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«ARCHE DE ZOÉ»

LE MÉPRIS ET L’ARROGANCE COLONIALE DE TOUJOURS !

Par Pierre Papaya

A force de diffuser des informations fallacieuses sur la réalité au Darfour, l’état français et les medias aux ordres ont créé les conditions pour que des associations comme l’Arche de Zoé puissent faire des actes illégaux. C’est en substance ce que déclare Rony Brauman, ancien président de Médecins sans Frontière.

Depuis deux ou trois ans, les humanitaires occidentaux sont passés à l’offensive sur la question du Darfour. On se rappelle la grande messe qui a eu lieu lors de la campagne présidentielle française pour dénoncer le « génocide de trop » qui se produisait au Darfour. Alors, puisqu’il faut sauver des enfants pourquoi respecter la légalité !

Ces circonstances peuvent elles être considérées comme atténuantes quant aux actes de ce commando « humanitaire » qui horripilent tout le monde sauf une grande partie des européens et donc des français.

« C'est délictueux, illégal, mais pas criminel ». Il faut garder le sens des proportions, précise Brauman.

Ce qui est choquant, et les saloperies d’où qu’elles viennent nous choqueront toujours, c’est tout le battage orchestré en France pour faire libérer au plus vite les « européens », qui ne sauraient être jugés par une institution judiciaire africaine.

Ainsi donc enlever 103 enfants en faisant croire que ce sont des orphelins, ce n’est pas grave. Les déguiser en faux blessés avec des faux pansements, leur bander les yeux, {{ce n’est pas bien grave, ce sont des petits nègres.}}

Changer le nom de l’association, faire un ordre de mission bidon {{ce n’est pas très grave, on est en Afrique.}}

Et nos grands journalistes, témoins objectifs, qui n’ont rien vu et rien entendu de tout cela, sont bien sûr innocents. Et comme la justice tchadienne est la plus rapide du monde, sa seigneurie, {{« Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa »,}} en un week-end, est arrivé à les faire juger et libérer pour les ramener en France. {{Qui a dit que la « françafrique » est morte ?}}

Ne parlons même pas de ces militaires si prompts à réprimer les opposants qui se sont mis « innocemment » au service de ces kidnappeurs. Il est vrai qu’ils ont l’habitude de fermer les yeux sur les agissements de ces mercenaires qui défendent les intérêts français en Afrique. {{Ce n’est vraiment pas grave, on est dans le pré-carré français !}}

Le pilote belge qui a embarqué les enfants n’a rien compris. C’est vrai qu’il a un certain âge, 75 ans, mais quand même. Etonnant que les organisateurs du rapt ait choisi un tel pilote. C’est sans doute pour l’aider à assouvir un besoin de don ou de charité humaine !

Français, belge, espagnol, tchadien…. Ca ressemble fort à une troupe de légionnaires.

Et cette volonté de vouloir faire juger les Français chez eux. Quel humanisme ! Mais lorsqu’il s’agit de militants politiques on les expédie loin de leurs pays et de leurs parents (Basques, Corses, …)

Et ces parents en mal d’adoption qui défilent pour faire libérer les gens de l’Arche de Zoé. On peut comprendre leur souffrance. Mais qu’on ne nous dise pas qu’ils ne savaient pas. Quand on paie pour adopter un enfant il y a quelque chose de parfaitement odieux et irresponsable !

Des assistantes sociales travaillant dans les services d’adoption peuvent témoigner. Des dizaines d’enfants attendent une adoption en France. Mais ils ne trouveront pas de parents ceux là. Ils ne sont pas assez bien, il est plus valorisant d’adopter « une victime » qui vient de la « vraie » Afrique plutôt qu’un fruit de l’immigration, de la deuxième génération. C’est plus charitable !

C’est vraiment l’esprit raciste et colonialiste d’une grande partie des journalistes, des intellectuels et de l’état français qui s’exprime dans cette affaire, comme ce fut déjà le cas par le passé. On se souvient des centaines d’enfants réunionnais arrachés à leur famille, à leur île natale pour être envoyés dans La Creuse et la Lozère[[De 1963 à 1982, ce sont 1 600 enfants qui se voient arrachés de leur île natale. La Creuse et la Lozère accueillent la majorité d’entre eux, conformément à l’ambition de Michel Debré, le fidèle gaulliste, alors préfet de l’île de la Réunion. Collant aux archives des institutions comme au témoignage des enfants de l’exil, Ivan Jablonka décrypte les contradictions d’une démarche officielle et ses terribles conséquences. « Plus élevé, en revanche, est le nombre de mineurs qui présentent des symptômes de dépression nerveuse. Celle-ci frappe tout autant les pupilles placés en institution que ceux vivant dans une famille d’accueil », écrit l’historien.
Ce dernier constate chez beaucoup de ces enfants et adolescents une réelle inadaptation à leur nouveau cadre de vie. Certains se retrouvent dans des fermes isolées, face à des conditions de vie précaires. Il en est même qui sont maltraités, esseulés face au racisme et au mépris des accueillants. D’autres pénètrent un environnement rassurant et affectueux, très différent de leur vie précédente. Mais chacun d’entre eux souffrent de la distance avec leurs anciens amis, leurs parents, leurs frères et sœurs, loin d’un univers maternel, celui de l’île et de ses couleurs, de sa langue et de sa culture. Cette migration constitue donc bien une épreuve.

(source : http://reunion.rfo.fr/imprimer.php3?id_article=1441) ]].

L’histoire de la colonisation a quelques exemples de ce genre de crime !

{{En 2007 le mépris et l’arrogance d’alors sont toujours présents, bien vivaces et les criminels viennent du même bord, les victimes aussi !}}

{{Pierre Papaya}}