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"JUSTICE" DANS LA 100è ANNEE DE SON AGE

"JUSTICE" DANS LA 100è ANNEE DE SON AGE

   Si les centenaires sont légion à la Martinique, il n'en va pas de même des journaux.

   Au 19è siècle, Saint-Pierre fourmillait de feuilles quotidiennes ou hebdomadaires et tout au long du XXe siècle, jusqu'à l'arrivée de l'Internet à la fin des années 80, la presse écrite jouait encore un grand rôle dans la société martiniquaise. Mais la plupart d'entre ces journaux mouraient de leur belle mort après un an, dix ans ou vingt ans de parution.

   Tel n'est pas le cas de l'hebdomadaire communiste "JUSTICE" qui fête en cette année 2010 son 100è anniversaire.

   Il est l'un des plus vieil organe de presse de la Caraïbe et en tout cas de plus ancien de la zone Martinique-Guadeloupe-Guyane. "JUSTICE" témoigne de l'opiniâtreté et du courage des communistes martiniquais dans les durs combats contre l'injustice coloniale et l'exploitation békée. L'un de ses journalistes, André ALIKER, l'a d'ailleurs payé de sa vie le 11 janvier 1934.

   Les numéros de "JUSTICE" de cette année 2020 seront donc des numéros "Collector". A ne rater donc sous aucun prétexte !

   Dans le présent numéro, on peut lire l'extrait ci-après d'un article de Georges ERICHOT, secrétaire général du Parti Communiste Martiniquais :

"En cette année du centenaire de Justice, la commémoration du 86e anniversaire de l’assassinat de son gérant André Aliker prend un relief particulier. Car ce crime odieux n’avait d’autre but que de faire taire ce courageux journaliste qui avait osé dénoncer la gigantesque fraude fiscale perpétrée à l’encontre des intérêts de la colonie par Eugène Aubéry, le plus puissant des békés de l’époque. Mais cet assassinat visait aussi à faire taire le journal Justice, fondé le 8 mai 1920 par Jules Monnerot et qui se définissait comme “l’organe de défense des travailleurs”.

Certes à travers l’assassinat du gérant de Justice, c’est l’homme qui a été atteint, pas la soif de vérité qui l’animait, ni l’idéal communiste qui ont permis à ses compagnons et à ses successeurs de faire vivre son journal.

C’est cette flamme qui brûle toujours en nous et qui nous impose l’impérieux devoir de faire revivre la mémoire de ce journaliste communiste dont l’engagement aux côtés des plus démunis et le combat contre la corruption et pour la vérité restent un exemple pour tous les Martiniquais et même au-delà de notre île."

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