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Maryam Mirzakhani, première femme "Nobel" de mathématiques, est morte

Maryam Mirzakhani, première femme "Nobel" de mathématiques, est morte

Maryam Mirzakhani était devenue en 2014 la première femme lauréate de la plus prestigieuse récompense en mathématiques.

Première femme lauréate de la médaille Fields, la plus prestigieuse récompense en mathématiques, l'Iranienne Maryam Mirzakhani est décédée à 40 ans d'un cancer aux Etats-Unis,  rapportent le Tehran Times et l'agence de presse Mehr. 

"Une lumière s'est éteinte aujourd'hui. Cela me brise le coeur... partie bien trop tôt", a écrit Firouz Michael Naderi, scientifique américano-iranien et ancien de la Nasa, sur Twitter et Instagram au petit matin samedi.

"Un génie? Oui, mais aussi une fille, une mère et une épouse", a-t-il poursuivi dans un autre message accompagné d'une photo en noir et blanc de Maryam Mirzakhani, coupe courte et regard clair fixé vers l'objectif.

Enfant, Maryam Mirzakhani rêvait d'être écrivain. Le déclic pour les mathématiques lui vient plus tard. Un jour, grâce à son frère, elle tombe sur un livre de maths racontant une histoire célèbre : celle de Friedrich Gauss expliquant comment effectuer facilement la somme de tous les entiers de 1 à 100. De là, naît sa passion pour les mathématiques et les équations comme le rapporte "Le Monde".

Première médaille à 17 ans

A seulement 17 ans, elle gagne sa première médaille d'or, lors des Olympiades internationales de mathématiques. Tout comme l'année suivante, à Toronto où elle réalise même cette fois, un "sans-faute". Son talent lui ouvrira plus tard les portes de l'université de technologie de Sharif à Téhéran. Devenue professeur à l'université américaine de Stanford, cette spécialiste de la géométrie des formes inhabituelles avait découvert de nouvelles façons de calculer les volumes d'objets avec des surfaces hyperboliques, comme par exemple une selle de cheval.

En 2014, l'ultime récompense. Elle devient la première femme lauréate de la médaille Fields, considérée comme le "prix Nobel" des mathématiques. "C'est un grand honneur et je serai heureuse si cela encourage de jeunes femmes scientifiques et mathématiciennes", avait alors déclaré Maryam Mirzakhani. "Je suis convaincue que de nombreuses autres femmes recevront ce type de récompense dans les prochaines années."

"C'est amusant, c'est comme faire un puzzle ou résoudre une énigme policière", assurait-elle avec simplicité. Le 13 juillet dernier, dans un dernier post sur Facebook, où elle remerciait les internautes de leur soutien, Maryam Mirzakhani affirmait :  "Plus je passe de temps à faire des maths, plus je suis heureuse."

M.C. (avec AFP)

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