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L'appartement et la maison de Claude Guéant saisis, les biens des mafieux du CEREGMIA, non !

   A peine deux ans après avoir été mis en examen, voici que Claude GUEANT, ancien ministre de Nicolas SARKOZY, voit le ciel lui tomber sur la tête : son appartement de 90m2 dans Paris intra muros ainsi que sa résidence secondaire ont été confisqués par la justice. En effet, cette dernière enquête sur un éventuel financement libyen de la campagne électorale de SARKOZY à hauteur de 50 millions de dollars. La preuve n'en a pas encore tout à fait été établie mais GUEANT est incapable de s'expliquer sur d'étranges mouvements d'argent sur ses comptes, chose qu'il justifie piteusement par la vente de deux tableaux de maître à un riche acheteur de...Malaisie. Bref, en France, la justice travaille et finit toujours (cf. l'affaire TAPIE), à un moment ou un autre, par s'abattre sur les délinquants en col blanc.

   En Martinique, hélas, il en va tout autrement. Chacun se souvient du scandale du CREDIT MARTINIQUAIS dont les protagonistes békés ont tous fini par décéder avant qu'ils ne soient traînés à la barre des tribunaux. Personne n'a oublié non plus, le scandale du CHLORDECONE qui, suite à une plainte d'associations écologistes en 2007, a été délocalisée à...Paris. Depuis, c'est-à-dire depuis 10 ans donc, c'est motus et bouche cousue. Silence radio ! Quant au plus récent des scandales (le plus récemment découvert en réalité), celui du CEREGMIA qui a vu le siphonage de plus de 10 millions d'euros de subventions européennes allouées à l'Université des Antilles, siphonage réalisé par ce pseudo-groupe de recherche en économie et son directeur, Fred CELIMENE, on n'en entend plus parler du tout.

   Pourtant, les instances universitaires hexagonales, la justice administrative si l'on préfère, a fait son travail : F. CELIMENE a été révoqué de l'université avec interdiction, en outre, de travailler dans l'enseignement privé et ses principaux complices ont écopé de plusieurs années de suspension de leur poste sans salaire. Mais la justice pénale, elle, c'est-à-dire procureur de la République, juge d'instruction etc., ne bouge pas ! Or, l'Université des Antilles est contrainte de rembourser 750.000 euros par an jusqu'en 2021 pour combler une partie du trou de 10 millions d'euros creusé par les mafieux du CEREGMIA. Ce remboursement met bien évidemment à mal les finances de l'établissement dans un contexte déjà difficile. Le plus logique serait donc que les dirigeants dudit établissement se mobilisent pour que la justice pénale soit rendue et que ces sommes soient restituées à l'établissement, or tel ne semble pas être le cas. Curieux...

   Jusqu'à quand les autorités judiciaires à la Martinique continueront-elles à se boucher les yeux devant le scandale du CEREGMIA ?

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