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Le coolie, histoire d'un paria et d'une méprise

L'Association Réunionnaise Communication et Culture (ARCC), relais de l'île de La Réunion en Métropole depuis plus de vingt ans, offre au public réunionnais, métropolitain, ainsi qu'à sa diaspora de 200 000 personnes, un savoir-faire et une expérience largement reconnus.

Soucieuse d'assurer un épanouissement culturel et social riche de créations, elle édite une collection de CD audio intitulée "Les Dossiers de l'ARCC", née des archives audiovisuelles collectées lors des manifestations historiques, littéraires et économiques, organisées par l'association.

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_ Les Dossiers de l'ARCC
_ Volume 11
_ {{Le coolie, histoire d'un paria et d'une méprise}}

CD Audio, 66 minutes

avec

- Véronique Bragard
- Raphaël Confiant
- Hubert Gerbeau
- Khal Torabully

Le début du XIXe siècle marque le départ de ce candidat idéal pour
l'exode. Avec la décision de cultiver la canne à sucre de facon intensive
et l'abolition de l'esclavage, l'odyssée coolie se développe.

Des centaines de milliers d'hommes vont au gré de nouveaux besoins, peupler
d'autres terres, complexifiant les rapports entre Blancs, Noirs et
Mulâtres.

La méprise naît entre créoles émancipés ou affranchis et coolies quand
symboliquement, ce dernier est assimilé à l'esclave. Le coolie débarque au
port, va à pied, selon le rituel immuable de l'esclavage, aux cases
délaissées par les anciens esclaves qu'il occupera. Il est esclave après
l'esclavage, bête de somme au rabais, et pire, il est percu comme esclave
"volontaire": il "casse" le prix du travail, "sauve" le maître d'une
revanche de l'ancien esclave. Le coolie, "allié de l'oligarchie sucrière",
"vole" son ascension sociale à l'émancipé...

L'itinéraire symbolique qu'emprunte le coolie, calqué sur le tracé de
l'esclavage, ne doit pas masquer les différences majeures dans leur
poétique originelle.

La complémentarité des intervenants délibérément souhaitée a permis une heureuse approche des mondes Caraïbe, Océan Indien et sud Américain.

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{{Intervenants :}}

{{Khal Torabully}}

Khal Torabully est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages poétiques. Il donne une tonalité marine à la coolitude dans "Cale d'Etoile - Coolitude", texte fondateur de cette migration. Il insiste sur la centralité du voyage
océanique dans la traversée du coolie devenuel'essence du voyage, en
prenant la mer comme espace de dé-création et de création d'identité, de langues et de visions du monde. Il décline le corail comme métaphore de ce brassage des imaginaires.

{{Hubert Gerbeau}}

Hubert Gerbeau, agrégé d'histoire est spécialiste del'esclavage et des
relations interethniques et interculturelles. Il a effectué des recherches
au Mali, en Martinique et aux Mascareignes. Auteur de nombreux articles,
il a aussi publié "Les esclaves noirs". "Pour une histoire du silence", "Martin
Luther King", ainsi que des poèmes et deux romans "Noc" et "Swedjama". "Le fou
d'Afrique".

{{Véronique Bragard}}

Véronique Bragard, auteur d'une thèse sur la coolitude, investit cette
poétique en choisissant un corpus féminin des Antilles anglophones. Elle
alimente son étude des Sociétés du Divers par l'esthétique, l'histoire, la
psychanalyse, l'anthropologie, la linguistique et la littérature.

{{Raphaël Confiant}}

Raphaël Confiant, originaire de la Martinique, est l'un des théoriciens de
la créolité. Son roman "La panse du chacal" (2003), propose une approche suggestive de la coolitude en Martinique.

Dans "La vierge du grand retour" (1993) une de ses créations mosaïques, il s'attache à faire revivre aussi le visage du coolie.

Post-scriptum: 
Les Dossiers de l'ARCC Association Réunionnaise Communication et Culture _ 160, rue Pelleport _ 75020 Paris _ Tél : 01 43 15 00 21 _ arcc2@wanadoo.fr _ [-> http://www.arcc.asso.fr]