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LEUR AMOUR DEBORDANT POUR LA CANNE A SUCRE...

LEUR AMOUR DEBORDANT POUR LA CANNE A SUCRE...

   Le travail de coupeur de canne est l'équivalent en pénibilité de celui de mineur de fond en pays tempéré.

   Or, on n'a jamais vu un président français en visite dans une ville minière se saisir d'une pioche et se mettre à dégager du charbon, le visage couvert de suie. JAMAIS ! Mais, dès qu'ils débarquent en Outremer, voici qu'ils se précipitent tous, hilares, dans un champ de canne, cravatés et parfois vestés, attrapent un coutelas des mains d'un travailleur et se mettent, sous les flashes des photographes et l'œil des caméras de télé, à couper un pied de canne, le visage déjà ruisselant de sueur.  

   Non, mais les gars, arrêtez un peu de vous payer de notre tête ! Vos ancêtres, pendant trois siècles, se sont refusés à faire ce (terrible) boulot et ont préféré importer des êtres humains par centaines de milliers d'Afrique pour le faire en tant qu'esclaves. Ces derniers ont été humiliés, fouettés, parfois torturés quand ils rechignaient à la tâche ou carrément tués quand ils osaient marronner et voici qu'aujourd'hui vous avez le culot monstre de venir faire votre cinéma dans les camps de canne.

   CHIRAC, BAYROU, MACRON un coutelas à la main. SARKOZY qui épluche une canne avec ses dents comme un gamin de la campagne.

   Mais bon, vous êtes tout de même moins coupables que nos politiciens indigènes qui ont concocté ce spectacle déshonorant, oui, qui déshonore la mémoire de nos ancêtres et qui insulte celle des coupeurs de canne sous-payés d'aujourd'hui. Bande de Nègres-Banania ! Non, Cannania plutôt...

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