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Justice sous les cocotiers : dépaysement pour l'affaire "Green Parrot", refus de dépaysement pour l'affaire "Ceregmia"

   Les deux poids deux mesures devient, dans nos contrées ultramarines (mais n'est-on pas toujours, géographiquement parlant, l'Outremer de quelqu'un), le trois poids trois mesures. Témoin la demande de dépaysement de l'affaire "Green Parrot" par le Procureur de la République à Fort-de-France, celui-là même qui refusera sans doute tout net le dépaysement de l'affaire "Ceregmia".

   Quel est l'intérêt du dépaysement d'une affaire ?
   En principe que le déroulement de la justice se fasse sans pressions locales et donc dans la sérénité laquelle est gage d'équité ou plus exactement de jugement équitable. S'agissant de l'affaire "Green Parrot", qui est d'abord et avant tout une affaire politique quoique certains en disent (alors que l'affaire Ceregmia n'est qu'une vulgaire affaire de voyous en col blanc qui ont piqué dans les caisses de l'université qui les employait), on avait vu, lors d'une première audience, il y a quelques mois, au tribunal de Fort-de-France, un énorme soutien populaire apporté au principal protagoniste, Alfred MARIE-JEANNE, actuel président de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique). On avait vu aussi les avocats de ce dernier s'en prendre en personne au Procureur qu'ils accusaient d'usage de faux. Bref, une atmosphère électrique, pour ne pas dire volcanique, qui, à première vue, risquait et risque d'entamer le bon fonctionnement de l'action judiciaire.
   Soit !
   Mais alors que l'on nous explique pourquoi, alors que l'ex-gouvernance de l'université a subi des pressions de toutes sortes, non seulement de l'intérieur de l'institution, mais aussi de l'extérieur --et chacun verra bien de quoi l'on parle--, il n'a jamais été question pour le Procureur de dépayser l'affaire CEREGMIA. L'ex-présidente de l'UA pouvait-elle donc subir des pressions que le Procureur juge intolérables pour lui-même et les siens?
   Il est temps que les Martiniquais se réveillent et refusent cette justice à deux vitesses qui n'est que le fruit d'accointances politiques, qui n'ont rien à voir avec l'impartialité que l'on attend des institutions judiciaires.

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