L'EXÉCRABLE JAMAÏCANISATION DE LA SOCIÉTÉ MARTINIQUAISE

Depuis quelques temps, de bonnes âmes s'émeuvent que l'île soi-disant aux fleurs soit devenue l'île aux pleurs : pas un jour sans un braquage, un meurtre à l'arme blanche ou à feu, un viol ou plus banalement un vol à l'arraché en plein Fort-de-France. Pourtant, ce processus qu'on peut appeler "jamaïcanisation" s'est mis en place il y a déjà pas mal d'années. Il a commencé avec la banalisation de la ganja ou "zeb" et le discours propagandiste de certains à propos des vertus prétendument thérapeutiques de cette drogue. 

Drogue dont l'utilisation s'accompagnait de l'écoute au départ de l'inoffensif reggae, puis très vite de musiques obscènes et violentes, mélange de ragga, de dance hall et de rap noir étasunien. Outre, l'usage de stupéfiants, l'hypersexualisation des clips a fini par s'imposer. Toujours au détriment de la femme (noire, faut-il le préciser) : pas un clip sans qu'on ne voit cette dernière en train de remuer son "bonda" à la vitesse des pales d'un hélicoptère prêt à prendre son envol. Pas un clip sans des mouvements salaces, pornographiques même à la grande joie d'un public jeune (et parfois moins jeune) apparemment conquis. Puis, dernier terme de cette sainte Trinité, l'emploi d'armes pour affirmer sa virilité, établir ou restaurer son autorité de chef de gang ou tout simplement commettre un délit. A cette Trinité, il faut bien sûr ajouter le culte, également, obscène de l'argent, du dollar. L'exhibition, toujours dans les clips, de liasses de billets verts, de grosses chaînes en or et de bagues grosses comme des oignons.   Est-ce cela la Négritude ? Est-ce cela l'afro-centrisme ? Est-ce ainsi que le Nègre doit s'affirmer à la face du monde ? Car de nos jours, avec l'Internet, on voit tout ce qui se passe même au fin fond de la Mongolie intérieure. En effet, ces voyous se réclament de ces idéologies pour séduire une jeunesse souvent déboussolée, persuadés qu'ils sont qu'ainsi ils font peur au monde blanc. En réalité, ce dernier s'en fout et tire même des bénéfices de l'industrie de la musique négro-porno et de la drogue. Plus les négresses remuent leurs fesses, moins elles réfléchiront aux voies et moyens de sortir de l'oppression blanche. Angelas Davis n'avait pas besoin de s'exhiber dans le plus simple appareil pour faire valoir ses droits.   L'endroit de la Caraïbe où s'épanouit ce qu'il faut bien appeler une dégénérescence culturelle est, hélas, la Jamaïque, pays qui s'est enfermé dans la monstration d'une africanité agressive, chose qui est la preuve qu'elle est bien peu africaine. Les locks, pour ne prendre que cet exemple, ne viennent pas d'Afrique mais ont été emmenés par les immigrants hindous. Car si l'on veut chercher l'Africanité dans la Caraïbe, il suffit de se rendre en Haïti. A deux kilomètres des trois ou quatre principales villes de ce pays, on est en pleine Afrique. Une Afrique certes pauvre, mais sereine, tranquille en dépit de l'extrême misère. Haïti n'a pas besoin d'afficher son africanité avec des locks, de la ganja ou des négresses qui trémoussent leur popotin : elle est l'Afrique dans la Caraïbe.   Et pourtant, on trouve de pseudo-intellectuels ou de pseudo-journalistes, quand ce ne sont pas des politiciens pour dénoncer "l'haïtianisation" de notre société. Il y a deux mois, le journal "COURRIER DE LA GUADELOUPE" titrait "La Guadeloupe deviendra-t-elle une banlieue d'Haïti ?" avec comme illustration une file d'attente d'immigrés haïtiens devant la préfecture de Basse-Terre. Or, l'Haïtien ne vole, ne pille pas, ne trafique pas de la drogue, ne tue pas : il travaille. Et beaucoup ! Pourquoi ces mêmes personnes n'ont jamais dénoncé la jamaïcanisation de nos sociétés ?   Oui, pourquoi ?...

Commentaires

Wallas | 14/12/2014 - 12:13 :
A mon humble avis, je trouve qu'il y à trop de raccourcies et de préjugés dans ce texte. Veuillez nuancer vos propos. Premièrement la Jamaïque ne se résume absolument pas au cannabis et à la dance-hall, tout les jeunes jamaïcains, ne bougent pas leurs postérieure sur du Vybz kartel à longueur de journée. C'est comme réduire la culture antillaise à Francky Vincent. L'hypersexualisation de notre société à plusieurs sources, certes le hiphop blingbling et la culture dancehall, peuvent influencer une perte de valeur chez les plus jeunes. Néanmoins les médias y ont une grandes part de responsabilité, car ce sont généralement les artistes qui choquent qui sont diffuser. De même que le rôle des parents, l'éducation à une place importante pour que les enfants fasses preuve de discernement. La jeunesse ne se perd pas toute seule, si elle est perdu c'est pars que le relais n'a pas été correctement effectuer en amont. Avant de parler de locks, parlons du défrisage, qui reste, celons moi, un affront identitaire. Arrêtons les amalgames, OUI certains délinquants portent des locks, Mais la majorité des personne locksé le font par fierté, par dignité, pour un retour au naturel. C'est quelque chose de sain, ce n'est pas un phénomène de mode, mais une prise de conscience qui entraînera la fin d'un processus d'aliénation vis à vis de nos cheveux, et de nous même. Je ne comprend pas votre argumentaire, votre sujet est la jamaicanisation, vous terminer sur les haïtiens, au final vous vouliez parler de quoi exactement?
Wallas | 14/12/2014 - 12:23 :
Renseigner vous aussi sur le Cannabis. Qui est en passe d'être légalisé un peut partout maintenant. La façons dont vous en parler montre que vous n'avez pas chercher à savoir, et ne faite que recracher se que l'on vous a inculqué. Abats les préjugés, quand on cherche vraiment une vérité, dans sa tête il faut remettre les compteurs à zéro.
Richard-Viktor | 14/12/2014 - 13:13 :
Bien que partageant vos observations sur cet article, à savoir nuancer ses propos et ne point tomber dans les clichés et la stigmatisation d'une communauté différente de la notre, je vous trouve sévère lorsque vous dite ne pas comprendre le sujet. Il est pourtant clair et bien identifié. Je suis tout à fait d'accord avec ce constat s'agissant de la triste dé-culturation, de l'aliénation et du pourrissement des valeurs au sein de nos jeunesses en en Martinique et en Guadeloupe. Cette mode du dénuement de tout et du culte du cul à outrance pénétrant les milieux de plus en plus jeunes jusqu'à atteindre des enfants du niveau de la primaire est plus qu'inquiétant. CEPENDANT, ET JE VOUS REJOINS, LA JAMAÏQUE N'Y EST POUR RIEN DANS CETTE DÉRIVE. Les principaux responsables sont les médias, radio et TV, qui diffusent des exemples bien choisis dans les îles anglaises, mais surtout ceux en provenance des Etats Unis, Miami singulièrement où l'argent le sexe et la drogue circulent comme l'air et l'eau. Autre chose, je ne partage pas votre réaction par rapport au cannabis. Même si il y a une dépénalisation de cette drogue, elle demeure comme l'alcool un élément perturbateur et dangereux pour l'homme et particulièrement nos jeunes. L'alcool aussi circule librement EN FRANCE ET AILLEURS DANS LE MONDE. Ce n'est pas le cas aux E.U, par contre les armes y sont en libre circulation et sont loin d'être une situation à envier. Lorsqu'on connait la responsabilité et les tristes conséquences de l'alcool, de la drogue, et des armes dans le monde des adolescents précisément, on ne peut que s'en inquiéter. Je vie en live les conséquences de ces modèles de "life", dans l'esprit des jeunes élèves de seconde, première et terminale dans un lycée des îles du Nord ou j'enseigne actuellement. Un véritable fléau, en plein précipité.
Wallas | 14/12/2014 - 13:24 :
Le sujet du cannabis est un gros débat, c'est vrai qu'en fonction de l'état d'esprit de la personne qui la consomme elle peut avoir de bons comme de mauvais effets. Mais je pense qu'il ne faudrait pas fermer les yeux et la diaboliser, mais comprendre ces vertus et ces limites afin de mieux combattre les dérives. Effectivement si elle est légalisé pour suivre le même chemin que l'alcool, sur le plan social cela sera désastreux.
Wallas | 14/12/2014 - 13:38 :
Les jeunes filles oublient la valeur de lors corps, et les hommes ont peu de respect. il y à vraiment une multitude de causes à cela. Nos télé, hormis le journal et quelques rares émissions, nous gavent de prêt-a-visionner, j'ai l'impression que nos programmes sont établies en France hexagonal. Donc nous avons notre quota de télénovelas, de films policier violent américain, et films et jeux français. Nos jeunes se retrouve ou dans tous ça? Dans les radios jeunes, ont parlent que de sexe, et de niaiseries. Il est normal que les plus jeunes qui sont livré à eux même sur le net, ce construisent leurs monde, avec leurs repères bon ou mauvais.
frederic | 14/12/2014 - 19:54 :
Plutôt parler de l'exécrable médiatisation de la culture jamaïcaine. Exécrable médiatisation à laquelle cette tribune ne déroge pas. Dommage que vous ne faites aucune analyse des causes de la violence chez nous. Un phénomène à l'échelle continentale. Mais, vous avez trouvé votre bouc émissaire. Il y a pourtant tant à dire, si toutefois vous étiez réellement préoccupés par les causes de cette violence, ses foyers, et son "parcours". Mais ce n'est pas votre soucis. Ah... le reggae, le dance hall, le ragga... ont leur travers. Oui, c'est vrai. Et une grandeur aussi. Oui. Une partie du problème vient de la médiatisation, des choix de promotion des images et des musiques. Un cercle vicieux qui écartent bien certaines productions. Ah... l'équation est tombée... zeb, sexe et bling bling... quelle démonstration! Et vous parler de jamaïcanisation? Je suis sûr qu'en Martinique intérieure, une meilleure analyse est possible. Mais là encore, ce n'est pas votre préoccupation... ce n'est que l'objet de votre instrumentalisation. L'africanité saine est partout présente: en Haïti, en Jamaïque, et en Martinique aussi. Même si chez nous, la békéïsation et la francisation culturelle ne sont pas négligeable... des acculturations, non sans conséquences sociétales... et bientôt on se croira tous créoles ! A vous lire on croirait que les paroliers de la négritude et de l'africanité sont ceux-là même qui font dans le bling-bling. Un peu de sérieux !
Papyon 93971 | 15/12/2014 - 05:14 :
Toujours très intéressant de constater comment on aime tourner autour du vrai problème. .. le gas à fait son article et voilà une pluie de critique qui vol de tous les sens .... Aujourd'hui à cause de nous même qui savons mais ne faisons rien d'efficace des clipS pourri de rap et dance hall fuse!!!!.. Des cultures comme le hiphop ou autres qui ont une démarche culturel positif. .. se font détourner et devienne grâce à l'argent les cultureS les plus sales... Donc pourquoi faire de la scientifico politico blabla cela sert à quoi???? Ce droit d'expression par la BOUCHE et l'écriture n'a aucun sens sans action.... Aujourd'hui ou sont les groupements. ..fédération ou autres aux Antilles déjà ou ailleurs qui sont la pour défendre les valeurs de ces cultureS ????? Parler et ecrire ds le vents on sait faire!!!! Faire des grèves couyonnes aussi! !!! Le 3 / 4 des outils qui nous sont proposer pour protester ne nous ressemble pas et forcément servent à rien!!!! Comme vous l'avez constater je n'ai pas parler de l'article car j'en n'ai rien à foutr ! !! Kon le veuille ou non celui qui regarde clip et télé c'est ce kil voit donc pourkoi lui casser les couilles.... Voilà un exemple de perte de temps!!! Mais c'est vrai ces plus facile au lieu d'aller se prendre en main et étudier le vrai probleme!!!! Mener des vrais actions positif c'est trop d'implication... trop de temps à consacrer... Notre peuple n'a pas que cela a faire... Sur ceux bon blabla.. Peace
frederic | 16/12/2014 - 07:02 :
L'auteur n'indique aucune action. Le sujet est suffisamment sérieux et sensible pour qu'on puisse le traiter sérieusement, sans amalgames, sans préjugés, sans raccourcis, sans sarcasmes. Des actions sont possibles, effectivement. Le débat de paroles, lui, a été lancé par l'auteur.
paskal | 15/12/2014 - 12:14 :
Renier, c'est s'appauvrir de lâcheté!! Accepter son point de vue, le comprendre et expliquer le pourquoi, semblerais plus opportuns!! déjà, jamaïcanisation , pour s'en servir d'insulte comme étant le pays emblématique, porteur, ouvrant à la voie du célébrissime favorisé caribéens!! Mais de revers revers "hollywoodiens" en est "L'endroit de la Caraïbe où s'épanouit ce qu'il faut bien appeler une dégénérescence culturelle "!! Faute de "babylon"!! mais trop simple!! Dit il, en reniement du reggae, que c'est porno, et ne reflète l’Afrique!! "Car si l'on veut chercher l'Africanité dans la Caraïbe, il suffit de se rendre en Haïti. " le reggae est la musque la plus écouter des africains, autre que celle du bled!! la dancehall en reflète rap, et rnb!!De qui la faute de l'extrémité sociale à allure pornographique certains de l'acte!! Ou a cassure réelle des effets, donner par la virginité d'une pédophilie existante de péché!! Qu'est la fonctions de l'humanité! En renier le mal, réelle est concrets, en en reniant son bien, ancestrale, mystique et concrets par insulte de mots dits, ne faits qu'accroître tout vice ressortant de la mode! Car c'est ce que c'est!
Patati é patata | 27/04/2015 - 20:49 :
Pourquoi les gens ne devraient pas faire les chose qu'ils aiment , si il aime danser la salsa ,le zouk kolé seré , le tombolo ,etc de musique africaine chaude. Les plus anciens s'identifiaient à Dallas ,amour gloire et beauté , a sisi la princesse , donc laissons les gens s'identifier à ceux qu'ils veulent , ce dilem n'est pas martiniquais mais mondial , Madonna ,Marilyn Monroe , fessait déjà la chronique des médias , arrêtons avec les conformités pseudo catholique de l'hégémonie occidentale . Il y a d'autre culture , d'autre mode vie et nous avons tous le droit d'avoir celui qui nous préférons ,
Astegianimerrain | 30/09/2015 - 02:07 :
Preface- > >Ce livre est un bel hommage rendu par Marie France Astegiani à son père et à son grand-père. Je l'ai connue engagée à Aden , association qui a pour but de faire reconnaître la situation des descendants d'esclaves et sensibiliser l'opinion progressiste sur ce que fut ce crime. Mais jamais elle n'a avait évoqué cette histoire tragique en termes personnels. A travers cet ouvrage, Marie-France parle de sa famille et décrit avec des mots choisis et profonds les quêtes identitaires qui sont les siennes, mais également les souffrances de tou ceux qui n'ont pas voulu que cette page de l'histoire de la France soit occultée. Elle souhaitait aussi retracer pour ses filles et ses petits enfants ce que fut le chemin de sa vie, son combat pour que les blessures du passé ne soient pas occultées, et pour que l'esclavage soit reconnu crime contre l'humanité. Elle écrit aussi les espoirs d'une femme de convictions, le drame des non dits dans les familles, et évoque les valeurs qui ont scellé entre nous une amitié solide et durable. J'espère que les originaires d'outre mer et plus largement le public ,se retrouveront dans son livre. George PAU-LANGEVIN Ministre de l Outremer PRESENTATION DU LIVRE -PRESENTATION DU LIVRE-------------------------------------------------------------------------------------Marie France Astégiani Merrain a découvert tardivement que l’aïeule de son grand-père avait été esclave dans une plantation en Martinique. L’iniquité d’une telle situation a été un véritable électrochoc. Elle a été confrontée d’un coup à une réalité d’une extrême violence ; celle de l’exploitation de l’homme par l’homme. Une révolte intérieure, profonde, indescriptible, s’est mise alors à gronder en elle. Elle a compris jusqu’où pouvait conduire le racisme et elle a su que jamais plus elle n’accepterait d’être salie. Pourquoi l’esclavage avait-il été un sujet tabou dans sa propre famille, pourquoi était-il encore tabou dans la société ? Pourquoi tant de non-dits ? Son histoire personnelle l’a conduit à se remémorer également une histoire commune, stigmate indélébile d’une humanité qui se défigure elle-même, une humanité dépecée de ses couleurs, une histoire qui la confronte à l’iniquité, la violence, l’asservissement, l’exploitation de l’homme par l’homme… à la sujétion des vies humaines…et au racisme. Mais ce parcours difficile est aussi une belle, une formidable leçon de vie. Ce voyage au bout de sa nuit a conduit Marie France à renaître en mettant autant d’énergie à aimer l’humanité que celle-ci en avait mis à la faire souffrir. L’Amour est la force dont elle a voulu se servir pour faire bouger le monde : ainsi, elle a intégré l’ADEN (l’Association des Descendants d’Esclaves Noirs et de leurs amis) qu’elle voyait comme un groupe de pression citoyen sur les partis et qui lui a donné les moyens de participer à l’élaboration de la loi Taubira afin de faire reconnaître l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Puis elle a souhaité témoigner dans les écoles, transmettre ce devoir de mémoire. Ode à la dignité humaine, son livre met en exergue la résilience, la capacité de tout homme à dépasser sa propre souffrance, à transformer le mal en un bien supérieur. Marie France se reconstruit dans l’altruisme par le biais de la transmission dans les écoles. Elle aurait pu haïr. Elle a choisi d’aimer. A travers son témoignage, Marie France Astégiani Merrain souhaite participer à la lutte contre le racisme par des échanges humains et fraternels. Elle est convaincue que l’éducation est un levier pour éveiller les consciences, les conflits n’étant générés que par l’ignorance et les préjugés, et demeure persuadée que, pour construire un monde délivré de la haine, du fanatisme et de l’obscurantisme, il faut mettre en œuvre des moyens moraux et intellectuels. Selon elle, la connaissance favorise la compréhension, ouvre la voie à la solidarité morale et intellectuelle de l’humanité, seule assurance d'une paix durable et authentique. Florence Ferrari. ---Attachée de presse
joe | 07/11/2015 - 15:59 :
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