros et plus, voici ce que ces hauts cadres touchent chaque mois dans un pays où 60% de la population survit avec à peine le SMIC.

   On se demande bien quels éminents services ces messieurs-dames rendent à notre chère Martinique pour pouvoir toucher ces salaires de ministre. Vu l'état de délabrement dans lequel se trouve notre île et cela dans tous les domaines, on se dit que ces petits NEYMAR ne servent pas à grand-chose. Lui, NEYMAR, au moins il marque des buts et ramène une fortune à son équipe par le biais des dizaines de milliers de spectateurs qui paient leur place, des chaînes-télé et des sponsors publicitaires. A la limite le salaire de NEYMAR est moins scandaleux et moins injustifié que celui de ces cadres territoriaux.

   Qui est responsable de cette dérive salariale ? Certainement pas "le boutiquier" comme l'avait surnommé un éminent économiste du Parti de l'Ancien Réservoir de Trénelle car un boutiquier ça compte ses sous, ça compte même sou par sou et ça ne veut jamais rien dépenser. Ces salaires mirobolants (et le fameux "Grand St-Pierre" en a été un triste exemple) proviennent donc des adversaires du "boutiquier" et d'eux seuls. Ce sont eux qui, par exemple, dans l'ancien Conseil régional avaient fixé des salaires et des primes exorbitantes à des soi-disant hauts cadres.  

   Nous le prouverons bientôt (fiches de paie à l'appui)...

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