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LES AVENTURES DE HORTEFEUX AU PAYS DES SOUCHIENS

par Mariam Siri Sidibe

{{ {QUAND BRICE HORTEFEUX PROTEGE LA SPA, LES INDIGENES SONT DANS LA LIGNE DE MIRE} }}

Décidément, y’en a qu’on vraiment un gros problème de compréhension du bon français de France. Soit parce qu’on leur a jamais appris, ou alors à coup de trique, soit parce qu’ils font semblant de pas comprendre ce que les gueux veulent leur dire.

C’est le cas de mon Brissounet, le Monsieur Propre de la France sans tâches. Il paraît que ma copine Hourria B. l’aurait traité, lui et ses semblables de « sous chiens ». Déjà qu’avec ses yeux de cocker et sa tête de pékinois, il n’est pas gâté par la nature, mon décoloré qui déménage s’est senti un peu vexé d’être traité de la sorte. Malgré le fait, constaté par des milliers de personnes, qu’il s’est mis à quatre pattes devant Jean-Marie, mon décoloré du front, n’est pas un Klébar du FN. Et il veut qu’on le sache. C’est pour cela qu’il décidé d’agir fermement. Non content de tirer sur tout ce qui ose bouger dans ce pays, surtout si ça a une tête crépue, le « tir-ailleurs de Sarkololo » s’en prend à des Indigènes qu’en ont marre qu’on leur réplique qu’ils sont le hic de ce pays.

Bon c’est vrai que ma copine a des circonstances atténuantes. Déjà ses parents sont pas français, ou alors ils étaient pas au « courant » de la chose. Ensuite, bien qu’elle même soit née en France, y’aura toujours un couillon ou un flic pour lui demander d’ou elle vient. Elle a beau dire qu’elle vient de la Courneuve ou de Paris 16ème, avec sa gueule de métèque, sa tignasse et son franc-parler, elle sera toujours estampillée « Pas française, pas du coin ». Alors comment voulez-vous qu’elle parle bien le français, la petite ? Qu’elle confonde pas les mots ? Y de quoi se mordre la langue, tout de même. Qui pourrait traiter les français de couleurs palichonnes de sous chiens, sans s’ameuter les foudres de la SPA ou alors le syndicats des klébars en colère qu’en ont raz le pelage ? Personne, et encore moins les extra-souchiens venus d’on ne sais où !!!

Moi-même j’avais bien une grand-mère allemande qu’était pas foutu de prononcer correctement le nom de Sarkozy. « Petit Nabo » qu’elle l’appelait !!! Est-ce que le Comité de défense des personnes de petite taille l’a trainé en justice pour insulte faites à leur condition ? Non ! Et pourtant, il y’aurait eu de quoi.

Ah c’est vrai que Mon Ministre du rapatriement national, à déjà fait le carton plein en annonçant que le record du valdingage à été dépassé de 80%. Il paraîtrait même que beaucoup de clandestins demanderaient eux-même à être rapatriés, sous prétexte qu’ils ont bien compris nos lois. C’est qu’à force d’être matraqués, contrôlés, raflés, retenus en taule, ils ont eu largement le temps de comprendre le français qu’on leur fourre dans le crâne. Entre nous, ce même argument était employé pour les Juifs qui ont été déportés. «Ils y allaient d’eux-mêmes » affirmaient Darquier De Pellepoix (1) et Maurice Papon.(2)

Mais en y réfléchissant bien, je me demande si le déménageur ne nous prépare pas un second plan d’aménagement des banlieues françaises. En effet, après avoir renvoyé tous les négros, bougnoules, niakwés et autres bazanés arrivés de fraîche date, ne serait-il pas en train de s’en prendre aux éternels immigrés de l’intérieur, c’est-à-dire à une bonne partie d’entre nous ? Bon admettons que les Indigènes soient tous renvoyés chez papa-maman, certes, Et après à qui le tour ? Les Communistes (là se sera vite fait, vu le nombre, un coucou pour Moscou ça devrait suffire), Les Gauchistes (deux coucous pour on ne sait où), les zazous, les tordus de la tronche, les mal-baisés (ou pas du tout d’ailleurs), enfin bref on se dit qu’on devrait rajouter quelques vers au célèbre poème du Pasteur Niemeyer.

On pourrait même en faire une version plus moderne.

« Quand ils ont embarqués les Négros, Niakwé, Bougnoules, je n’ai rien dit,
_ je n’étais ni Négro, ni Niakwé, ni Bougnoule.
_ Mais quand il a fallu aller bouffer dans un resto,
_ Je n’ai pas pu bouffer, il n’y avait plus de cuisto,
_ Quand il a fallu reconstruire les routes, les immeubles, le métro,
_ Je me suis retrouvé bien con avec mon marteau piqueur ma pelle et mon rateau,
_ Car il n’y avait plus ni bicot, ni négro pour faire le sale boulot.
_ Et si un jour, s’il y avait une bonne guerre
_ Heureusement qu’elle sera nucléaire,
_ Car même pour me défendre, je ne saurai que faire,
_ Puisqu’il n’y a plus ni négro, ni bougnoule, ni niakwé
_ Pour que mon canon se souvienne de leur chair.
_ Et quand ils sont venus pour m’emmener,
_ Parce que j’avais perdu mes papiers,
_ J’avais beau leur dire « Messieurs les policiers, vous faites erreur, je suis du quartier »
_ Même RESF n’était plus là pour protester
_ Car eux aussi on les avait embarqué ».

Il est vrai que chaque fois qu’Hortefeux, ouvre sa boite à camembert ça sens mauvais dans le quartier. Comme l’aurait dit Jako le Mako, qui s’y connaissait aussi en « dérapage » verbal « Et si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur … ». Et là, ça sent vraiment l’affront national.

Et malheureusement, il y a des odeurs plus persistante que d’autres.

{{Mariam SERI SIDIBE}}

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