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Lorsque le harceleur se plaint d'être...harcelé

   Louis BOUTRIN, conseiller exécutif à la CTM et président du Parc Naturel de la Martinique (PNM), est en train de vivre exactement ce que vivait Corinne MENCE-CASTER lorsqu'elle présidait aux destinées de l'Université des Antilles : déchaînements de posts diffamatoires sur Facebook, flopée de mails mensongers à un rythme biquotidien, graffitis sur les murs de l'Université hier comme du PNM aujourd'hui, mais aussi sur les ponts, les rambardes routières et tout lieu public pouvant accueillir les éructations de ces harceleurs. Il suffit de regarder les quelques images qui illustrent cet article pour comprendre de quoi l'on parle.

   Or, quel crime ont-ils commis tous les deux ? Celui-ci : vouloir nettoyer les écuries d'Augias. Mettre fin à des petits jeux de copains et coquins qui s'octroient des primes faramineuses et des salaires mirobolants sans qu'on comprenne pourquoi dans un pays où il y a pas moins de 50.000 chômeurs et où un bon tiers de la population survit avec le SMIG. Comme pour l'affaire du CEREGMIA où la franc-maçonnerie et le PPM étaient montés au créneau pour défendre becs et ongles des mafieux dont les actes ont été mis à jour par le SRPJ français et l'OLAF (ou "FBI européen"), on retrouve les mêmes dans l'affaire du PARC NATUREL avec en renfort des écolos-souverainistes ou qui se proclament tels ainsi qu'un syndicat qui soi-disant "ne défend pas les cadres" alors que le directeur insubordonné du PNM touche 7.500 euros par mois.

   En réalité, de la bouche (du directeur du PNM) et de la plume (du chef syndicaliste qui le défend) est sortie la vérité : il s'agit d'un conflit politique. A travers Louis BOUTRIN c'est le président du conseil exécutif de la CTM, Alfred MARIE-JEANNE, qui est visé. Car, soyons sérieux, s'il s'agissait d'un simple conflit du travail, il n'y aurait pas seulement 22 employés du PNM sur 149 à être en grève et à bloquer l'entrée de deux des quatre sites de cet établissement. Il est vrai que ces employés savent désormais que la prime de 1.700 euros accordée au directeur début décembre 2015 par le Conseil régional dirigé par Serge LETCHIMY, juste avant la victoire du GRAN SANBLE POU BA PEYI-A AN CHANS, est supérieure au salaire de...50% des employés du PNM. Apparemment cela ne gène absolument pas nos trotskystes syndicalistes grands "défenseurs des masses travailleuses".

   Mais le plus indécent est cette plainte que l'auteur principal des graffitis, photographié en pleine action, a décidé de porter contre MONTRAY KREYOL pour...harcèlement. Interdit le rire ! Le harceleur en chef qui pleurniche parce qu'il serait, le pôvre, harcelé. Aucun souci ! Nous nous ferons un plaisir de remettre aux autorités compétentes toutes les photos et vidéos en notre possession concernant les agissements de cet individu que nous n'avons jamais perdu notre temps à nommer tellement il est insignifiant...

   Mé sé pa douvan lajistis fwansé, bagay-tala ké réglé ! Tjenbon tiré !...