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Laboratoires fermés et thèses en « visio » : les projets des doctorants bouleversés par le coronavirus

Laboratoires fermés et thèses en « visio » : les projets des doctorants bouleversés par le coronavirus

Empêchés dans leurs recherches, contraints de reporter la soutenance de leur thèse ou de l’organiser à distance… De nombreux doctorants voient leur trajectoire chamboulée. Au prix de certaines opportunités professionnelles.

Ces dernières semaines, Leonardo Orlando, 38 ans, a eu le sentiment de perdre son temps. Ce doctorant à Sciences Po Paris avait prévu de franchir l’étape la plus symbolique de son travail de recherche le 19 mars, avec la soutenance de sa thèse de géopolitique sur les eaux transfrontalières. Un moment important. « C’est comme un permis de conduire : le sas qui nous permet d’entrer dans la vie active après des années épuisantes de recherche », estime-t-il. Mais, à trois jours du but, le confinement entraîné par la crise sanitaire est venu doucher ses plans. Soutenance repoussée. Date ? Toujours indéterminée.

Au début du confinement, les processus de soutenance de thèse ont en effet été arrêtés, et de nombreux doctorants ont été plongés dans le flou. La doctrine générale a d’abord consisté à les reporter au maximum dans l’espoir de pouvoir les reprogrammer lors de jours meilleurs. Mais, face à la perspective de plus en plus incertaine d’un retour à la normale en septembre, les consignes commencent à changer. Les écoles doctorales peuvent désormais s’appuyer sur un arrêté qui, depuis le 21 avril, encadre davantage les soutenances à distance, permettant de passer outre la présence obligatoire du candidat et du président du jury dans la même salle.

« Je risque de me retrouver pendant plusieurs mois sans poste et sans contrat », s’inquiète Marion, doctorante en sociologie

Pour les doctorants, les reports occasionnés ont eu des conséquences très concrètes. « J’ai déjà raté deux candidatures en postdoc qui m’intéressaient », s’agace Leornardo Orlando, qui craint de voir de nombreuses autres opportunités s’envoler d’ici à l’obtention de son diplôme. Marion (son prénom a été modifié), doctorante parisienne en sociologie, dont la soutenance, initialement prévue le 1er juillet, reste incertaine, appréhende aussi la suite.

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