Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

LA MORT ANNONCE DE L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE AU LYCEE

LA MORT ANNONCE DE L'ENSEIGNEMENT DU CREOLE AU LYCEE

  Ce sont des décennies de travail de recherches et de luttes qui risquent de s'effondrer d'un seul coup s'agissant des langues et cultures créoles. Le missile responsable : la reforme BLANQUER.

   Portant le nom de l'actuel ministre de l'Education nationale, cette réforme a bouleversé un certain nombre de choses au niveau des lycées notamment (baccalauréat) et surtout à celui de l'enseignement des langues et cultures dites "régionales" dont font partie le corse, le basque, le breton, l'occitan, le tahitien et...le créole.
   De quoi s'agit-il exactement ?
   De ceci : hormis le corse et le tahitien qui sont des matières obligatoires (chose obtenue grâce à l'action des politiques de ces deux territoires), partout ailleurs, la langue régionale est facultative ou plus précisément "optionnelle". Au baccalauréat où les candidats peuvent prendre des options, la langue régionale était souvent choisie à côté d'une autre option (latin, arts plastiques etc.). Jusqu'à la réforme BLANQUER, toutes les options avaient le même coefficient à savoir 2. Or, cette réforme change brutalement la donne comme suit :
 
   . OPTION latin, grec, arts plastiques, musique etc... : coefficient 4.
 
   . OPTION Langues régionales (basque, breton, occitan, créole etc.) : coefficient 2.
 
  Quel candidat aura bac sera assez sot pour choisir une option avec un simple coefficient 2 alors qu'il en a d'autres à sa disposition qui disposent du coefficient 4 ? Les candidats sont à la recherche de points supplémentaires et avec la réforme BLANQUER, les langues régionales ne leur en apporteront pas autant qu'ils et elles le voudraient.
   Mais il y a bien pire : un candidat peut choisir deux options ayant un coefficient 4, mais s'il choisit celle de Langues régionales qui a donc un coefficient 2, il n'a pas le droit de prendre une autre option. Cela s'appelle une exécution en place publique !
 Dans l'Hexagone, mouvements de défense des langues régionales, syndicats enseignants et politiques sont déjà montés au créneau depuis plusieurs mois afin d'obtenir l'abrogation de cette mesure scélérate. Aux Antilles, en Guyane et à la Réunion, personne ne bouge pour l'instant. Kréyol pa anlè kont pèsonn... 
Image: