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Martinique : La première vice-présidente de la Région mise en examen

Martinique : La première vice-présidente de la Région mise en examen

   La première vice-présidente du Conseil régional de Martinique, Catherine Conconne, a été mise en examen la semaine dernière pour recel d’abus de biens sociaux dans une affaire de gestion d’une société familiale.

  Selon l’enquête, il lui est reproché d’avoir bénéficié pour le compte de la société "Les Deux Font la Paire" (un magasin de chaussures), qu’elle co-détient avec son frère et son compagnon, une avance de fonds de 15.000 euros provenant d’une autre société, la SAGETM, qui était détenue par son frère et son compagnon. Ce prêt n’a pas été remboursé par la société "Les Deux Font la Paire" qui a depuis été liquidée.

   Le problème provient du fait que la SAGETM, en difficulté financière depuis plusieurs années, a reçu des fonds publics, particulièrement de la part du conseil général, pour se maintenir à flot et permettre la pérennité de son activité de transport maritime, via les Vedettes Madinina, qui assurent la liaison entre Fort-de-France et la ville des Trois-Ilets.

   Selon Me Gérard Dorwling-Carter, l’avocat de Mme Conconne et de son compagnon, Eric Mongérand, "le recel d’abus de biens sociaux n’a rien à voir avec les fonds publics" qu’auraient reçus les Vedettes Madinina. Mme Conconne ne figurant pas, selon lui, dans l’organigramme de cette société.

   Catherine Conconne, femme politique de premier plan en Martinique, membre du Parti Progressiste Martiniquais (PPM) et proche de son président Serge Letchimy, a présenté sa démission au président de l’exécutif régional. 

   Dans un communiqué de "soutien", M. Letchimy a refusé cette démission mais a relevée sa première vice-présidente de ses délégations de signature pour "lui permettre d’organiser au mieux sa défense et de clarifier ce dossier".

   Dans le dossier des Vedettes Madinina, le frère et le compagnon de Mme Conconne ont été mis en examen il y a une semaine pour détournement de fonds publics. La justice cherche à faire la lumière sur l’utilisation des 300.000 euros de subvention, octroyés par le Conseil général pour assainir les comptes de la société.

   Selon Me Dorwling-Carter, "les subventions ont été utilisées à d’autres fins parce que les dépenses pour lesquelles elles avaient été prévues avaient dans les faits déjà été réalisées par les gérants".
    

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