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LES FRANCS-MAÇONS DE LA CONTREFAÇON

{{ {Nous publions ici le cri du cœur d'un écrivain malien vivant au Québec,
Mountaga Fané, qui se plaint d'avoir été plagié par un autre écrivain
africain plus connu que lui vivant aux Etats-Unis. Il est clair que dans
cette affaire, MONTRAY KREYOL, ne saurait prendre parti pour l'un ou pour
l'autre. Notre devoir est, en effet, de diffuser le maximum d'informations,
surtout celles sur lesquelles les grands médias se taisent d'habitude. Si
nous recevons un texte démontrant que les allégations de l'écrivain malien
sont fausses, il est clair que nous le publierons sans délai.} }}

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Nombreux sont les gens qui s'entendent aujourd'hui pour murmurer ou clamer
l'emprise de
la franc-maçonnerie sur la marche du monde tant au plan politique
qu'économique,
déployant ses tentacules monstrueuses dans les moindres recoins de la
planète, se nourrissant
du sang et de la sueur des plus vulnérables qu'elle affame et pousse dans
la tombe au nom
d'un crédo matérialiste d'un cynisme diabolique.

Ces mêmes inquiétantes cachotteries tournent autour de la littérature qui,
elle aussi, serait la
proie de cette redoutable organisation. On commence à parler d'un lien
existant entre cette
force occulte et la multiplication des cas de contrefaçons littéraires en
France.

Comment expliquer la témérité que manifestent certaines grandes maisons
d'édition
françaises en volant les manuscrits qu'on leur envoie, quand on sait la
sévérité de la loi
française à ce sujet? La législation française prévoit en effet des
sanctions lourdes contre la
contrefaçon, allant de fortes amendes à l'emprisonnement, de la fermeture
de la maison à la
déchéance des droits civils et civiques, de l'interdiction de séjour à
d'autres peines infamantes.

Malgré cette sévérité dissuasive, ces grandes maisons persistent dans leurs
actes
crapuleux, convaincues qu'elles peuvent bloquer ou truquer les procédures
judiciaires, comme
l'a d'ailleurs laissé entendre Alain Mabanckou (impliqué dans deux cas
flagrants de
contrefaçon concernant ses deux derniers romans Verre cassé et Mémoires de
porc-épic).

Quand j'ai eu à faire face pour la première fois à cet épineux problème du
plagiat qui pourrit
le milieu littéraire en France, un écrivain français s'est mis en contact
avec moi à partir du site
du journal avec lequel je collabore. Cet écrivain français, lui aussi
victime de cette industrie,
ne tarissait pas de commentaires alarmants sur les pratiques inquiétantes
au niveau de la
justice française où, à ses dires, tout est mis en place pour bloquer ou
alourdir
intempestivement les procédures en contrefaçon. Le plus inquiétant est
qu'il affirmait que
c'étaient les avocats eux-mêmes qui se chargeaient de torpiller le dossier
de leurs propres
clients. Je n'en revenais tout simplement pas.

Par moments, j'ai eu des
mots très durs avec cet
écrivain français qui, sans le vouloir, ne faisait que retourner le couteau
dans une plaie qui me
faisait atrocement souffrir. Il me montrait un visage de la France digne
des pires républiques
bananières. Une France très loin de ce pays de la Déclaration Universelle
des Droits de
l'Homme.

Aujourd'hui, je suis bien obligé de reconnaître que cet écrivain français
ne me menait
guère en bateau. Et ce que je vais dire ici ne doit étonner personne. Je
vais le résumer. Oui,
j'ai eu à faire, en France, avec des avocats véreux qui vont jusqu'à
falsifier le contenu des
textes de loi pour induire en erreur leur propre client. Et aussi à des
avocats qui avouent
clairement qu'ils ne peuvent aller en litige contre les maisons d'édition.
J'ai aussi eu à faire
avec des experts qui condamnent publiquement la contrefaçon mais qui, en
privé, te
dissuadent d'aller au procès « parce que l'issue des procès en contrefaçon
est incertaine en
France ». J'ai également eu à faire avec des journalistes qui font le mort
quand tu leur
soumets des dossiers avec des preuves hors de tout doute raisonnable. Ces
mêmes journalistes
(souvent à scandales) qui n'hésitent pourtant pas à traiter des affaires
sur lesquelles ils n'ont
pas d'éléments consistants ou fiables. On peut très bien comprendre qu'un
journaliste se garde
de se prononcer sur le bien-fondé ou le mal-fondé d'un cas, n'étant pas
juge. Mais qu'un
journaliste ne veuille même pas aborder le sujet est difficile à accepter.
C'est même sujet à
caution. C'est tout simplement contraire à la déontologie du métier. Pire
encore, c'est la
liberté d'expression même - un droit fondamental - qui est en péril ici.
Les questions qui me viennent à l'esprit sont les suivantes :

quel lien
peut-on faire
avec les maisons d'éditions et ces avocats véreux, ces experts ambigus et
ces journalistes
timorés?

Est-ce vraiment un hasard ou est-ce qu'il y a véritablement un
système de
connivence mis en place pour assurer l'impunité de la contrefaçon? Ce
système de
connivence serait-il basé sur la corruption ou sur l'affiliation à une
secte commune?

L'argent de la contrefaçon suffirait-il à expliquer ce silence monstrueux
sur tant d'actes
d'horreur?

Et tous ces articles bidons qu'on lit couramment sur des livres
issus de la
contrefaçon, sont-ils écrits spontanément ou sur commande? Et toutes ces
entrevues
fantoches organisées avec les auteurs de la contrefaçon obéissent-elles aux
mêmes règles?

Que faire contre cette machine machiavélique?

Étant moi-même journaliste et aussi juriste de formation, je sais qu'il ne
sert à rien de
soulever des problèmes sans y apporter des réponses claires. Aussi, le
moment venu, je
publierai une enquête (qui fera l'objet d'un livre) comprenant notamment la
liste des noms
de personnes (avocats, experts, journalistes) qui participent à cette loi
du silence. Et je le
ferai avec des preuves (courriels, fax, lettres, factures de téléphone).
Parce qu'il faut crever
cet abcès putride. Et la meilleure manière de défaire une association,
c'est de mettre des
noms sur des visages. Ces gens-là ne sont forts que quand ils peuvent
s'abriter derrière
l'anonymat. Dès lors qu'ils sont individualisés, ils perdent tout pouvoir.
C'est la même
technique qu'emploient les anti-sorciers d'Afrique contre les sorciers
maléfiques. Le sorcier
maléfique, c'est l'homme de la nuit. C'est dans la discrétion de
l'obscurité qu'il sévit. Dès
lors que l'anti-sorcier (un insomniaque bien informé des activités
nocturnes) l'interpelle
durant le jour devant le public, le sorcier maléfique perd miraculeusement
son redoutable
pouvoir de nuisance. Il en tombe malade et en meurt. Il en va de même pour
les suceurs de
cervelle que sont les plagiaires et leurs complices.
J'invite donc tous ceux qui ont eu maille à partir avec ce milieu macabre à
se
manifester et à les dénoncer publiquement avec des noms à l'appui. Les
dénoncer, c'est aussi
une manière de se protéger contre leurs agressions. Venez sur la place
publique les dénoncer.
Et n'ayez pas peur d'être poursuivis pour diffamation. Parce qu'il n'y a
diffamation que
quand l'accusation est mensongère. Dès lors qu'on peut prouver ce qu'on
affirme, la
diffamation n'existe pas. La vérité est souveraine. Et c'est la loi qui le
veut ainsi. Ces malfrats
doivent comprendre qu'ils ont des limites. Ils ne sont ni des dieux ni des
surhommes. Ce sont
au contraire des trouillards qui ne connaissent que des méthodes de lâches
: la filature,
l'écoute électronique, le sabotage de site internet, la manipulation de
l'information, la
diffamation, le dénigrement, l'intimidation, la corruption, le faux et
usage de faux.

Ils
n'ont aucune vie spirituelle et ont une sainte horreur de l'esprit libre et
créatif. Ils ne peuvent
affronter personne publiquement. À la seule pensée de perdre leurs
privilèges, ils se mettent à
craqueler comme des feuilles mortes d'automne. Les dénoncer, c'est à coup
sûr les neutraliser.

Il faut décapiter l'hydre aux têtes multiples. Comme le dit un proverbe
mandingue, il n'y a
pas un autre pays après l'au-delà. Celui qui ne craint pas la mort, n'a
rien d'autre à craindre
dans la vie. Les hommes passent, mais l'esprit demeure. Il faut les
dénoncer, il faut dénoncer
ces individus macabres, il faut dénoncer leurs attentats contre l'esprit.
J'invite mes collègues journalistes, qui sont restés indépendants et qui
gardent encore
une haute opinion de ce métier, à se joindre à moi pour une grande
investigation qui va briser
cette mafia. Ensemble, nous viendrons à bout d'elle. Et à l'occasion on
pourrait aussi
dénoncer ces grands journaux qui font de la contrefaçon avec les articles
ou les sujets de
leurs pigistes, soit pour ne pas avoir à les payer soit pour étouffer ou
détourner des dossiers
embarrassants. Le silence d'un journal n'est jamais gratuit. Il y a
toujours une affaire
d'argent derrière. Une relation incestueuse avec le fric. C'est valable
pour les radios et les
chaînes de télévision. Venez les dénoncer sur la place publique.

L'internet
est là pour nous
délivrer de la dictature des journalistes corrompus. Il faut les débusquer!

Et avec des preuves!

{{Mountaga Fané Kantéka}}

{Juriste, journaliste et écrivain ©Copyright 2007}