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LE CREOLE TRINIDADIEN REFUSE DE DISPARAITRE

LE CREOLE TRINIDADIEN REFUSE DE DISPARAITRE

   A Trinidad, le créole à base lexicale française, très proche des dialectes saint-lucien et martiniquais, était parlé par l'ensemble de la population au 19è siècle et c'est d'ailleurs un Trinidadien, John Jacob THOMAS qui, en 1869, publia la toute première grammaire créole au monde.

   Aujourd'hui, il ne reste que quelques poches de créolophonie, quelques villages comme Paramin, Maraval ou Morne Coco où l'on peut entendre encore cette langue et cela dans la bouche d'octogénaires pour la plupart. Le créole, dénommé aussi "patois, semblait donc être condamné à mourir de sa belle mort dans quelques années. Sauf qu'un réveil s'est produit dès les années 80 avec le groupe Patois people are alive (les gens du patois sont vivants), puis l'Eglise catholique, notamment celle de Paramin, et ses paroissiens ont pris les choses en main. Désormais, chaque année, la "Journée Internationale du Créole" y est fêtée le 28 octobre avec une messe et des chants en créole ainsi que diverses activités (cuisine, couture etc.) liées à l'héritage créole.

   A l'Université des West-Indies également, sous l'impulsion du professeur Jo-Ann FERREIRA notamment, des cours de créole sont désormais dispensés et dans l'une des photos qui se trouve au bas du présent article, on peut en voir certains étudiants. Tout cela pourra-t-il sauver la langue de la disparition ?

   Il est encore trop tôt pour répondre à cette question mais en tout cas, de gros efforts sont déployés pour éloigner cette funeste échéance...

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