Accueil

Les six plus grands flops de l'année 2018 en Martinique

Les six plus grands flops de l'année 2018 en Martinique

   En général, quand on fait le bilan d'une année, on préfère retenir ce qui a été bien ou profitable soit pour sa personne soit pour la société. On préfère omettre ce qui n'a pas marché, ce qui a fait un flop ou ce qui nous a fait honte.

   Mais s'il est bien de faire le bilan du positif, il est tout aussi bien de faire celui du négatif.

   Du côté du positif en 2018, on aura eu : la mise en marche de la ligne maritime Fort-de-France/Case-Pilote ; le développement de la filière cacao ; le bon démarrage du TCSP ; le label "Zéro Chlordécone" ; la loi sur l'indivision ; le projet "Café Excellence Martinique" ; l'avancée de la reconstruction du lycée Schoelcher ; le boom du tourisme de croisière etc...etc...

    NON, TOUT NE VA PAS  MAL A LA MARTINIQUE !

    Mais il y a des choses qui ne tournent pas rond et qui font reculer notre pays. Il faut donc avoir le courage de les nommer et de les regarder en face non pas avec la naïveté de croire qu'on pourra empêcher qu'elles se reproduisent, mais pour savoir comment les combattre là, maintenant. Les 6 faits qui nous ont fait honte en 2018 sont dans le désordre :

 

   . La révocation de la fonction publique des 3 enseignants de l'ex-CEREGMIA qui, à l'Université des Antilles, sont toujours sous le coup de 7 mises en examen suite à la disparition de 12 millions d'euros : Fred CELIMENE, Kinvi LOGOSSAH et Eric CARPIN ont trahi la mission qui incombe à tout professeur d'université à savoir transmettre non seulement un savoir, mais aussi des valeurs à de jeunes étudiants dont la plupart sont , sur le campus de Schoelcher, d'origine moyenne ou modeste.

 

   . les grèves à répétition du réseau de bus MOZAIK et du TCSP : 90 jours d'arrêt en une seule année c'est beaucoup. C'est énorme même ! Quelles qu'en soit les causes, il n'est pas compréhensible qu'une direction et des salariés qui oeuvrent non pas dans le secteur privé mais dans le secteur public (avec l'argent de nos impôts donc !) n'arrivent pas à trouver un modus vivendi. 90 jours d'arrêt qui ont entraîné des pertes à hauteur de 2 millions d'euros !!! Là encore, ceux qui trinquent, ce sont les gens modestes qui ne possèdent pas de voiture. 

 

   . l'incurie des pouvoirs publics tant locaux qu'étatiques face à l'invasion des sargasses et aux conséquences du chlordécone  : si quelques riches occupants du littoral, habitant du coté du François, ont eu à subir l'invasion des algues sargasses, la grande majorité des victimes sont des personnes de condition encore une fois modeste qui ont perdu machine à laver, réfrigérateur etc. sans compter les dégâts sur leur santé. Quant au chlordécone, hormis des déclarations fracassantes relevant de l'esbroufe politicienne, il semblerait qu'il n'intéresse plus grand monde alors que le taux de cancers, de maladies de Parkinson et d'Alzheimer et de malformations congénitales ne cessent d'augmenter (la Martinique détenant le triste record mondial du taux le plus élevé de cancer de la prostate). Avec en première ligne les milliers d'ouvriers agricoles des bananeraies et leurs familles.

 

   . le "bwabwa" du carnaval de Fort-de-France : réalisé par les services municipaux de la ville, il a représenté un adversaire politique au parti qui dirige cette même ville. On a donc utilisé les deniers publics pour pouvoir discréditer un élu avec lequel on n'est pas d'accord au lieu de le combattre sur le terrain de ses actions. C'est petit ! C'est nul même. Car est-ce pendant les quatre jours de carnaval qu'on espère contrecarrer lesdites actions ou bien est-ce en critiquant, argumentant, proposant etc...dans les assemblées, les médias, sur le Net, comme le veut la démocratie. Car la fabrication d'un tel "bwabwa" relève du macoutisme pur et simple d'autant qu'il n'a jamais été candidat à rien du tout sur Fort-de-France.

 

   . le concours idiot lancé par la CTM pour trouver un drapeau et un hymne pour nos sportifs lorsqu'ils participent à des compétitions à l'étranger  : cela a déclenché une violente polémique et la colère des partisans du drapeau rouge-vert-noir qui a toujours fait consensus au sein d'une large fraction du camp nationaliste ou souverainiste. A juste raison car c'est trois couleurs ont été arborées (à l'aide de foulards) dès 1870 par les insurgés du sud de la Martinique. La CTM aurait lancé un concours d'"emblème" ou de "fanion" qu'elle aurait évité cette guéguerre stupide qui n'a eu qu'un seul résultat : réjouir les partisans du bleu-blanc-rouge. On a donc ajouté de la confusion à la confusion. 

 

   . la trahison des 5.000 étudiants du campus de Schoelcher : réunis par le président de l'Université des Antilles confronté à la contestation du Pôle Martinique qui refuse de se voir dépouiller de postes et de moyens financiers, les parlementaires de Martinique et de Guadeloupe ont eu à débattre de l'avenir de l'établissement à la mi-décembre dernier. Deux parlementaires martiniquais, par pure vengeance politicienne, ont avalisé la politique du président de l'université, poignardant dans le dos les 5.000 étudiants inscrits sur le campus de Schoelcher. Ils auront donc à rendre compte de cette trahison dans un proche avenir.

 

   Il y aurait évidemment de multiples autres faits qui n'honorent pas la Martinique et qu'il aurait été nécessaire de pointer du doigt. On ne peut pas les nommer tous. Nous n'avons retenu que les plus scandaleux car notre mémoire étant courte, il importe de les graver sur le papier (en l'occurrence sur l'écran de l'ordinateur ou du téléphone portable). Neg pa ni mémwè, affirme un dicton créole qu'il convient de faire mentir...

Pages