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Le trio du CEREGMIA : la Cour d'Appel leur interdit de faire de la recherche, la gouvernance de l'Université propose de les dispenser de cours

Le trio du CEREGMIA : la Cour d'Appel leur interdit de faire de la recherche, la gouvernance de l'Université propose de les dispenser de cours

 

  Le trio du CEREGMIA, qui doit être rejugé à Paris ce lundi et mardi par le CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche), est sans doute le plus heureux du monde.

   En effet, jugez-en :

  . le récent délibéré de la Cours d'Appel de Fort-de-France, qui a partiellement levé leur contrôle judiciaire, leur interdit d'accéder aux locaux de l'ex-CEREGMIA et donc de faire de la recherche.

   . le président de l'Université des Antilles compte, lui, proposer au conseil académique qu'ils soient dispensés de cours durant la présente année universitaire.

   Or, F. CELIMENE, K. LOGOSSAH et E. CARPIN sont censés chercher et enseigner. Ils ont, en effet, le statut d'"enseignants-chercheurs". Ils sont même payés pour ça. Dès lors une question métaphysique, quasi-platonicienne (ou kantienne si l'on préfère) se pose :

   A quoi le trio du CEREGMIA passera-t-il ses journées puisqu'il ne fera ni recherche ni enseignement ?

   Non, ne pensez pas que le campus de Schoelcher est le royaume du Père UBU ! En effet, il y a toujours beaucoup d'herbe à y couper, surtout avec ce carême humide et ses pluies anormalement fréquentes. Le CEREGMIA avait d'ailleurs fait établir une facture de plusieurs débroussailleuses il y a quelques années de cela. Il serait temps que le trio les ressorte, sauf s'il les a planqués dans le vide sanitaire de la Bibliothèque universitaire.

   Et puis, ils pourraient aussi passer la serpillière, aider à faire des photocopies, veiller au réapprovisionnement des machines à café et des distributeurs de boissons, contrôler que les voitures soient correctement garées sur le parking du campus, faire la vaisselle au restaurant universitaire, ramasser les mégots de cigarette etc...etc...

   Bref, y'a du boulot, quoi ! Sauf qu'être payés plus de 5.000 euros par mois pour faire ça, c'est un peu se foutre de la gueule de la classe ouvrière...

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