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Mea culpa : 250 votants sur...5200 soit 4,8% !

Mea culpa : 250 votants sur...5200 soit 4,8% !

  Un média, fut-il mis en œuvre par des bénévoles à qui personne ne paie de redevance et qui ne perçoivent donc aucune rémunération, doit pouvoir être en mesure, chaque fois que la est nécessaire, de faire son "mea culpa". MONTRAY KREYOL et sa quinzaine de collaborateurs réguliers n'a en tout cas aucune honte à le faire.

   Voici de quoi il s'agit : depuis plusieurs jours, nous écrivons et répétons que lorsqu'il y a des élections sur le campus, jamais plus de 250 étudiants ne se déplacent pour voter, ce qui fait 16% des 4.000 étudiants que comporte le campus de Schoelcher. Notons au passage qu'aucun de nos grands médias officiels n'a cherché à savoir quelle était la représentativité des élus étudiants qui ont publié dernièrement un communiqué appelant à la fin des barrages à l'entrée du campus et au recours aux forces de l'ordre en cas de continuation du mouvement.

   En fait, notre erreur provient du fait que nous nous étions basés sur le chiffre couramment annoncé par l'université dans les années passées à savoir 4.500. Or, après vérification, nous nous sommes aperçus que nous avions eu tort et sous-estimé le nombre réel d'étudiants sur le campus : Ils sont en fait 5.200, ce qui fait que les élus étudiants (le chiffre des votants lui, par contre, n'a jamais varié) ayant été élus avec moins de 250 voix représentent non pas 16% de leurs condisciples, mais bien...accrochez-vous à votre chaise !

   Respirez un bon coup ! Prenez votre portable et allez sur sa calculatrice pour vérifier !

   250 voix sur 5.200 étudiants, cela donne...4,8% !!! Dès lors on est en droit de se poser des questions : de quel droit ces étudiants prétendent-ils représenter l'ensemble des étudiants comment ils le clament et proclament depuis quelques jours ? De quel droit relayent-ils les mises en garde de la gouvernance de l'Université  ? N'ont-ils pas honte d'appeler au recours des forces de l'ordre contre leurs propres condisciples ? Car enfin, on n'a jamais vu ça nulle part dans le monde : des étudiants qui souhaitent que la police viennent déloger d'autres étudiants.

   Même les étudiants fachos comme à Montpellier ne font pas ce genre d'ignominie ! Ils règlent leurs problèmes entre eux, entre étudiants, ou entre étudiants et enseignants, mais à aucun moment, jamais au grand jamais, ils ne demandent le secours des forces de l'ordre. Leurs adversaires non plus ! On n'a jamais vu d'étudiants gauchistes appeler les flics pour remettre de l'ordre sur un campus.

   Ce genre d'appel aux forces de police est tout simplement ignoble !...

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