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L’Allée des soupirs ou le grotesque créole de Raphaël Confiant

Roy Chandler Caldwell, Jr. St. Lawrence University
L’Allée des soupirs ou le grotesque créole de Raphaël Confiant

   Le nom du romancier martiniquais Raphaël Confiant est inévitablement associé avec celui de son compatriote et son contemporain Patrick Chamoiseau. Les deux écrivains ont collaboré à Lettres créoles (1991), une histoire de la littérature antillaise, et, avec le linguiste Jean Bernabé, au manifeste du mouvement créoliste, l’Eloge de la Créolité (1989). Dans sa production romanesque Confiant reste également lié à Chamoiseau, car les romans des deux révèlent de fortes affinités : d’abord par leur participation au programme culturel de la créolité; et aussi par leur langage, une forme linguistique artificielle et hybride qui contient les rythmes et les locutions de la langue créole mais qui donne accès aux lecteurs de la métropole. Après que Chamoiseau a lancé ce nouveau style avec la publication de Chronique des sept misères en 1986, Confiant a vite abandonné sa pratique de l’écriture en créole (trois romans, des poèmes et contes—textes que personne ne lisait pour développer sa propre version de ce langage romanesque). Depuis la fin des années quatre-vingt, il a publié quatre romans dans ce mode.




A. James Arnold écrit que les romans des créolistes sont « idéologiquement surdéterminés » (ideologically overdetermined). « «The Erotics of Colonialism » in Contemporary French West Indian Literary Culture, New West Indian Guide 68. 1-2 (1994), 19.

 

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