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L'avocat général demande la confirmation de la condamnation du maire de Saint-Joseph

L'avocat général demande la confirmation de la condamnation du maire de Saint-Joseph

   Sombre affaire qui met en cause deux hommes dont l'un, Athanase JEANNE-ROSE, est le maire PPM (Parti Progressiste Martiniquais) de la commune de Saint-Joseph, et l'autre, Gilbert VINCENT-SULLY, ex-associé du premier nommé.

  Les deux hommes avaient été condamnés par le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France, en octobre 2018, à 40.000 (quarante mille) euros d'amendes pour "escroquerie, faux et usage de faux" à cause d'un montage financier ayant servi à créer une laverie automatique dans ladite commune, montage leur ayant permis de bénéficier de subventions et de la défiscalisation.
  Ils ont fait appel et l'affaire a été rejugée ce jour par la Cour d'Appel de Fort-de-France. L'avocat général a demandé au juge de confirmer la décision du Tribunal de Grande Instance mais sans peine d'inéligibilité. Argument avancé : ce sont aux électeurs joséphins de décider s'ils vont reconduire A. JEANNE-ROSE dans ses fonctions ou au contraire le sanctionner.
   Drôle d'argument ! Mais il faut se rappeler qu'on est dans le système français et non dans l'anglo-saxon. Dans n'importe quel pays anglo-saxon (Angleterre, Canada, Australie etc.) ou de culture juridique anglo-saxonne (comme la Caraïbe anglophone), un élu placé dans une situation aussi embarrassante aurait soit démissionné de son propre chef soit été contraint de le faire. Quitte à revenir devant les électeurs au cas où il serait blanchi. En France et donc en Martinique, rien de tout cela ! Ce qui est plus grave c'est que JEANNE-ROSE n'est pas simple maire, il est également le président de la CACEM, communauté d'agglomération qui regroupe Fort-de-France, Le Lamentin, Schoelcher et sa commune, Saint-Joseph.
   L'affaire a été mise en délibéré au 23 mai prochain. Difficile donc d'en dire plus, présomption d'innocence oblige (interdit de rire !)...

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