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L'ETRANGE AFFAIRE ELIANE KABYLE

par Maria Poumier

{{{ 1. Un scandale ordinaire}}}

Marie-Christiane Daugimond en est sûre : on a tué sa sœur à l’hôpital, pour lui voler ses organes. Et elle en est réduite à supplier la XVIIème chambre de prendre en compte au moins sa plainte pour injures contre le médecin qui a traité sa famille de « famille pathologique », de « malades mentaux », en direct à la télévision (il s’agissait de M. Michel Durigon, de l’Institut de médecine légale). Les autres procès qu'elle a mis en route, avec 4 autres membres de la famille, leur ont déjà coûté une amende de 15 000 euros pour procédure abusive, et un non lieu [1]. Depuis le début, c'est la famille qui est persécutée, et presque dix ans après les faits, les assassins de sa soeur courent toujours. C’est maintenant le juge Nicolas Bonnal qui vient de se débarrasser de la patate chaude, ou de refiler le bébé à d’autres, comme on voudra, par décision du 13 avril 2010.

Sa soeur était entrée à l'hôpital de Gonesse, pour une douleur au mollet, du 22 au 30 décembre 2001, puis elle était rentrée chez elle. Quelques jours plus tard, on la fait revenir, pour des examens complémentaires (4 jours, exactement le temps nécessaire pour un prélèvement d'organes) :

• un document, caché à la famille, fait état de la mort de la patiente, le 9 février;

• entre elles, le 10 février, les infirmières annonçaient, dans leur langage codé: « on va déboucher madame Kabile », ce qui signifie éviscérer.

• On lui avait fait un « prélèvement de moelle épinière » sans justification, puis en réanimation, on ne prend pas la peine de pratiquer d'électrocardiogramme. La famille constate sur le corps une plaie a l’épaule gauche recousue « comme un cochon »; l'iris ainsi que le cristallin de ses yeux lui ont été arrachés. Elle était encore vivante.

• Le 13 février 2001, la famille apprend qu’Eliane Kabile est morte ; il y a un rapport d’autopsie du Dr. Durigon, mentionnant ouverture du corps du pubis au menton, mais dans sa bière, elle ne portait aucune trace d'autopsie…
.
Tout de suite, le médecin de famille avait concédé: « elle n'est pas morte de mort naturelle ». Lors de l’inhumation, le 26 février 2001, plusieurs irrégularités sont commises : la veillée funèbre a été refusée, et pourtant, des « soins de conservation » non demandés par la famille ont eu lieu.

Indignée, la famille obtient l'ordre d'exhumation le 1er juillet 2003. Juste avant, à 5h du matin, a lieu un échange de cercueils, sous protection policière. Et, à 8h, le cercueil qui sort de terre, n’est pas le cercueil d’Eliane Kabile. Et un autre cercueil, celui de son fils, a disparu du caveau !!!! L’avocat le signale au juge. Le juge ne fait rien. Les restes examinés se composent de morceaux divers, certains trop grands, d’autres trop petits pour avoir appartenu à Eliane [2] . « Il n’y avait ni bras, ni jambes, ni bassin, aucun os. Nous sommes restés 2h30 au dessus de ce maudit cercueil », dit Christiane Daugimont, et elle raconte tous les détails de ce qu’elle a vu : cercueil, mâchoire, vêtements, morceaux d’un enfant, bracelet d’identification : non, ce n’était pas sa sœur ! Et les professionnels autour de Michel Durigon font tout pour empêcher la famille de comprendre ce dont elle est témoin. L’avocat n’arrive même pas à récupérer les photos de l’examen.

La famille obtient une deuxième exhumation le 20 juin 2007, et une « troisième » autopsie, encore des bouts de viande ne pouvant avoir constitué Eliane. Mais l’ADN prélevé sur quelque chose est celui d’Eliane, dit-on à la famille : le juge condamne les plaigants.

Toutes ces horreurs, au fur et à mesure qu’elle étaient découvertes, ont été reprises par les chercheurs d’internet et par quelques journalistes [3] Les insultes du Dr. Durigon ont été enregistrées, et diffusées le 22 décembre 2006... Depuis ce temps-là, la bureaucratie judiciaire refuse de prendre en compte l’ensemble des faits, et tout cela s’enlise dans des procédures qui font de Marie-Christine Daugimond et du fils d’Eliane des victimes de vengeance para-judiciaire, pour avoir osé réclamer des funérailles, normales, dans l’élucidation des faits, l’une pour sa sœur, l’autre pour sa mère.

Ce schéma tragique et classique, d’une famille piétinée par la légèreté du pouvoir judiciaire, complice de la morgue d’assassins en blouse blanche, relève du coeur de notre société. Dans l’affaire, s’ajoute une dimension criminelle supplémentaire : les plaignants sont des Antillais. Eliane a a été choisie pour un dépeçage rentable parce que les bouchers n’ont pas l’habitude de redouter la colère de ces gens-là : ils la rentrent depuis des siècles, leur colère, qu’ils continuent !

« La douleur a une couleur », conclut Maître Missamou, qui a une longue expérience de ces discriminations qu’il faut bien qualifier d’institutionnelles, car les institutions protègent chaque fois, comme par réflexe, les individus qui ont mis en marche la machine à broyer les gens, avec une impunité renforcée si ce sont des noirs qui réclament justice. Routine de toutes les vieilles bureaucraties ou volonté concertée et tenace ? Le résultat est là.

Et maintenant, que faire ? Mme Daugimond a travaillé 40 ans dans l’administration, elle sait s’y retrouver, dans la paperasse, et elle sait ce qu’elle veut : elle a créé une association, dans l’espoir que d’autres cas refassent surface, que des plaintes collectives puissent franchir les barrages « légaux » que dressent les criminels: l'assoc « 4A » [association4a@rocketmail.com->association4a@rocketmail.com] (Association pour l’aide, l’Assistance et l’Accompagnement des Receveurs et Donneurs D’organes, Sang et Tissu et Leurs Familles et Proches, en Mémoire D’Eliane Kabile, Téléphone: 01 41 41 07 05). Que faire, donc ? Envoyez vos dons à Association 4A, B.P. 10 006, 92101 Boulogne Cedex. La famille a transmis le dossier à la Cour européenne des droits de l’homme.

{{{2. Une ignominie tentaculaire}}}

Tout ce qui a trait au prélèvement d’organes est protégé par une omerta active. Des riches sont prêts à tout pour s’offrir des vies de rechange. Des pauvres acceptent de vendre leurs reins, leurs yeux. Autrefois des jeunes filles pauvres mais qui refusaient de vendre leur vertu vendaient leurs dents et leurs cheveux, et c’était une honte immense pour toute la société.

Maintenant, on trouve des médecins israéliens, des militaires israéliens, des rabbins israéliens pour faire le trafic immonde des organes vitaux de jeunes Palestiniens et de gens sans défense dans le monde entier La loi israélienne, unique en son genre, permet de vendre et d’acheter les organes, comme des pièces détachées. Les criminels ne sont pas seulement des Israéliens, certes. Ils ont souvent deux nationalités, ou plus. Ils agissent dans le monde entier ; on opère au Brésil, en Algérie, en Europe de l’Est, en Haïti, aux Philippines, en Equateur. La presse israélienne en parle : [http://www.haaretz.com/hasen/spages/1161405.html->http://www.haaretz.com/hasen/spages/1161405.html]: pas la prese française.

On le découvre lorsque des pauvres, floués, réclament le paiement qu’on l’a promis. On le découvre quand les Palestiniens trouvent un journal suédois courageux pour reprendre le résultat de leurs enquêtes (voir toutes les pièces du dossier sur [http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art358->http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art358] ).

Et la société israélienne commence à s'indigner de cette activité, peut-être parce que des généraux y participent, c’est la dernière découverte en date. Mais la société française s’en accommode encore très bien, elle ne relaye point ces choses de l’ordre du « disgusting », ces choses qui puent terriblement, et qui empuantissent beaucoup dès que le couvercle saute.

Avec son flair habituel, le président Sarkozy a fait l'apologie de cette « chirurgie de pointe », juste au moment où le scandale des jeunes Palestiniens assassinés pour ce trafic éclatait. Quand Shylock (le marchand de Venise et de chair vivante, personnage de Shakespeare) rencontre Fagin (le voleur d’enfants, personnage tortionnaire d’Oliver Twist, par Dickens), comme dit Gilad Atzmon [http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art503->http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art503] , notre président, l’homme qui a enterré le scandale des enfants volés au Darfour, tient à exprimer sa solidarité ! Avec qui ? Avec son petit frère qui est dans le labos de mèche avec « Children Rescue », l’ONG qui parrainait l’Arche de Zoé. C’est tout ? Non, bien sûr, allez voir [http://www.voltairenet.org/article152777.html->http://www.voltairenet.org/article152777.html] et [http://www.egaliteetreconciliation.fr/Arche-de-Zoe-que-faisaient-Nicolas...>http://www.egaliteetreconciliation.fr/Arche-de-Zoe-que-faisaient-Nicolas... , par Thierry Meyssan !

Le chercheur Gregory Pasqueille, l’un des organisateurs du No Sarkozy Day, repère maintenant des coïncidences : un avocat médiatique en qui la famille Kabile-Daugimont a cru pouvoir trouver un soutien est maître Gilbert Collard. Celui-là même que Sarkozy a envoyé ensuite au Tchad pour protéger l’Arche de Zoé. On se doute qu’il n’a guère fait avancer le dossier… la famille est suivie par les RG, et la page de soutien à la famille sur facebook a disparu… Découvrez des tas de connexions supplémentaires sur [http://www.dailymotion.com/.../x45ga0_explosif-arche-de-zoe-enfants-cobay->http://www.dailymotion.com/.../x45ga0_explosif-arche-de-zoe-enfants-cobay]

30 000 personnes disparaissent en France, chaque année, un certain nombre n’est jamais retrouvé, tandis que des corps non identifiés sont régulièrement envoyés à la fosse comune. Saviez-vous que jusqu’à maintenant, les corps enterrés sous x ne font l’objet d’aucun relevé d’empreintes, ou d’ADN? [4]

Mme Daugimond et sa famille sont l’avant-garde des héros de notre temps. Non seulement ils donnent leur vie au combat pour l'application de la justice élémentaire, mais leur armure de guerriers brille pour tous : pour que le néo-cannibalisme permis par la technologie de pointe soit banni, en tant que tel. C’est une guerre contre la barbarie qui s’abrite derrière le sophisme du progrès. Nul doute que la mémoire de générations d’ancêtres antillais sacrifiés à l’esprit de lucre dans le cadre « légal » de la déportation des Africains et de leur exploitation féroce, comme du bétail, inspire l’endurance de cette famille dans la résistance au pouvoir médical, politique et financier, qui soumettent de concert le judiciaire.

Nul doute que nous avons besoin qu’on le rappelle, avec des sanctions cuisantes, à une partie du corps médical. Celui-ci a aussi une mémoire, plus ou moins consciente : à Verdun, se trouvait au Moyen Age la fabrique d’eunuques qui approvisionnait tout le monde chrétien et le monde musulman. Apparemment, la religion juive du personnel n’y voyait pas d’inconvenance particulière ; les riches acheteurs chrétiens et musulmans d’eunuques, qui en faisaient des chanteurs sublimes, des conseillers, ou des gardiens de femmes, non plus. [5]

Quelqu’un aurait-il par hasard demandé leur consentement aux enfants capturés pour être « débouchés » de leur virilité ? L’histoire ne le dit pas, mais si on insiste, on trouvera bien quelque empêtré grenouillant dans la fange pour clamer que les fournisseurs étaient des Africains, et que donc l’Afrique était d’accord... Combien de mensonges et de vivants dépecés par des bouchers salariés jusque dans les hôpitaux faudra-t-il encore avant que la justice se réveille ? De notre côté, la mobilisation et le soutien s’amplifient.

Le traitement des personnes comme des carcasses, et ce, par des gens « respectables », bien installés dans l’élite nationale de certains pays, fait toucher du doigt la filiation religieuse de ces sacrifices : c’est la dévotion au dieu des riches et des richesses, qui exige ce prix, celui qui, dans la Bible, est appelé Mammon, ou le Veau d’or. Ne pas livrer la guerre à cette divinité, c’est en être le serviteur, l’esclave consentant, l’eunuque volontaire. Bien des médecins condamnés dans les scandales de la chirurgie esthétique et de l’Arc, s’abritaient derrière des cartes de visite d’institutions pas très catholiques, disons, mais très juives, et très prestigieuses. C’est ce qui marche, de nos jours, pour les gredins… [6]

Mais à chaque génération, si nous ne crions pas justice, ce sont les pierres qui crient, qui exigent, dans la langue des calamités « naturelles », la loyauté entre les humains, entre tous les fils d’Adam et Eve. Il n’y a pas d’échappatoire. Les sociétés occidentales, en s’alignant sur les lois et les mafias israéliennes, bafouent leurs principes: cela les condamne irrémédiablement, et irrémédiablement, ce sont les plus humiliés, institutionnellement depuis le XVème siècle au moins, qui sauront prendre la relève, car c’est sur leur réalité fondamentale que reposent, comme sur une innocente fondation naturelle, nos châteaux de mensonges. [7]

[1] En date du date 3 janvier 2008.
Les juges: Madame Anne-Sylvie SOUDOPLATOFF: Vice Présidente à l’instruction ;
Madame LEBAIL, juge d’instruction
Madame BURGUIERE, juge d'instruction
Madame PICHONNIER, Marie-Denise juge d'instruction
Madame REIS Sylvaine, Vice Présidente Instruction

[2] Madame Anne-Sylvie SOUDOPLATOFF: Vice Présidente à l’Instruction a été le juge qui a assisté a la 2ème autopsie, celle qui a eu lieu le 1er juillet 2003, et c'est elle qui a géré le plus ce dossier.

[3] Julien Courbet, voir la vidéo de l’émission « Sans aucun doute », du 22 décembre 2006; Le Parisien, Libération ( 29 mars 2005, article de Renaud Lecadre, dans un texte disponible maintenant sur abonnement, "Où est passé le cadavre d’Eliane Kabile ?) ont repris le dossier. Tous les détails sont regroupés sur [http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art174->http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art174] .

[4] « Chaque année entre 500 et 800 personnes sont enterrées anonymement selon des estimations de la police. Des associations parlent elles de 2000 à 3000 cas. Or pour faire baisser ce nombre, il suffirait de procéder à des prélèvements génétiques sur le cadavre avant l’inhumation pour que certains de ces morts soient identifiés en faisant des tests avec l’ADN par exemple de familles qui ont signalé la disparition d’un proche. Cela éviterait des mois voire des années d’incertitudes.

Un projet de loi devait être examiné en juillet 2009 dans ce sens pour obliger police et gendarmerie à faire un minimum de travail sur ces cadavres anonymes : relevés au niveau de l’ADN, des empreintes digitales, des tests génétiques... Et cela pour donc permettre certaines identifications ». [http://www.lepost.fr/article/2009/11/01/1769195_quelques-disparitions-no...>http://www.lepost.fr/article/2009/11/01/1769195_quelques-disparitions-no...

[5] Selon Rosa Amelia Plumelle-Uribe, dans Traite des blancs, traites des noirs, L’Harmattan, 2008 ; l’historien belge Verlinden, qui a transmis tous les détails sur l'industrie juive des eunuques, florissante à Verdun, attend dans le même purgatoire que Cheikh Anta Diop qu'on daigne le lire ou, encore plus improbable, le citer. [http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art144->http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art144].

[6] Voir Hervé Ryssen, Les maffias juives, Baskerville, 2008.

[7] A écouter : l’interview de Christiane Daugimont sur [www.rfpp.fr->www.rfpp.fr] , le 14 avril 2010. Quelques articles récents sur le sujet : [http://coucou22204.skyrock.com/->http://coucou22204.skyrock.com/] ; [http://mapageperso.over-blog.com/article-l-affaire-eliane-kabile-une-his...>http://mapageperso.over-blog.com/article-l-affaire-eliane-kabile-une-his... ; [http://www.myspace.com/leslie381->http://www.myspace.com/leslie381]; [http://www.myspace.com/530754347->http://www.myspace.com/530754347]

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