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LA POLITIQUE EST-ELLE NOBLE OU SALE ?

Michel GIRDARY

Doit-on encore voter, s’abstenir ou se révolter ?

 

83% des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas de ce que pensent les gens comme eux.

39% déclarent que la politique leur inspire avant tout de la méfiance et 23 % du dégoût.

 

En Guadeloupe, la perception n'est guère plus envieuse, entre scandales financiers à répétition, le dernier en date, l'affaire de Justin PAISLEY, ancien Directeur Général des Servies "DGS" de Morne-à-L'eau et actuel DGS de la commune de Port-Louis, à qui, il est reproché entre autre des détournements de fonds et des actes de favoritisme de marchés publics pour un préjudice estimé à près de 1 Million d'euros. Il est en détention provisoire, comme l'a été pendant 90 jours récemment Joël BEAUGENDRE, le Maire de Capesterre-Belle-Eau, qui avait provoqué la consternation et l'indignation de la population Guadeloupéenne.

 

Ces affaires éclaboussent toute la classe politique en inspirant dégoût, méfiance et défiance. La politique ne serait plus synonyme que de magouilles, de corruption, de pots de vin, de malversations, de favoritismes, de détournements de fonds publics, de promesses électoralistes mensongères, d’ambitions personnelles, de déceptions, de désillusions, de contestations et d’absentions...

C'est sur ce fond d'affaires malodorantes que se préparent les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015. Rien de très inspirant !

 

Mais est-ce bien là, la finalité de la politique ?

 

La politique en son sens plus large, celui de civilité, indique le cadre général d'une société organisée et développée.

La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités.

 

L’actualité récente ou plus ancienne montre que les politiciens se sont moqués des citoyens que nous sommes, ils nous ont spoliés, volés, plumés, détroussés, arnaqués, escroqués…

Chaque centime détourné entraine inéluctablement une augmentation des impôts, que le citoyen devra supporter mais également une réduction drastique du service public parce qu’il faudra aussi réaliser des économies. Dans tous les cas, c’est le citoyen qui mettra la main à la poche pour couvrir les malversations opérées à petites, moyennes ou grandes échelles.

 

Quelles attitudes adopter face à cette rapine, au pillage des fonds publics payés par nos impôts ?

On peut s’abstenir ! Ne pas voter ! Voter blanc ou nul ! Se désintéresser de la vie publique, déserter la sphère politique et laisser le champ libre aux malfrats qui portent l’écharpe ou réinvestir les affaires publiques en nous réappropriant le bien collectif pour une gestion plus saine de nos efforts contributifs "impôts" !

Troisième alternative, nous pouvons nous inscrire dans une démarche révolutionnaire en renversant les pouvoirs établis et militer pour la refonte des modèles, avec le risque de l’instauration de l’anarchie.

 

Pour ma part, je pense que nous devons réinvestir la sphère politique, demander des comptes, nous porter partie civile à chaque scandale financier afin de dissuader les candidats à la magouille, faire voter des lois d’inégibilité définitive après une condamnation et l’impossibilité d’occuper des fonctions de responsabilités telles que DGS.

 

Nous pouvons continuer à nous bercer d’illusions, rester à l’écart des orientations politiques, critiquer vertement les politiciens mais ces comportements aussi vertueux soient-ils n’aideront pas à responsabiliser, ni à moraliser nos politiques. Bien au contraire, ils renforceront leur pouvoir de nuisances, de nocivité par le fait que nous soyons démobilisés, incapables de nous organiser pour faire contre-pouvoir.

C’est dans cette perspective raisonnée, que je porterai mon soutien à un candidat qui garantira une gestion saine et responsable des deniers publics, un retour à la moralité des finances publiques, une évaluation annuelle des politiques publiques parce que chaque euro dépensé ou investi doit-être dûment  justifié et expliqué avec des demandes de tirage (autorisation sous la forme de consultation référendaire) lorsque les engagements sollicités atteignent un certain seuil.

Nous sommes en réalité les seules cautions bancaires de toutes les décisions qui sont prises par les politiques, à ce titre, nous devons être consultés, nous impliquer  pour veiller à la bonne gestion de nos finances, confiés trop souvent à des irresponsables drapés de l’écharpe bleu, blanc rouge. Celui qui paie est celui qui décide. Nou pa payé, an nou décidé …

 

Michel GIRDARY

 

 

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