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Liberté d’expression. La poésie palestinienne dans les geôles d’Israël

Liberté d’expression. La poésie palestinienne dans les geôles d’Israël

Dareen Tatour, poétesse de Nazareth, a été condamnée à cinq mois de prison pour incitation au terrorisme. « Résiste mon peuple, résiste-leur » : ce vers motive son arrestation.

Depuis son plus jeune âge, Dareen couchait des mots sur le papier. Un assemblage de phrases qui s’est transformé en poèmes. Les thèmes traités ont évidemment évolué de l’enfance à l’adolescence jusqu’à la perception de l’adulte. L’amour, la perte d’un être cher mais aussi la souffrance nationale et la résistance. Il y a quelques années, elle se met à afficher en ligne sa poésie. De fil en aiguille, elle accompagne ses poèmes d’images de ses frères et sœurs palestiniens qui affrontent, la fronde à la main, l’occupant israélien. « Résiste, mon peuple, résiste-leur, résiste au pillage des colons et suis la caravane des martyrs », déclame- t-elle un jour d’octobre 2015, alors qu’à Jérusalem-Est, les jeunes se révoltent et sont réprimés. La sensibilité de Dareen Tatour est à fleur de peau. Il y a une chose qu’elle ne savait pas et que révèle Adalah-NY, une organisation basée à New York qui milite pour la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) contre Israël : les médias sociaux sont...

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