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Le patrimoine martiniquais selon les Békés

Le patrimoine martiniquais selon les Békés

   Les descendants des esclavagistes qui, durant trois siècles, mirent les ancêtres des Martiniquais actuels en esclavage, ont bien de la chance : il n'y a personne pour contester leurs décisions ou leurs actions dans aucun domaine, même pas le domaine culturel dont on pouvait penser qu'il était le seul qu'ils laissaient volontiers aux Nègres vu que ça ne rapporte pas grand chose financièrement par rapport à un supermarché, un magasin de bricolage ou une concession automobile.

   C'est ainsi que ces jours-ci, un de ces riches Békés qui sont régulièrement classés par la presse économique hexagonale parmi les "deux-cent familles les plus fortunées de France", s'est fendu d'un texte largement distribué aux médias lesquels se sont empressés de le reproduire tel quel en bon "Négros-banania" qu'ils sont. Notre homme monte hardiment au créneau pour défendre "le patrimoine martiniquais" dont il se désole de constater qu'il est mis à mal depuis une vingtaine d'années et il lie la défense de ce patrimoine au développement du tourisme qu'il qualifie d'indispensable à notre économie.

   Démagogiquement, il explique que le patrimoine ce ne sont pas seulement les belles villas créoles ou les grands bâtiments coloniaux, mais aussi "une petite maison de pêcheur, un moulin à vent, un arbre centenaire" et il célèbre les ouvrages luxueux que sa fondation a consacré à tous ces joyaux. Sauf que tout cela est bien beau mais où se trouvent les cachots d'esclaves ? Où se trouvent les cimetières d'esclaves ? Où se trouvent les Rues-cases-nègres des "habitations" de canne à sucre ? Pourquoi ne les a-t-on pas reconstitués pour les montrer aux touristes ?  Pourquoi n'y a-t-il pas de musée de l'esclavage dans ce pays ?

   On aura compris que la notion de "patrimoine" qu'il développe est œcuménique et vise ni plus ni moins à raturer le passé. A faire comme si au cours des trois derniers siècles, il n'y avait pas eu des tortures, des exécutions, des lynchages, et la très quotidienne souffrance du Nègre enchaîné à la canne à sucre , à la distillerie et à la sucrerie. Oui, monsieur le Béké, où est passée la douleur nègre dans votre belle explicitation du "patrimoine" ?

   Sans compter que le premier patrimoine du Nègre est la terre. Cette terre que ses ancêtres ont travaillé, fécondé, sans jamais en recevoir le moindre profit et que malgré l'abolition, les Békés ont conservé par devers eux jusqu'à aujourd'hui. Cette terre autrefois caraïbe et devenue nègre, nègre africaine, puis nègre créole ( autrement dit "natif-natal") au fil du temps, cette terre que les Békés ont volé aux premiers habitants de cette île et qu'ils ont fait travailler par des esclaves venus d'Afrique. Cette terre qui ne leur a donc jamais appartenu ! Sauf par la force et par les actes notariés du système colonial.

   Notre premier patrimoine est NOTRE terre, celle que nous avons hérité du peuple caraïbe défunt. Or, à ce jour, elle appartient encore majoritairement aux Békés, ce qui fait que quand ils prétendent défendre le patrimoine, ils se moquent de notre tête et ricanent sous cape du négro-analphabétisme de certains blogs experts en makakeries qui les encensent.

   Tristes Tropiques !...

 

Commentaires

Cyril Charpentier | 19/01/2018 - 16:50 :
Oui mais quand les "Nègres" rachètent ces terres c'est pour y construire des villas dont le ciment ,la peinture,les tuiles ,les meubles sont rachetés dans ces mêmes magasins Békés .Tu parles d'une "libération" !!!!!De plus ces villas détruisent du fait de leur architecture inadaptée les quelques paysages originaux qui nous restent. Ces villas ostentatoires des "Nègres " sont les pires insultes aux terres agricoles que nous ont laissé nos ancêtres et que des arrivistes prétentieux nègres détruisent sans vergogne.

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