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ISRAËL RECONNAIT AVOIR UTILISE DU PHOSPHORE BLANC A GAZA

sur Nouvelobs.com (photo sipa)

Dans un rapport, l'Etat hébreu indique, pour la première fois, avoir "utilisé des munitions contenant du phosphore blanc" lors de son offensive en janvier à Gaza. Mais il assure ne pas avoir agi en contradiction avec le droit international.

Israël reconnaît, pour la première fois, avoir "utilisé des munitions contenant du phosphore blanc" lors de son offensive en janvier dans la bande de Gaza, dans un rapport publié jeudi 30 juillet par le ministère israélien des Affaires étrangères. Mais l'Etat hébreu assure qu'il n'a pas agi en contradiction avec le droit international, affirmant ne pas avoir usé ces munitions à l'intérieur de zones d'habitation. Le droit international ne permet l'utilisation du phosphore blanc que pour masquer le mouvement des troupes.

La démonstration d'Israël occupe les dernières pages du rapport de 159 pages publié par le ministère des Affaires étrangères, intitulé "L'Opération à Gaza - 27 décembre 2008-18 janvier 2009 - aspects factuels et légaux".

{{Accusations}}

Ce rapport du gouvernement israélien fait suite aux accusations des Nations unies et d'organisations de défense des droits de l'Homme telles Humain Right Watch et Breaking the silence, selon lesquelles l'Etat hébreu se serait rendu coupable de crimes de guerre et de violations du droit international lors de l'opération "Plomb durci" menée contre le Hamas dans la bande de Gaza.

Les autorités israéliennes ont également annoncé qu'elles enquêtaient sur une centaine de plaintes dénonçant des écarts et abus qu'auraient commis les soldats de Tsahal pendant l'offensive. L'armée enquête notamment sur des soupçons de pillages dans des maisons palestiniennes, de mauvais traitements contre des prisonniers et le recours à des civils palestiniens comme "boucliers humains".

{{L'ONU demande une enquête indépendante}}

Selon la chaîne Al Jazeera, John Ging, à la tête de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a salué ce rapport, qu'il considère être la "reconnaissance que des investigations doivent être effectuées sur ce qui s'est passé". Tout en ajoutant qu'"une enquête indépendante qui puisse être crédible pour les deux parties reste nécessaire".

Selon les autorités palestiniennes, plus de 1.400 Palestiniens ont été tués pendant les trois semaines de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, dont plus de 900 civils. Israël ne reconnaît de son côté que la mort de 295 civils.

(Nouvelobs.com)

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