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Les "grandes fortunes" de la distribution en Martinique

   Le classement des 500 familles les plus riches de France, effectué par le magazine Challenges, vient donc de tomber et 5 familles martiniquaises (3 békées, 1 chinoise et 1 mulâtre) figurent parmi les 400 premières. Pas mal ! Pas mal du tout pour un petit territoire peuplé seulement de 380.000 habitants situé à 7.000kms de cette France qui, elle, compte 67 millions d'habitants.

   On remarquera plusieurs choses :

 

   . d'abord, aucune famille nègre, indienne ou syro-libanaise n'y figure.

 

   . ensuite, à chaque grève ou mouvement social, tout le monde se focalise sur la personne de Bernard HAYOT et son groupe GBH alors qu'ils ne sont que la 2è fortune martiniquaise après le groupe, béké lui aussi, FABRE. Mieux, le groupe FABRE est 157è alors que GBH est 185è. B. HAYOT doit se mordre les doigts de faire du mécénat culturel, ce qui l'expose médiatiquement, alors que, sauf preuve du contraire, on ne sache pas que le groupe FABRE en fasse de même. Personne ne pointe en tout cas ce dernier du doigt !!!

 

   . le groupe PARFAIT, mulâtre et propriétaire du centre commercial LA GALERIA, a perdu 50% de sa valeur par rapport à l'an dernier, ce qui est absolument considérable. Il est presque 400è c'est-à-dire très loin derrière les quatre premiers groupes martiniquais.

 

   . tous ces groupes sans exception ont bâti leur richesse sur LA DISTRIBUTION : supermarchés, magasins de bricolage, concessions automobiles etc...et non sur LA PRODUCTION. Cette "richesse" est donc étroitement liée aux transferts sociaux et aux 40% des fonctionnaires envoyés par la France et il y a donc quelque malhonnêteté crasse de la part des chefs d'entreprise (de distribution) de critiquer les fonctionnaires alors même qu'ils vivent (grassement) du sursalaire versé à ces derniers. Pareil pour les professions libérales qui ne se privent pas de faire les même critiques alors qu'ils auraient exercé à Sainte-Lucie, ils sauraient qu'on ne peut demander à un client de mettre 500 ou 1.000 euros sur la table dès le premier entretien. 

   Ce système pervers, cette économie de comptoir, ce mode "d'improduction" (Francis AFFERGAN) a déjà été largement analysé par moult économistes, anthropologues, sociologues, politologues et autres penseurs locaux, mais personne n'est jamais parvenu à proposer la moindre solution un tant soit peu crédible pour tenter d'en sortir. Profitons-en pour pointer du doigt l'escroquerie intellectuelle du CEREGMIA et de son ex-directeur Fred CELIMENE, récemment révoqué de la fonction publique, à propos duquel Serge LETCHIMY n'a cessé de répéter qu'il était son "grand ami" et qu'"il est un éminent professeur d'économie". En effet, escroquerie intellectuelle car qu'on nous cite un seul secteur de l'économie martiniquaise qui ait bénéficié au cours des trois décennies écoulées des brillantissimes idées de nos Prix Nobel de Ravine Touza ! Qu'on nous cite un seul début de commencement de solution proposé par le CEREGMIA pour nous faire sortir un tant soit peu de l'économie de comptoir ! Rien. Zéro.

   Chacun sent bien en tout cas__et nos riches familles les premières, on suppose__qu'il s'agit là d'un système éminemment fragile, qui ne repose sur rien d'autre que sur une transfusion financière artificielle laquelle contrairement à une transfusion sanguine, n'a aucunement le pouvoir de régénérer le malade à savoir l'économie martiniquaise, mais bien au contraire celui de le tuer à petit feu.

   Pli ta, pli tris...

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