LE BASQUE, UNE LANGUE "ARRIERÉE", SELON LE WALL STREET JOURNAL 07/11/2007

Par Dannick Zandronis

Le Wall Street Journal vient de publier un article{ "Basque Inquisition
: How Do You Say Shepherd in Basque ?"} (Inquisition basque : Comment
dit-on berger en Basque ?) qui assure que le basque ne serait pas en
syntonie avec les nécessités de la vie actuelle.

L'auteur de l'article, Keith Johnson, accuse le Gouvernement basque
d'obliger des milliers de personnes à retourner aux écoles et de
gaspiller des millions d'euros pour "faire revivre une langue rurale".

Le journaliste cite, entre autres, l'ex Ministre de culture du
Gouvernement basque Joseba Arregi selon lequel "le basque n'est pas
bon pour une conversation de tous les jours. Quand une langue est
imposée, elle est moins utilisée et on crée un cercle diabolique
d'imposition et de contrecoup. On a forcé trop l'usage de la langue".
Il cite en outre le parlementaire du Parti Populaire (droite) Leopoldo
Barreda qui considère que "le basque n'est pas utilisé dans la vie
réelle".

L'article publié par le Wall Street Journal dans son édition
américaine parle de "la marginalisation du castillan au Pays Basque",
et d'une inquisition basque qui pratiquerait une espèce d'épuration
linguistique.

De plus, l'auteur de l'article veut convaincre ses lecteurs que le
basque serait une langue "arriérée", incapable de s'adapter à la vie
moderne. S'il y a 10 manières différentes pour dire "berger", il a
fallu inventer des néologismes pour des mots comme "aéroport"
"indépendance", "démocratie" etc., ajoute l'auteur.

Johnson assure en outre que beaucoup de "séparatistes basques
brandissent la grammaire au lieu des armes" et qu'"ils rêvent
d'imposer le basque partout dans la vie publique".

Commentaire de {{MONTRAY KREYOL}} : {{l'anglais est aussi une langue arriérée}} {car il
n'a pas de mots pour dire "jihad", "taliban" ou "moudjahidin". Lui faudra-t-il inventer
des néologismes pour ces mots avant qu'un deuxième 11 septembre ne se produise ?}