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L´EDUCATION INTERCULTURELLE

{{Introduction}}

La réalité des faits sociaux n´est pas seulement l´évenement qui se produit dans cette réalité, mais aussi les éléments imaginaires, les images et les représentations du groupe humain qui les génère (les produit, les accepte, les rejette ou les projette) en fonction des structures mentales et d´héritages culturels. Les phénomènes d´opinion si chers à ceux qui étudient les sciences humaines et sociales, ne peuvent être étudiés sans éclaircir d´abord les résultantes mobiles de croisements complexes entre le poids de la tradition culturelle, les éléments générés par des logiques internes, souvent contradictoires, les relations de force en mutation constante, les pressions extérieures et les volontés de conditionnement , tout ceci en interaction de temporalités différentes et dans un jeu constant de relations dialectiques.

Les problèmes d´identité et d´identification, ont leurs racines profondes dans ces images et ces représentations de soi et de l´autre qui déterminent les prises de position et de décision dans le cadre social.

{{Concept de culture

Histoire du concept de culture traditionnel et moderne}}

Culture au XVIIIème siècle se fondait sur la raison et l´intelligence. Cultiver l´esprit. Cela impliquait un "haut niveau", de l´instruction dans une Europe où seuls quelques rares privilégiés pouvaient y avoir accès. Cette notion s´opposait à celle des Allemands qui privilégiaient le "génie" du peuple et de la nation.

Le XIXème siècle a vécu un autre changement. Le concept de culture subit l´influence des sciences sociales qui se développent. Les positions racistes, faussement scientifiques donnent à la notion de culture un caractère inné. On est déterminé par la naissance et par la race.
Une nouvelle vision du concept de culture va la situer comme le produit de l´expérience sociale. La culture est dynamique et tel que la langue, elle évolue constamment en fonction des expériences, des évènements qui marquent le groupe humain et ainsi que les contacts avec le autres groupes humains.

{{Langue et culture}} il est bien connu que ce binôme est indissociable est-ce une explication aux phénomènes de variation dialectales et de la créolisation qui ont souffert les langues et les cultures européennes en Amérique par les apports linguistiques et les transformations des "us et coutumes" européens dans le nouvel environnement. Les cultures forgées dans le cadre de la nouvelle économie de plantation ou des mines, avec son corrélat d´esclavage, nos différencient nettement des cultures européennes par leur caractère hégémonique sur les cultures amérindiennes et d´origine africain, écrasés, déplacés et aculturisés.

Des nous jours, bien que le concept de nation a souvent été pris comme synonyme de culture. Or, l´expérience nous montre que, aujourd´hui, avec les contacts accrus entre les nations et les peuples du monde, un sentiment d´identité se développe, et des revendications identitaires surgissent sous les plus divers aspects.

{{L´école comme lieu de formation des consciences et des identités}}

_ Identité sociale et culturelle : appareil de reproduction de l’Etat
_ Conscience linguistique et conscience culturelle
_ Culture et civilisation dans la tradition de l´enseignement des langues
_ Images et représentations : expériences sociales et culturelles constituent la base pour l´élaboration de la conscience culturelle

{{L´enseignement des langues et la formation de la personnalité du jeune et de l´adolescent}}

{{Stratégies d´acquisition et d´apprentissage de langues}}

_ Imitation, admiration des modèles étrangers, empathie
_ Programmes d´histoire de la culture et de civilisation (universelle et nationale)
_ La diglossie

{{La place des cultures nationales à l´école}}

_ Migrants, peuples autochtones et évolution historique
_ L´éducation interculturelle

UNESCO : Elle a donc préconisé des politiques culturelles qui tiennent compte de la diversité ethnique ainsi que de la pluralité des langues, des idéologies et des modes de vie. Tout en reconnaissant qu'il peut exister différentes solutions pour y parvenir, la Commission a estimé que ‘le moyen de s'accommoder le plus durablement possible de la diversité ethnique est d'inspirer aux citoyens le sentiment d'appartenir à une même nation, qui soit définie comme une communauté civique fondée sur des valeurs dans lesquelles toutes les composantes ethniques de la société peuvent se reconnaître’.

Multiculturalisme: les choix.

La plupart des sociétés d'aujourd'hui doivent concilier la double exigence de l'unité et de la diversité de manière concrète et au quotidien que les similarités et les différences tiennent au sexe, aux convictions religieuses, aux traditions, etc. Sans unité, elles ne peuvent maintenir leur cohésion, adopter et mettre en oeuvre des décisions engageant la collectivité et susciter un esprit communautaire. Quant à la diversité, c'est non seulement une réalité inéluctable mais aussi un facteur qui enrichit le bien-être collectif.

Parmi les premiers instruments normatifs de l'UNESCO figurent en fait la Convention (et la Recommandation) concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement, qui affirment le droit à l'éducation comme un droit culturel essentiel et qui s'accompagnent de procédures et de mécanismes d'application comme le Comité du Conseil Exécutif sur les conventions et recommandations dans le domaine de l'éducation. L'accès des individus et des groupes aux produits culturels et aux moyens de les diffuser, à la liberté de création, à la protection de l'identité culturelle et des biens culturels, à l'éducation et à l'information, etc., ont été ajoutés à la liste. Nombre de ces droits sont bafoués de manière flagrante. Ces dernières années, l'accent a été mis de plus en plus sur l'identité culturelle des minorités telles les populations autochtones et, par voie de conséquence, sur le droit de l'individu de s'identifier (ou non) avec sa communauté. Si les droits culturels sont manifestement des droits à la culture, il n'est pas toujours évident de savoir ce qui rentre dans la notion de ‘culture’ et ce qu'il faut en exclure. Comment distinguer les droits culturels des droits de l'homme à dimensions culturelles?

Le principal objectif de la scolarisation devrait être de favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques dans toute la mesure de ses potentialités, en respectant son identité, sa langue et ses valeurs culturelles. L'énergie créatrice des enfants, si nécessaire au développement culturel, demeure sous-utilisée. Pour l'exploiter, il faut des écoles créatives où les aptitudes artistiques sont considérées comme fondamentales au même titre que les connaissances de base (lire, écrire et compter). Dans le monde entier, certaines écoles ont instauré des cours spéciaux d'études artistiques ; il existe également des écoles spécialisées pour enfants doués. Mais la créativité doit être considérée comme une capacité générale et comme une capacité de production culturelle qu'il faut alimenter tout au long du cursus obligatoire.

La Commission mondiale a également préconisé que les écoles encouragent plus activement le pluralisme et le respect de la diversité des cultures chez les enfants. D'où la nécessité de développer le multilinguisme dès le plus jeune âge, en commençant par la langue maternelle, y compris une initiation en classe à la pluralité des langues, des cultures et des croyances. L'enseignement de l'histoire et de la géographie devrait familiariser les élèves avec tous les acteurs de l'histoire, avec les rencontres de traditions culturelles et avec les approches interdisciplinaires. Les manuels scolaires devraient favoriser la sensibilité culturelle, faire prendre conscience des valeurs partagées et créer une vision commune de l'avenir. Un système éducatif qui répond simultanément aux exigences de l'intégration mondiale et nationale et satisfait les besoins spécifiques de communautés particulières, culturellement distinctes, sensibilisera à la diversité et conduira au respect d'autrui.

A l'âge de l'ordinateur, il est impératif de savoir lire. Pour que les enfants soient encouragés à lire et à parvenir à l'alphabétisation fonctionnelle, ils doivent avant tout avoir accès, dans leur langue maternelle, à de bons livres venus du monde entier. Les enfants appartenant à des minorités ethniques et à des communautés d'immigrants et de réfugiés ont également le droit d'avoir accès à des livres dans leur langue.

{{ Pedro UREÑA RIB
_ Institut d´Enseignement Supérieur de la Guyane IESG}}