Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

Jean Raspail, contempteur des Antilles, a passé l'arme à gauche

Jean Raspail, contempteur des Antilles, a passé l'arme à gauche

    Il avait 91 ans, le salaud, soit une dizaine de plus que l'espérance de vie masculine en terre occidentale, plus précisément en France, son pays.

   Comme quoi le mépris de l'Autre et le racisme, ça vous maintient sacrément en vie. Jean RASPAIL a donc passé l'arme à gauche ce 11 juin dans une relative indifférence à cause ou grâce à la méga-manif parisienne contre le racisme. A-t-il eu le temps d'en apercevoir des images à la télé avant de pousser son dernier râle ? Nul ne le sait mais en tout cas, ça a dû lui faire très mal de voir tous ces Nègres et ces Arabes occupant les avenues de la Gaule, lui qui avait acquis une certaine notoriété en publiant en 1973 un roman, sans doute, prémonitoire : Le camp des saints. 

   Bon, cette fois, il ne parlait pas des Nègres et des Arabes, mais des...Indiens. Oui, de l'Inde ! Des cargos entiers d'Indiens débarquaient en Europe et y submergeaient cette dernière à commencer par la France, y débarquant sur la Côte d'Azur (il n'est pas précisé s'ils ont fait des misères à Brigitte BARDOT dans sa ville de La Madrague). Flics et militaires sont en tout cas incapables de s'y opposer d'autant que les populations autochtones européennes se couchent devant ces envahisseurs, l'Eglise catholique prônant de les accueillir à bras ouverts. 

Interrogé par Le Figaro en 2011, Jean Raspail revient sur son torchon littéraire :

« C'est un livre inexplicable, écrit il y a presque quarante ans, alors que le problème de l'immigration n'existait pas encore. J'ignore ce qui m'est passé par la tête. La question s'est posée soudain : “Et s'ils arrivaient ?” Parce que c'était inéluctable. Le récit est sorti d'un trait. Lorsque je terminais le soir, je ne savais pas comment j'allais poursuivre le lendemain. Les personnages ont surgi, inventés au fur et à mesure. De même pour les multiples intrigues. »

   Depuis, son bouquin est devenu une oeuvre-culte pour l'extrême-droite française et a été réédité pas moins de huit fois. Il nourrit désormais l'idéologie dite du "Grand Remplacement" qui prétend que des hordes de gens du Tiers-Monde sont en train de coloniser lentement mais sûrement l'Occident et mettront fin à la civilisation qu'a construit cette dernière. Jean RASPAIL fut donc un précurseur des Renaud CAMUS, Alain FINKIELKRAUT et autres Eric ZEMOUR.

   Il a publié aussi deux livres sur les Antilles, à dix ans d'intervalle, dans lesquels il décrit ses habitants comme des fainéants et des jouisseurs qui vivent aux crochets de la Mère-Patrie française qu'au fond d'eux-mêmes ils détestent. Va te faire voir par Lucifer, Raspail ! Qu'il t'enfonce sa fourche dans le cul ! Amen...

Commentaires

Véyative | 16/06/2020 - 05:30 :
" un peuple qui se remue le derrière en dansant, n'a aucun avenir". Cette phrase a surgi de ma mémoire en entendant son nom à la radio. J'ai sursauté! Je me revois lire "Secouons le cocotier" vers l'âge de 15 ans. J'ai été blessée, je découvrais le mépris et le racisme.

Connexion utilisateur

CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d'éviter les soumissions automatisées spam.

Pages